La tentative des néocons US de réviser l’histoire de la Seconde Guerre mondiale

Par Wayne Madsen – Le 23 mars 2015 – Source strategic-culture

Wayne Madsen

Wayne Madsen

Après la chute de l’Union soviétique, l’ancien président des États-Unis et un jour combattant de la guerre froide, a consacré les quelques années qui lui restaient à vivre à veiller à ce que la Russie prenne sa place dans la communauté internationale. Nixon a conseillé Bill Clinton, alors président, sur la bonne manière de traiter avec la Fédération de Russie, l’État reconnu à l’échelle internationale qui avait succédé à l’Union des républiques socialistes soviétiques.

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Les sanctions ne sont pas éternelles

Pepe Escobar

Pepe Escobar

– Le 20 mars 2015 – Source AsiaTimes

Jennifer Rene «Jen» Psaki, porte-parole officielle du Département d’État des États-Unis (et bientôt directrice de la communication de la Maison Blanche), devra se débattre avec la dure réalité de la vie lorsqu’elle sera forcée d’expliquer publiquement le changement de posture de l’Otan concernant les sanctions contre la Russie. Et l’inimitable Psaki vociférante pourrait bien se trouver la langue liée quand elle commentera l’attitude très nuancée de l’Otan sur ce point.

L’essentiel des sanctions de l’UE contre la Russie qui ont été imposées au début de la crise en Ukraine expire à la fin de juillet. Si les États-Unis devaient décider, ils les étendraient indéfiniment. Mais pour les perpétuer ou les élargir, un vote à l’unanimité est nécessaire. Cela n’arrivera pas.

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A l’Ouest rien de nouveau, on détruit, à l’Est on construit

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – 21-03-2015 – Source : Asia Times

« Il est impératif qu’aucune puissance eurasienne concurrente (des USA) capable de dominer l’Eurasie ne puisse émerger et ainsi contester l’Amérique.»

Zbigniew Brzezinski, Le Grand Échiquier, 1997

Que recèle un nom, ou même un idéogramme ? Tout. Un simple caractère chinois, jiè (介), qui signifie entre, illustre de façon éloquente l’initiative de politique étrangère la plus ambitieuse du nouveau rêve chinois.

Dans la partie supérieure de ce caractère à quatre traits qui, symboliquement, évoque le toit d’une maison, le trait à gauche correspond à la Ceinture économique de la route de la soie, et le trait à droite représente la Route de la soie maritime du XXIe siècle. Dans la partie inférieure, le trait à gauche est le corridor Chine-Pakistan, et celui à droite est le corridor Chine-Myanmar-Bengladesh-Inde, qui passe par la province du Yunnan.

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Douze inventions russes qui ont changé le monde

Par Viktor Kuzmin – Le 22 mars 2015 – Source Russia Beyond the Headlines

Un magnétoscope russe

Des inventeurs russes ont généreusement contribué au développement de la pensée scientifique mondiale. Nombre de leurs inventions ont littéralement transformé le monde, nous permettant de jouir de bienfaits de la civilisation tels que les avions, les voitures, les ordinateurs et la télévision. Russia and India Report présente une douzaine de ces innovations révolutionnaires qui sont devenues parties intégrantes de notre existence moderne.

Engins à chenilles

En 1837, le capitaine de l’armée russe Zagryazhsky est arrivé avec des dessins du mouvement d’une chenille [l’animal, NdT] et a demandé au ministère des Finances un brevet pour son invention d’un chariot avec une chaîne mécanique en chenille. Il a obtenu un brevet mais son invention n’a pas intéressé les fabricants à cette époque et le brevet a été annulé en 1839. Beaucoup plus tard, en 1877, le paysan russe autodidacte Fyodor Blinov a achevé la tâche incomplète de Zagryazhsky et a créé un wagon qui se déplaçait sur des chenilles. Cette invention a donné le feu vert à la production de tracteurs, et par la suite, de chars d’assaut.

