Monnaie-dette ? Ou Monnaie-vent ?


Par Gérard Foucher − Le 4 octobre 2017 − Source gerardfoucher.blogspot.fr

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Sir Josiah Stamp, directeur de la Bank of England de 1928 à 1941 et Maurice Allais, Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel ont dit :

« Les banquiers détiennent la Terre »« la création monétaire actuelle… est identique… à la création de monnaie par des faux-monnayeurs ».

Question :

Comment est-il possible que deux personnages à l’esprit aussi cartésien et logique aient pu se laisser aller à de tels délires complotistes ?
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Éloge de Cassandre


Ou trois bonnes raisons de parler dans le vide, envers et contre tout !


Par Eric Werner – Le 1er octobre 2017 – Source antipresse.net

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On s’interroge souvent sur l’utilité des conseils. Alfred de Vigny disait : « L’expérience seule et le raisonnement qui sort de nos propres réflexions peuvent nous instruire. » 1. Les conseils aussi bien écrits que parlés ne servent donc à rien. Seule l’expérience nous instruit, articulée à la réflexion personnelle.

C’est le problème de Cassandre, mais pas seulement de Cassandre : de tous ceux, plus généralement encore, s’employant à dire la réalité. Ils la disent donc, mais personne ne les entend, ni seulement même, bien souvent, ne les écoute. Ils parlent donc dans le vide. Parfois aussi ils sont victimes de pogroms, de dénonciations publiques (dans les médias officiels, les réseaux sociaux, etc.).

À quoi bon, dès lors, parler, écrire, enseigner ? Autant se taire, rester à l’écart. Les gens ne veulent pas nous entendre ? Très bien, qu’ils fassent eux-mêmes leurs expériences. Elles risquent d’être douloureuses, mais après tout c’est leur choix. En temps voulu, on pensera à leur tendre un kleenex : les larmes, cela se sèche. Plus du Merfen en grande quantité pour désinfecter les plaies. La meilleure école de vie, c’est encore la réalité.

Car l’homme est ainsi fait qu’il vit au jour le jour. C’est ce que relevait déjà Platon. Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Les nuages ont beau s’accumuler à l’horizon, les gens préfèrent regarder ailleurs, penser à autre chose. Ils parlent de la parité hommes-femmes, du prochain remaniement ministériel, etc. Les avertissements ne leur font pourtant pas défaut : attention, vous courez à l’abîme. Des livres se publient : sur le changement climatique, l’immigration, l’islam, la mondialisation, etc. Oui, c’est intéressant. On en discute un moment. Il faut vraiment que l’orage éclate pour que les gens commencent à s’inquiéter. Et même. Ce n’est pas un orage, juste une légère brise. Attendons que cela se calme. Etc.

Alors que faire ?

À mon avis, continuer quand même. Et cela pour au moins trois raisons. D’abord parce qu’on se le doit à soi-même. « Fais ce que dois, advienne que pourra ». C’est la formule kantienne, elle est directement ici applicable. Ensuite, parce que parler, écrire, publier, c’est toujours, malgré tout, semer des graines. La plupart du temps, les graines se perdent, elles ne prennent pas racine. Mais parfois aussi, quand même, elles prennent racine. C’est rare mais cela arrive. Les enseignants le savent bien. On ne sait jamais ce que devient une parole une fois qu’elle a été articulée. Elle peut très bien se perdre. Mais parfois aussi faire son chemin. En ce sens, on ne parle jamais pour rien. C’est une erreur que de le penser.

Enfin il y a une troisième raison, la plus importante peut-être. Elle est en rapport avec la vertu d’espérance. Il faut l’entendre au sens large. Peu de place, aujourd’hui, est laissée à la vertu d’espérance. On sait plus ou moins vers quoi l’on va. C’est un avenir assez sinistre. On voit mal, en plus, ce qu’on pourrait faire pour se mettre en travers. C’est un rouleau compresseur. Et donc on se dit : « Pesé, compté, divisé ». Beaucoup de gens sont sur cette ligne. Eux ne fuient pas la réalité. Ils la regardent au contraire bien en face. Ils ne disent pas non plus : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ». En règle générale, ils mènent des vies dignes. Mais ils se disent aussi : à quoi bon ? Pour quoi faire ? Comme il n’y a plus rien à faire (parce que cela ne sert à rien), le mieux encore est de ne rien faire. De laisser les choses se faire. C’est ce qu’ils se disent.

Sauf qu’en adoptant une telle attitude on contribue à renforcer un peu plus encore le rouleau compresseur. On ne dira pas ici qu’il n’y a pas de rouleau compresseur. Le rouleau compresseur existe. En sous-estimer la force serait une erreur. Mais le défaitisme à son endroit n’est pas non plus la bonne attitude. On voit bien l’intérêt qu’ont les dirigeants à laisser croire le contraire. Toute leur communication, on le sait, tourne autour de ça. À les en croire, l’histoire est écrite d’avance. Elle est écrite d’avance, et donc, les choses se feront. Elles se feront de toute manière, que cela vous plaise ou non. Vous aurez beau faire, vous ne les empêcherez pas. Tel est le message. Or, bien évidemment, l’histoire n’est jamais écrite d’avance : ce sont les hommes qui font l’histoire (même s’ils ne savent pas toujours l’histoire qu’ils font).

