Par Dmitry Orlov – Le 16 mai 2017 – Source Club Orlov

Funérailles de Staline
Il y a quelques jours, le 9 mai, la Russie a célébré le 72e anniversaire de sa victoire dans la Grande Guerre patriotique ou, comme on la connait en Occident, la Seconde Guerre mondiale. Passée inaperçue à l’Ouest, c’est une affaire très importante en Russie. Tous les éléments du défilé, du discours, de la musique, de l’iconographie, sont maintenant brillamment polis. C’est un rituel clé du culte de l’État de la Russie. Sa nature religieuse s’est manifestée par le ministre de la Défense Serguei Shoigu qui, sortant des murs du Kremlin debout dans une limousine classique de l’ère soviétique, a fait le signe de la croix : si vous êtes encore coincé dans le cadre du «communisme sans Dieu », il faut vite le repenser. Bien que le défilé soit une démonstration de force militaire indéniable, avec une collection de matériel militaire moderne qui se répand sur la Place Rouge, le message global est celui de la paix. « La Russie n’a jamais été vaincue et ne le sera jamais. » Voila le message. Et même si les Russes veulent être reconnus pour leur immense sacrifice en vue de la victoire, ils voient cette victoire comme celle de chacun : tout le monde – même les Allemands – a bénéficié de la destruction par les Soviétiques d’un mal parfait sous la forme d’une machine génocidaire qu’était l’Allemagne nazie.



La présidence de Donald Trump traverse une crise grave, surtout quand il s’agit plus que jamais du danger latent de l’explosion de la Troisième Guerre mondiale, qui cette fois serait nucléaire. Voici l’interview accordée à Ariel Rodriguez Noyola par Michel Chossudovsky, économiste canadien et fondateur du Centre de recherche sur la mondialisation (Global Research).