Rames de chemin de fer électriques

L’invention de wagons mus par le courant électrique était une condition préalable à la révolution des transports qui a stimulé le développement des villes et des centres industriels. Tout cela a commencé en 1874-1876, lorsque Fyodor Pirotsky a réalisé une série d’expériences sur la transmission de l’électricité sur la distance, avec un rail servant de conducteur direct et l’autre de conducteur inverse. Un moteur électrique tournait, à un kilomètre de la source de courant. Quelques années plus tard, il a dirigé une expérience à un embranchement ferroviaire près de Sestroretsk. Il y avait 40 personnes dans la rame de chemin de fer. La première ligne de tram électrique a été ouverte seulement en 1881 dans une banlieue de Berlin, sur la base de modèles de l’inventeur russe.

Magnétoscope

Alexander Poniatoff (Poniatov), un élève du père fondateur de l’aviation russe Nikolay Zhukovsky, a lancé la société Ampex aux États-Unis et y a travaillé dans les années 1950. La société a réussi à produire le premier magnétoscope de qualité. Ampex a maintenu sa position sur le marché pour l’enregistrement vidéo professionnel pendant un demi-siècle et les géants mondiaux de l’électronique ont dû utiliser les brevets de Poniatoff pour produire les équipements vidéo domestiques.

Radio

Alexander Popov, un professeur de physique, a annoncé l’invention d’un système de communications sans fil lors d’un cours à l’université de Saint-Pétersbourg en avril 1885. Il a présenté le premier poste de radio au monde. Il n’a toutefois pas pu publier son travail car il travaillait pour une institution militaire. L’Italien Guglielmo Marconi a réalisé des expériences similaires à peu près en même temps – son article a été publié en 1897. Contrairement à Popov, l’invention de Marconi a été commercialisée rapidement, de sorte que l’Occident continue à prétendre que c’est lui qui a inventé la radio en premier.

Hélicoptère

Igor Sikorsky était un autre inventeur russe dont le potentiel a été intégralement exploité à l’étranger. En 1910, il a créé le prototype d’un rotor entraîné par un système qui a réussi à quitter le sol. En 1912, il a créé le premier hydroplane au monde, puis le premier avion à plusieurs moteurs. Après la révolution russe de 1917, il a dû émigrer aux États-Unis, où il a fondé sa propre compagnie, Sikorsky Aero Engineering Company, aidé par une contribution du remarquable compositeur russe Sergei Rachmaninoff. Le premier hélicoptère expérimental de Sikorsky, conçu aux États-Unis, a quitté le sol en septembre 1939. La conception de cette machine, qui a été considérée comme un hélicoptère classique pendant plus de cinquante ans, a été utilisée pour presque 95% des hélicoptères construits dans le monde. En 1942, Sikorsky a créé un hélicoptère à deux places. 

Cellule solaire

C’est grâce aux découvertes du physicien russe Alexander Stoletov que nous profitons de la télévision aujourd’hui. A la fin des années 1880, il a produit une justification théorique de l’effet photo-électrique sur la base d’une série d’expériences. L’effet photo-électrique a été à la base de la production de cellules solaires, qui sont largement utilisées dans la pratique aujourd’hui. Stoletov a créé la première cellule solaire basée sur l’effet photo-électrique externe et a découvert la proportionnalité entre l’intensité de la lumière et le courant photo induit.

Transformateurs

Vous ne pouvez pas avoir un réseau électrique sans transformateur. Les transformateurs ont été inventés, construits et mis en service par l’ingénieur en électricité russe Pavel Yablochkov et le physicien Ivan Usagin. La solution qui est entrée dans les livres d’histoire comme la distribution de la lumière a été trouvée par Yablochkov au milieu des années 1870. L’invention, qui consiste en un transformateur et un condensateur, a été présentée à Paris et à Saint-Pétersbourg et, déjà en 1882, le transformateur open-core a été breveté en France par les inventeurs Lucien Gaulard et Josiah Willard Gibbs.

Yaourt

Les produits laitiers fermentés sont apparus il y a des siècles, mais c’est le savant russe Mechnikov qui, le premier, a théorisé leur impact positif sur la longévité. En 1910, il a suggéré que pour vivre plus longtemps, une personne devrait consommer des produits laitiers fermentés, qui réduisent les processus de putréfaction dans l’intestin. Mechnikov a prouvé que la Bulgarie comptait le plus haut pourcentage de gens vivant très longtemps – et c’est en Bulgarie que le yaourt est réputé être né, parce que l’ancienne Thrace a été la première à avoir mélangé le lait avec des ferments. 