Et surtout, il y a l’espérance. C’est quelque chose de très ancré en l’homme. L’homme est ainsi fait qu’il ne peut jamais complètement se dire : il n’y a pas d’issue, tout est verrouillé. Des situations sans issue, il en existe parfois. Effectivement, tout est verrouillé. C’est ce qu’on constate. Pour autant, il est contraire à l’être profond de l’homme de dire (et de se dire) : il n’y a plus rien à faire. Il peut certes le dire (beaucoup le disent), mais s’il le dit, ce sera toujours en forçant quelque peu sa nature, en se faisant violence à lui-même. Même si, objectivement parlant, la situation est sans issue, réellement sans issue, l’homme, pour autant qu’il s’écoute lui-même, ne se lassera jamais de chercher quand même une issue. Donc, comme Cassandre, de parler, d’écrire et de publier. Il y a une dynamique, en l’homme, qui fait qu’il ne se résignera jamais à rien. A une vie d’esclave moins encore qu’à aucune autre.

Eric Werner

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  1. Dans « Servitude et grandeur militaires »
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Le viol de la démocratie


Par F.MAN – Le 1er octobre 2017

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Aujourd’hui dimanche 1er octobre. Je regarde à la télé et dans les journaux en ligne les événements en cours de développement en Catalogne, le référendum sur l’indépendance en provenance d’Espagne. Je n’ai qu’une chose à dire : c’est un VIOL de la DÉMOCRATIE dans son expression la plus pure.

Mais ne me méprenez pas, les victimes de ce VIOL ne sont pas le « peuple catalan », mais les citoyens espagnols et l’Espagne.
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Hassan Nasrallah appelle les Juifs à fuir Israël : le sionisme est notre ennemi commun


Par Sayed – Le 2 octobre 2017 – Source almanar

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 1er octobre 2017, à l’occasion de la commémoration du martyre de l’Imam Hussein

Traduit et sous-titré par Sayed


Transcription

[…] Deuxièmement, (en ce qui concerne) Israël. Israël ne renonce pas à adresser des menaces à l’encontre du Liban, (promettant) de le détruire dans toute guerre prochaine. Il y a toujours quelqu’un chez eux qui se lève et nous dit : « Dans la prochaine guerre, nous ne laisserons que des ruines derrière nous, et nous allons renvoyer le Liban 100 ou 200 ans en arrière. »

Armes de migration de masse


Par Kelly M Greenhill – Avril 2010 – Source calhoun.nps.edu

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Armes de migration de masse : déplacement forcé en tant qu’instrument de coercition 1. La coercition est généralement comprise comme faisant référence à une pratique consistant à induire ou à prévenir les changements de comportement politique par l’utilisation de menaces, d’intimidation ou d’une autre forme de pression – le plus souvent, la force militaire. Cet article met l’accent sur une méthode non militaire très particulière d’application de la pression coercitive : l’utilisation des migrations et des crises de réfugiés comme instruments de persuasion. La sagesse conventionnelle suggère que ce type de coercition est plutôt rare. 2.

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  1. Cet article est tiré de Kelly M. Greenhill, « Weapons of Mass Migration : Forced Displacement, Coercion and Foreign Policy » (Ithaca, NY : Cornell Studies in Security Affairs, Cornell University Press, 2010) avec notre grande reconnaissance pour l’auteur et l’éditeur. Pour plus de détails ou pour acheter une copie, visitez la page Web Weapons of Mass Migration sur le site de Cornell University Press : http://www.cornellpress.cornell.edu/cup_detail.taf?ti_id=5622. ;
    Strategic Insights, v. 9, numéro 1 (printemps-été 2010)
  2. Dans un volume récent qui fonctionne comme une enquête sur l’état du domaine de la migration, par exemple, il n’a même pas été mentionné comme un éventuel pilote de la migration forcée. Voir Heaven Crawley, « Refugees, Asylum-Seekers and Internally Displaced : The Politics of Forced Migration » dans « The Politics of Migration : A Survey » ed. Barbara Marshall (Londres : Routledge, 2006), 60-62. De même, lors d’une conférence à Chiang Mai, en Thaïlande, en janvier 2003, un érudit en migration internationalement reconnu m’a dit: « Votre théorie est tout à fait logique, très convaincante et tout ; je ne crois pas que cela arrive jamais. »

Oncle Sam face à la Russie en Syrie orientale : le scénario du cauchemar


2016-09-24_11h42_10Par Mike Withney – Le 22 septembre 2017 – Source CounterPunch

L’effondrement imminent d’ISIS a lancé une course aux territoires dans la partie orientale de la Syrie, riche en pétrole, jetant l’une contre l’autre les forces soutenues par les États-Unis et la coalition dirigée par la Russie en Syrie, l’Iran et le Hezbollah. C’est le scénario de cauchemar que tout le monde voulait éviter. Les armées de Washington et de Moscou convergent maintenant sur la même zone, tout en augmentant considérablement la probabilité d’une conflagration entre les deux superpuissances nucléaires. La seule manière dont un conflit peut être évité est qu’une partie recule, ce qui semble de plus en plus improbable. Continuer la lecture

