Propos recueillis par Vladimir Pozner – Le 20 octobre 2015 – Source thesaker.is
Préambule du Saker original
Vladimir Pozner est l’équivalent à Moscou du célèbre Savik Shuster à Kiev : l’un des pires parmi les pires journalistes libéraux démocratiques (dans l’acception russe de ces mots) là-bas. Vous verrez que la plupart de ses questions sont tendancieuses – il procède par sous-entendu, suggestion, en faisant appel aux émotions et aux amalgames. Si Shuster est une ordure idiote, alors Pozner en est une habile (ni l’un ni l’autre ne peut être qualifié de futé ou intelligent). Donc ne vous méprenez pas, Glaziev est là en territoire très hostile. Et pourtant il détourne superbement chaque inanité et chaque tentative de Pozner de lui faire dire quelque chose à quoi il ne croit pas. Lorsqu’un homme habile en affronte un autre, vraiment intelligent, celui-ci gagne haut la main et c’est ce que nous voyons aujourd’hui : un maître qui réfute les affirmations d’un élève médiocre, mais arrogant. Cela donne une très intéressante interview avec l’homme qui veut faire pour l’économie russe ce que Poutine a fait pour l’État russe : la libérer du contrôle extérieur et la rendre véritablement souveraine. C’est aussi le cauchemar de tous les souverainistes atlantistes : voir la Banque centrale de Russie nationalisée et Glaziev nommé à sa direction.
Un grand merci à Eugenia pour sa superbe traduction [du russe, NdT]
The Saker
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Il y a deux grands mythes utilisés au cours des dernières années pour convaincre le monde de la catastrophe imminente si nous ne changeons pas radicalement notre style de vie vers plus d’austérité. Les deux mythes sont basés sur une fraude scientifique et sur leur propagation dépourvue d’esprit critique par des médias complaisants et même par certains médias alternatifs. L’une est l’idée que le climat du monde se réchauffe, ou tout au moins change, en raison presque exclusivement de notre comportement, par nos 


On peut considérer qu’au siècle dernier, en août 1939 pour être précis, l’Allemagne en signant le Pacte germano-soviétique, a commis une première tentative de suicide de l’Europe qui a bien failli réussir… Elle s’apprête – dans l’indifférence générale – à en commettre une deuxième, qui sera probablement la bonne, en signant le Pacte germano-turc.