Télévision

Vladimir Zworykin était un ingénieur russe qui a émigré aux US en 1918. Il a apporté l’invention la plus importante du XXe siècle, la télévision. Il l’a fait breveter aux US en 1923. Six ans après il a développé le kinescope, un tube à vide pour récepteur de poste de télévision et, deux après, il a créé le premier appareil de transmission qu’il a appelé iconoscope.

Craquage du pétrole

Vous ne pouvez pas imaginer vivre dans le monde moderne sans voiture; et sans pétrole, pas de voiture. Le craquage est un procédé de distillation qui permet de fabriquer du pétrole à partir des bitumes et autres hydrocarbures lourds. C’est grâce à ce procédé que nous pouvons produire l’énorme quantité de pétrole que nous consommons dans nos véhicules. Le craquage permet de transformer 70% de pétrole brut en carburants alors que les méthodes standard de distillation n’en extraient que 10% à 20%. Ce procédé a été inventé par l’ingénieur russe Vladimir Shukhov. C’est aussi lui qui a créé en 1891 la première raffinerie industrielle.

Caoutchouc synthétique

Il est difficile d’imaginer l’économie moderne sans caoutchouc synthétique. Celui-ci est surtout utilisé pour fabriquer des pneus pour véhicules, aéronefs et des vélos. Le caoutchouc artificiel est également utilisé dans la fabrication des joints, l’isolation, les appareils médicaux et dans de nombreux autres domaines. Les caoutchoucs synthétiques sont également indispensables pour la production de propergols solides. Le premier caoutchouc artificiel commercialement viable était de la résine poly-butadiène, synthétisée par la méthode développée par le chimiste russe Sergueï Lebedev. Il a obtenu les premiers spécimens de caoutchouc synthétique en 1910. Son livre La recherche en polymérisation d’hydrocarbures par l’éthylène, imprimé en 1913, a jeté les bases pour la synthèse du caoutchouc artificiel commercial.

Moissonneuse-batteuse

Andrei Vlasenko exploitait une propriété agricole dans la province de Tver, en Russie. En 1868, il a inventé la première batteuse de céréales dans le monde, qu’il a appelée un moissonneuse-batteuse. Elle était en bois pour l’essentiel, et tirée par trois chevaux. La machine faisait le travail de vingt paysans du XIXe siècle. Vlasenko a construit deux machines, chacune alimentée par deux chevaux et conduite par un seul opérateur, qu’il a utilisées dans sa propriété agricole de la province de Tver pendant de nombreuses années. C’est seulement une décennie plus tard que les journaux américains ont publié les dernières nouvelles sur une batteuse construite en Californie, que les journalistes appelaient un moissonneuse. La première moissonneuse américaine était semblable à la machine de Vlasenko quant à son principe de fonctionnement, mais était tirée par 24 mulets et dirigée par sept opérateurs.

Article original

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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Un dernier regard sur l’économie réelle avant qu’elle n’implose – Partie 3

Par Brandon Smith – Le 18 mars 2015 – Source www.altmarket.com

Partie 1.

Partie 2.

Dans les épisodes précédents de cette série, nous avons discuté des impacts cachés et souvent inexprimés de la crise au sein du marché de l’emploi, ainsi qu’au niveau des dettes personnelles. La première conséquence est un effondrement de la demande des consommateurs en général, quelque chose dont nous sommes en ce moment même témoins dans l’image globale de la situation financière dans le monde entier. Le manque de production réelle et le manque de possibilités d’emplois durables entraîne un manque d’épargne, une sur-dépendance par rapport à la dette et au système de santé, la destruction de la base entrepreneuriale, une représentation malhonnête du produit intérieur brut, et, finalement, un système économique dépourvu d’intégrité structurelle – une coquille vide pour un système vulnérable au moindre choc.