Principe d’incertitude maximale


Par Dmitry Orlov – Le 28 septembre 2017 – Source Club Orlov

Vasya Lozhkin

Nous vivons des moments d’incertitude. Aux États-Unis, de grandes étendues du Texas et de la Floride sont inhabitées en raison des dommages causés par les ouragans. Tout Porto Rico est sans électricité. Dans les Caraïbes, des îles entières, la Barbade, la Dominique et St-Martin, ont été détruites. Ailleurs dans le monde, sur l’île de Bali, 75 000 personnes ont été évacuées autour du volcan Mount Agung, qui est censé entrer en éruption. À Washington, le nouveau directeur de la FEMA exhorte tout le monde à développer une « culture de la préparation ». Mais le problème est que nous ne savons jamais vraiment quoi préparer. Si nous le savions, nous nous y préparerions sûrement, comme nous le faisons pour les éventualités les plus prévisibles. Oui, avoir un sac de survie avec quelques vêtements de rechange, quelques outils essentiels, ses papiers et de l’argent liquide est toujours une bonne idée. Mais que pouvons-nous faire au-delà de cela ? À quoi sert un stock de nourriture si votre maison est inhabitable ? À quoi sert une réserve de carburant si les routes sont infranchissables ? Et quelle est l’utilité de l’argent si le courant est coupé et si les caisses enregistreuses ne fonctionnent pas ?

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Ce que la visite du roi saoudien Salman signifie pour la Russie


L’Arabie saoudite est en transition et cherche à diversifier ses relations extérieures


Bhadrakumar

Par M K Bhadrakumar – Le 26 septembre 2017 – Source Russia Insider

La prochaine visite du roi saoudien Salman bin Abdulaziz en Russie, du 4 au 7 octobre, porte avec elle un grand symbolisme. Il y a plusieurs raisons à une telle intensité – et pas seulement parce que c’est la toute première visite d’un monarque saoudien en Russie. L’Union soviétique a été le premier pays en 1926 à établir des relations diplomatiques avec le Royaume – connu à l’époque comme le Royaume de Hejaz et Nejd – mais sous une forte influence occidentale, le côté saoudien a gelé la relation une décennie plus tard, et c’est resté ainsi jusqu’à la dissolution de l’Union soviétique en 1991.

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Le pipeline turco-kurde de la Russie à l’UE fait de Moscou le médiateur du Moyen-Orient


Par Andrew Korybko – Le 25 septembre 2017 – Source Oriental Review


Rosneft a révélé qu’elle était en négociations avec le gouvernement du Kurdistan irakien pour construire un pipeline dans la région d’ici 2019, pour commencer à exporter du gaz vers la Turquie et vers l’Union européenne une année plus tard. Cela éclaire ce que la compagnie russe, qui appartient au gouvernement, avait à l’esprit quand elle a signé un accord majeur avec la région autonome, en juin, lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg. L’itinéraire exact du pipeline est encore incertain, mais il progressera probablement par voie terrestre à travers la Turquie, puis se liera avec l’infrastructure du Turkish Stream près de la frontière de l’UE ou débouchera en Méditerranée orientale avec un terminal d’exportation de GNL, ce dernier pouvant faciliter les expéditions vers « Israël » dans un renforcement du partenariat déjà étroit de la Russie avec Tel-Aviv. Toutes ces possibilités sont très intéressantes et ajoutent une nouvelle couche de profondeur stratégique à la diplomatie énergétique russe au Moyen-Orient.  Il est cependant important de se concentrer sur le court terme pour savoir pourquoi cette annonce est intervenue exactement une semaine avant le vote controversé de l’indépendance des Kurdes et juste un jour après que la Russie a rétabli le service de vol direct avec l’Irak, dont le gouvernement régional kurde fait nominalement partie.
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L’histoire de « l’influence russe » fortifie la puissance de la Russie : Poutine achète-t-il nos médias ?


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 1er octobre 2017

Il était probablement prématuré d’écrire que L’histoire de « l’influence russe » tombe en miettes :
L’histoire de « l’influence russe » a été inventée par les démocrates pour expliquer l’échec électoral de Clinton et éviter d’en assumer la responsabilité. Elle a aussi permis de développer la nouvelle narrative de guerre froide et de vendre des armes. Comme aucune preuve de la campagne d’« influence russe » n’a jamais pu être trouvée, il est fait pression sur Facebook et d’autres pour qu’ils fournissent la « preuve » que les services de renseignement américains sont dans l’incapacité de produire. Le récit actuel selon lequel [la Russie] « sème le chaos » est sorti du pays des Merveilles 1.

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  1. En anglais « La La Land ». Ce terme est souvent une référence à Los Angeles et plus particulièrement à Hollywood ; c’est aussi une expression désignant ce qui est déconnecté de la réalité.