Le siège de Deir ez-Zor est terminé, et après ?


Par Dmitry Minin – Le 17 septembre 2027 – Source Strategic Culture

La levée du siège de Deir ez-Zor par les militants de État islamique (IS) a très justement suscité l’espoir que la guerre civile en Syrie prendrait bientôt fin. Mais dès qu’il est apparu clairement que les batailles pour la ville allaient se terminer, les éléments kurdes des Forces démocratiques syriennes (SDF), voulant obtenir une part du gâteau, ont commencé à s’ingérer.

The Siege of Deir ez-Zor Is Over: What Next?

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La quête de l’Ouest pour « sauver le monde par la dégénérescence »


James George JATRASPar James George Jatras – Le 15 septembre 2017 – Source Strategic Culture

Les analystes des affaires mondiales ont tendance à tomber dans certains pièges concernant les motivations et le comportement des acteurs politiques. Nous examinons constamment le soutien électoral des politiciens, l’accès des États aux ressources, les lignes offensives ou défensives, les alliances et les inimitiés traditionnelles, les intérêts particuliers, la géographie, la démographie et de nombreux autres facteurs objectifs.

The West’s Quest to ‘Save the World Through Degeneracy’

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De nouvelles institutions pour un nouveau départ, pour renouer avec le concept de civilisation 2/4


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Par Valérie Bugault − Septembre 2017

Un pouvoir politique fort mais limité (2/4)

Le premier texte de cette série de quatre a été consacré à la justification et à la délimitation du pouvoir accordé au gouvernement dans le cadre d’une redécouverte du fait « politique ». Nous allons, au cours du présent texte – le deuxième de la série – nous attacher à montrer que le gouvernement précédemment décrit est fort mais également limité.

Dans le nouvel ordre politique et social que nous proposons, la corruption, actuellement élevée au rang officieux de valeur fondamentale, n’a pas de place institutionnelle ; l’élaboration de règles officielles permettant la vie en commun sont l’alpha et l’oméga de notre nouvelle organisation sociale.

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Swift : comment déguster les enfants catholiques irlandais


Par Nicolas Bonnal − Le 22 septembre 2017 − Source Les Carnets de Nicolas Bonnal

Soumis durant des siècles à la cruauté des ogres protestants anglais (l’un d’eux vint en France et faisait collection d’oreilles de nos prêtres), les « papistes » irlandais, à qui la littérature british doit pourtant les quatre cinquièmes de ses génies, ont eu droit à tout : déportation, esclavage (lisez White cargo de Jordan et Walsh), famine, extermination jusque dans les églises sous le puritain Cromwell qui voulait remplacer le déjà vieux dimanche des chrétiens par le sabbat des Juifs qu’il avait rappelés à Londres pour détrôner Amsterdam et conquérir les mers et les marchés financiers. Cromwell créa l’Oceania d’Orwell, qui a depuis la vie dure. Lisez Harrington à cet effet. Sur la Grande famine, je vous recommande pour commencer la page Wikipédia en anglais sur an Gorta Mór, Pendant qu’on mourait de faim en Irlande, on exportait dans ses ports ! Ô liberté du commerce ! Que de crimes on déguste en ton nom !
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Pourquoi la liberté d’expression est un conte de fées


Par Bruno Guigue − Septembre 2017

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La liberté d’expression fait partie des nobles principes dont se prévalent les régimes qui se disent “civilisés” et se prétendent “démocratiques”. Pour l’idéologie libérale, les choses sont simples. Comme nous sommes libres et égaux, nous jouissons tous de la possibilité de nous exprimer comme nous l’entendons. Attachée à notre nature, cette liberté inaliénable serait à la portée de tous. Dans ce monde idéal où les libertés n’attendent que l’initiative individuelle pour s’accomplir, où chaque individu est un Robinson en attente d’une île déserte pour y bâtir un monde à son image, chacun serait libre de s’exprimer en toutes circonstances.

Nous devrions prendre au sérieux le récent défi sino-russe lancé au dollar


Wall Street et Washington ne trouvent pas ça drôle du tout, mais ils n’ont pas les moyens de l’empêcher


F. William EngdhalPar F. William Engdahl – Le 13 septembre 2017 – Source Russia Insider

Le système monétaire international de Bretton Woods de 1944 tel qu’il s’est développé jusqu’à ce jour est devenu, pour être honnête, le plus grand obstacle à la paix et à la prospérité mondiale.

Maintenant, la Chine, de plus en plus soutenue par la Russie – les deux grandes nations eurasiennes – prend des mesures décisives pour créer une alternative vraiment viable à la tyrannie du dollar américain sur le commerce et les finances mondiales.

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Poutine veut-il vraiment déstabiliser l’Occident ?


Tout comme il n’existe aucune preuve avérée que le Kremlin ait lancé une « attaque contre la démocratie » américaine en 2016, il n’y a pas de logique politique expliquant les raisons qui auraient motivé Poutine à lancer cette attaque.


Stephen F. Cohen

Par Stephen F. Cohen – Le 6 septembre 2017 – Source The Nation

Depuis plus d’une décennie, la politique des États-Unis conduit à une nouvelle Guerre froide avec la Russie. Si elle venait à être déclarée, cette guerre serait plus dangereuse que celle qui a opposé les USA et l’URSS pendant 40 ans. Quels que soient les critères qu’on lui applique, la nouvelle Guerre froide – ou le prolongement de l’ancienne – est maintenant au-dessus de nos têtes et les récents événements montrent bien quels en sont les dangers.


Dans le cadre des sanctions dont la phase actuelle a été initiée de façon peu judicieuse par le Président Obama en décembre 2016, l’administration Trump a séquestré plusieurs propriétés diplomatiques détenues par la Russie aux États-Unis. Ce qui s’est passé au consulat russe de San Francisco n’a pas de précédent. En violation des traités internationaux et bilatéraux ainsi que des normes générales de l’immunité diplomatique, les agents de sécurité étasuniens ont pénétré dans le bâtiment du consulat et l’ont perquisitionné. Le Président Poutine est mis sous pression chez lui pour réagir de « façon appropriée ». S’il ne le fait pas, l’inconcevable peut devenir possible : une totale rupture des relations diplomatiques entre les deux superpuissances du monde. (On se rappelle que Washington a refusé de reconnaître formellement la Russie soviétique pendant 15 ans, jusqu’à ce que le Président Franklin Roosevelt le fasse en 1933.)
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