Ce manque d’intégrité et de stabilité structurelle est caché au grand public tout à fait délibérément par voie de création monétaire de la banque centrale, qui autorise les dépenses du gouvernement sous forme d’une dette publique. En plus, celle-ci est de plus comptée dans le PIB, malgré le fait que ce n’est PAS de la vraie production (la création de la dette est une négation de la vraie production et historiquement, cela se traduit par une dégradation de l’économie globale ainsi que du pouvoir d’achat monétaire, plutôt que par des progrès). Les dépenses du gouvernement sous forme de dette déguisent également l’état réel de la pauvreté dans un système par l’aide sociale et des aides financières diverses. La pauvreté des États-Unis atteint des niveaux records, dépassant les records précédents établis il y a 50 ans sous l’administration de Lyndon Johnson. La hausse record de la pauvreté a également eu lieu, malgré 50 années de la prétendue guerre contre la pauvreté, un changement vers le socialisme à l’américaine qui est une continuation des politiques lancées par Franklin D. Roosevelt, le New Deal.

Le passage à un état construit autour de l’aide-sociale est la raison exacte pour laquelle, malgré la pauvreté record et un véritable taux de chômage à 23%, nous ne voyons pas encore aux États-Unis de queues pour la soupe populaire et une indigence généralisée, visible pendant la Grande Dépression. Aujourd’hui, les cartes EBT [carte de crédit pour acheter de la nourriture ou tirer de l’argent au distributeur, NdT] et autres programmes d’aide sociale cachent ces soupes populaires modernes hors de notre vue. Il convient de noter que ces 20% des ménages américains désormais aux bons alimentaires contribuent techniquement au PIB. Cela parce que les statistiques gouvernementales ne font aucune distinction entre une consommation d’épicerie normale et celle créée artificiellement par l’aide sociale basée sur la dette publique.

Ce troisième volet de notre série économique sera le plus difficile. Nous allons examiner la question de la dette publique, y compris la façon dont elle est camouflée au public et comment cette dette est le signal d’une implosion à venir dans notre structure globale. La dette nationale est peut-être l’un des domaines les plus manipulés de l’économie, et les mécanismes cachant ce que notre pays doit vraiment aux créanciers étrangers et aux banques centrales sont nombreux. Je crois que ce tableau confus de désinformation vise à décourager les Américains moyens de rechercher les faits. Voici les faits tout de même, pour ceux qui ont la patience …

Tout d’abord, il est important de démystifier les mensonges ordinaires entourant ce qui constitue la dette nationale.

La dette nationale officielle à ce jour, en 2015, est de plus de 18 000 milliards de dollars. Cela signifie que, sous Barack Obama et avec l’aide de la Réserve fédérale privée, la dette américaine a presque doublé depuis 2008 – quel exploit, dans un délai de sept ans seulement. Mais cela ne donne pas la vision d’ensemble.

Les chiffres officiels du PIB publiés pour la consommation grand public ne comprennent PAS les passifs annuels générés par des programmes tels que la Sécurité sociale et Medicare. Ces passifs sont voilés par les efforts du Congressional Budget Office (CBO), qui rend compte de ce qu’il appelle de la dette plutôt qu’un vrai déficit budgétaire. Grâce aux efforts des économistes comme Laurence Kotlikoff de l’Université de Boston, Alan J. Auerbach et Jagadeesh Gokhale, la compréhension de l’écart fiscal (la différence entre les obligations financières [les dépenses] prévues de notre gouvernement et la valeur actuelle de tous les impôts futurs prévus et d’autres recettes) s’accroît lentement mais sûrement dans les cercles d’informations grand public.

La dette créée par le déficit budgétaire augmente, par exemple, en raison du programme de sécurité sociale – puisque le gouvernement impose la population pour la sécurité sociale, mais utilise cet argent fiscal pour financer d’autres programmes ou pour rembourser d’autres dettes. En d’autres termes, le gouvernement recueille des taxes avec la promesse de les rembourser à l’avenir par le biais de la sécurité sociale, mais il dépense cet argent au lieu de le garder pour son utilisation prévue.

Les coûts de ces engagements non capitalisés au sein des programmes comme la sécurité sociale et Medicare s’accumulent, alors que le gouvernement se contente d’adopter un comportement attentiste au lieu de changer de politique pour couvrir les coûts. Cette accumulation se reflète dans les analyses des scenarii financiers alternatifs, que le COB publiait chaque année et qu’il a cessé de faire en 2013. Voici une présentation de ces AFS par la branche de Saint-Louis de la Réserve fédérale. Prenez note que la foule rit à l’idée que le gouvernement continue des politiques économiques volontaristes afin d’éviter de gérer les obligations sur la dette actuelle, mais c’est exactement ce qui s’est passé au cours des dernières années.

Utilisant le rapport AFS, Kotlikoff et d’autres économistes plus honnêtes estiment que la dette nationale américaine réelle est d’environ 205 000 millions de dollars.

Lorsque l’exposition de ces chiffres a commencé à prendre racine dans les médias dominants, les experts de ces médias et les propagandistes officiels ont mis en branle une campagne pour détourner la perception du public, affirmant que la grande majorité de cette dette était en fait une dette à venir, à payer au cours des 70 prochaines années ou plus et que, par conséquent, elle n’était pas une préoccupation importante concernant la dette actuelle. Alors que certaines estimations de la dette nationale comprennent des projections futures de passif non capitalisé dans certains secteurs, à long terme, l’argument fondamental des maîtres de la propagande est en fait un travestissement malhonnête des faits.

Selon les calculs d’économistes comme Chris Cox et Bill Archer, le passif non capitalisé ajoute environ 8 000 milliards de dollars à la dette totale par an. Ce sont 8 000 milliards de dollars par an non comptabilisés dans les statistiques officielles de la dette nationale. Pour l’exercice clos au 31 décembre 2011, la charge annuelle cumulée de Medicare et de la sécurité sociale était de 7 000 milliards de dollars.

L’analyse de Kotlikoff montre que cette accumulation annuelle de dette cachée aboutit à un total actuel de 205 000 milliards de dollars. Ce montant n’est pas le passif accumulé à venir pour toutes les années futures non capitalisées. C’est la valeur actuelle des engagements non provisionnés, comptabilisés à ce jour.

Comment les États-Unis couvrent-ils actuellement ces obligations massives en plus des coûts budgétaires existants déjà comptabilisés? Ils ne le font pas.

Les taxes collectées chaque année, de l’ordre de 3 700 milliards de dollars, sont loin d’être suffisantes pour couvrir le montant, et aucun montant d’impôts futurs ne colmatera la brèche. C’est pourquoi la Commission Grace, mise en place lors de la présidence de Ronald Reagan, a constaté que pas un seul centime de vos impôts perçus par l’Internal Revenue Service [Service des impôts aux USA, NdT] ne va vers le financement des programmes gouvernementaux actuels. En fait, tous les nouveaux impôts sont utilisés pour payer les intérêts toujours plus élevés sur les dettes actuelles.

Pour ceux qui soutiennent que l’augmentation de la fiscalité est le remède, plus de 102 millions de personnes sont au chômage aux États-Unis aujourd’hui. Selon le Bureau of Labor Statistics et la Current Population Survey (CPS), 148 millions sont employés; environ 20% d’entre eux sont considérés comme des travailleurs à temps partiel (environ 30 millions de personnes). Environ 16 millions de travailleurs à temps plein sont employés par l’État et les collectivités locales (ce qui signifie qu’ils sont un drain qui vidange le système, qu’ils le sachent ou non). Seulement 43% de tous les ménages américains sont considérés comme classe moyenne, la partie du public d’où la plupart des impôts sont tirées. Dans le meilleur des cas, nous avons environ 120 millions de personnes qui paient la majorité des taxes pour rembourser les dettes américaines, tandis que presque autant viennent peser sur cette dette au travers des programmes de sécurité sociale ou sont susceptibles de s’y ajouter dans un proche avenir, s’ils ne trouvent pas de travail en raison du taux de chômage élevé que personne à la BLS ne veut reconnaître.

En regardant la réalité, on trouve une classe moyenne qui diminue rapidement et qui paie pour une classe à protéger toujours plus grande. Faites le calcul, et une personne honnête admettra que peu importe de combien les impôts augmentent, ils ne pourront jamais compenser le manque de contribuables solvables.

Un autre argument malhonnête donné pour cacher les préoccupations sur  la dette nationale est le mensonge que la valeur nette domestique (richesse privée) aux États-Unis dépasse de loin nos dettes, ce qui annule en quelque sorte la question. Celle-ci est calculée en utilisant les actifs intérieurs bruts, public et privé. Il est intéressant, cependant, de constater que cette valeur nette considère le capital dette comme un actif, tout comme le PIB compte la création de dette comme de la production. Le capital dette est du capital que les entreprises et les gouvernements se constituent en empruntant. Ce capital (la dette) est alors considéré comme un actif dans la valeur nette domestique.

Oui, c’est vrai, les dettes privées et nationales sont des actifs. Et la majorité des économistes estiment que ces dettes (euh… ces actifs) compensent nos dettes existantes. C’est la licorne, le pays imaginaire, ou les bisounours des économistes. C’est vraiment une chose magnifique à contempler.

Ironiquement, le capital dette, comme la dette nationale officielle, ne comprend pas le passif non capitalisé. Si elle le faisait, les têtes pensantes traditionnelles pouvaient bénéficier d’une offre encore plus vaste d’actifs (dettes) qui compensent nos passifs.

Cette situation est clairement insoutenable. Les seules personnes qui semblent faire valoir que c’est durable sont des agents de désinformation qui ont quelque chose à y gagner (faveurs du gouvernement et rémunérations) et des copains du gouvernement avec quelque chose à perdre (la confiance du public et leurs positions de petits chefs).

Avec des investissements globaux constants en bons du Trésor dans certaines banques centrales étrangères, et en diminution dans d’autres, les seules autres options sont de faire tourner la planche à billet indéfiniment et monter à des niveaux toujours plus élevés, ou faire défaut. Pendant des décennies, la Réserve fédérale a imprimé afin de garder le jeu à flot, et le public américain n’a pu avoir aucune idée de la quantité de monnaie fiduciaire et de dettes que cette institution privée a escamotées dans le processus. Certainement, le montant de la dette que nous voyons juste au passif annuel non capitalisé, contribue à expliquer pourquoi le dollar a perdu 97% de son pouvoir d’achat depuis que la Fed a été créé. La couverture d’autant de dette à court terme nécessite un flux constant de monnaie fiduciaire, numérique et papier. Non seulement la dette RÉELLE menace notre cote de crédit en tant que nation, elle menace également la valeur et une foi totale dans le dollar.

Le petit aperçu des opérations de la Fed que nous avons eu lors de l’audit limité du TARP était suffisant pour justifier nos graves préoccupations, comme une vérification complète aboutirait probablement à l’exposition de la fraude totale sur la dette, l’abandon immédiat de l’investissement en bons du Trésor américain, et la destruction du dollar. Bien sûr, tout cela finira par arriver de toute façon…

Je vais expliquer pourquoi cela aura lieu plus tôt plus vite que prévu à travers la question des émissions d’obligations du Trésor et du dollar dans le quatrième épisode de cette série. Dans le cinquième épisode, je vais examiner les nombreuses raisons pour lesquelles un programme délibéré et destructif de bulles de dettes et de dévaluation monétaire bénéficie effectivement à certains financiers et élites internationales, qui aspirent à une mondialisation complète. Et dans la sixième et dernière tranche, je vais plonger dans des solutions pratiques – et les solutions pratiques seulement. En attendant, je voudrais que chacun considère ceci :

Aucune société ou culture n’a jamais réussi à se dégager de ses propres responsabilités financières pour les déverser sur les générations futures sans tomber en disgrâce historique. Pas une seule. Est-ce que quelqu’un de sensé peut sérieusement croire que les États-Unis peuvent échapper à cette réalité ?

Traduit par Hervé, relu par Diane et jj pour le Saker Francophone.

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L’OSCE retarde l’arrivée de l’aide humanitaire dans le Donbass

Le 23 mars 2015 – Source Russia Insider

Retenu par L’OSCE ?

Selon les organisations d’aide humanitaire, l’aide formée de dons privés recueillis en Russie pour les résidents de la Novorussie s’entasse à la frontière à cause des observateurs de l’OSCE et des agents des douanes.

 

Le 12 mars l’écrivain russe Zakhar Prilepine, qui se consacre à acheminer et distribuer de l’aide humanitaire aux résidents du Donbass, s’est plaint sur sa page Facebook que les cargaisons humanitaires étaient coincées à la douane russe depuis deux semaines.

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La politique de l’UE en Ukraine est d’une grande stupidité

Entretien avec Richard Sakwa – Le 9 Mars 2015 – Source Fort Russ

Richard Sakwa

Le chercheur britannique et analyste politique de la Russie, Richard Sakwa, pense que la responsabilité de l’escalade en Ukraine revient à Washington et à Bruxelles. La guerre n’est pas dans l’intérêt de Poutine, c’est la dernière chose dont il a besoin. Sakwa appelle l’Occident à mettre la pression sur le régime de Kiev, car l’Ukraine, en tant qu’État fédéral, doit également tenir compte des intérêts du peuple de Donbass.

Dans le Guardian, Jonathan Steele, un ancien correspondant à Moscou, fait la critique d’un livre remarquable de Richard Sakwa, Frontline Ukraine, où il dénonce la vision biaisée de l’Occident sur le conflit, et analyse minutieusement les erreurs de l’UE et des États-Unis. Il critique le manque d’indépendance de la politique étrangère européenne ainsi que les accusations sans fondement portées contre le président russe Vladimir Poutine. Steele souligne que jamais, même aux périodes les plus sombres de la guerre froide, des politiciens soviétiques comme Brejnev ou Andropov n’ont été si ouvertement et si massivement insultés que Poutine dans le conflit actuel.

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Ukraine: détenu par le SBU, battu par les néonazis – Un homme d’affaire français parle

Le 21 mars 2015 – Source Russia Insider

L’incroyable histoire d’un homme d’affaires français en Ukraine

Dans une interview exclusive, l’entrepreneur français et résident de longue date en Ukraine, Thierry Laurent-Pellet, décrit ses démêlés violents avec le SBU et le Secteur Droit – et explique pourquoi il fait peu confiance au régime post-Maïdan de Porochenko.

Un témoignage de première main, vraiment choquant, de la corruption et de la terreur qui s’est emparée de l’Ukraine.

Thierry Laurent-Pellet connaît l’Ukraine comme sa poche. L’entrepreneur français a passé neuf ans dans le pays, expérimentant personnellement la corruption rampante et l’opportunisme politique qui prévalent toujours à Kiev aujourd’hui. Grâce à la révolution de la dignité, Thierry a aussi fait l’expérience d’un interrogatoire par le SBU et de coups du Secteur-Droit [parti politique néo-nazi] qui l’ont laissé avec de graves problèmes de santé. Mais d’abord, quelques explications.

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Les militants de Kolomoïsky s’emparent des bureaux d’Ukrnafta à Kiev

Par J.Hawks – Le 22 mars 2015 – Source Fort Russ

Kolomoïsky saisit Ukrnafta à Kiev, appelle à la fédéralisation de l’Ukraine, soutient la Novorussie, et ignore les avertissements des États-Unis.

Selon plusieurs rapports de presse, le siège d’Ukrnafta, la plus grande entreprise d’extraction pétrolière du pays, a été saisi par des militants du bataillon Dnepr-1 financé par Kolomoïsky. Cet événement intervient après une prise de contrôle similaire, jeudi, d’Ukrtransnafta, une société de transport pétrolier. Ce qui rend le dernier de ces deux événements plus choquant, c’est que le QG de Ukrnafta, qui appartient à l’État, est situé au centre de Kiev. Kolomoïsky est seulement un actionnaire minoritaire de l’entreprise. Il avait été en mesure d’en prendre le contrôle de facto grâce à la loi qui exigeait l’approbation de 60% des actionnaires pour mettre en œuvre n’importe quelle réforme, jusqu’à ce que la Rada vote une nouvelle loi qui réduisait cette exigence à 50% + 1 action, ce qui redonnait de facto le contrôle d’Ukrnafta au gouvernement ukrainien.

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Le président français : la Russie est un pays ami

Le 21 mars 2015 – Source Russia Insider

Le président Hollande a affirmé que la mise en œuvre des Accords de Minsk est le moyen de résoudre le conflit en Ukraine.

PARIS, 20 mars. /TASS/. La Russie est un pays ami a déclaré le président français François Hollande dans une interview au magazine Society publiée vendredi.

«Pour moi, Vladimir Poutine est d’abord le président de la Russie, a souligné Hollande, commentant ses relations avec le dirigeant russe. Quand je lui parle, je parle à la Russie, et c’est un pays que je respecte, un grand pays, un pays ami», a-t-il affirmé.

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