Par Moon of Alabama − Le 23 janvier 2019
Les États-Unis interviennent au Venezuela, pays riche en pétrole, au moins depuis début 2000. Plusieurs tentatives, sponsorisées par les États-Unis, ont essayé de renverser le gouvernement socialiste élu, d’abord sous Chavez, puis sous Maduro. Mais les sanctions économiques prises par les États-Unis et leurs laquais ont rendu la vie des entreprises et du peuple vénézuéliens plus difficile. L’accès aux marchés financiers internationaux étant coupé, le gouvernement a fait de son mieux pour contourner les sanctions. Il a par exemple échangé de l’or contre de la nourriture en provenance de Turquie. Mais la Banque d’Angleterre, qui détient une partie de l’or du Venezuela, l’a pratiquement confisquée.


Si nous suivons la logique et les preuves présentées dans ces sept points, nous sommes forcés de conclure que les fractures en France, en Allemagne et dans l’UE se creusent de jour en jour.

Trump a fait déployer 80 militaires au Gabon la semaine dernière, pour préparer une réponse aux « manifestations violentes » qui se sont déroulées dans le pays voisin, la République démocratique du Congo ; il pourrait s’agir d’une ruse couvrant la complicité étasunienne dans la tentative de coup d’État au Gabon qui vient de se produire en début de semaine, et qui a constitué une prise de pouvoir bien travaillée de l’AFRICOM dans la zone stratégique du Golfe de Guinée. Les USA ont à y gagner l’établissement d’une base d’opérations d’où ils pourront étendre leur « sphère d’influence » sur la région, que l’opération de changement de régime parvienne à ses fins ou non. 
L’effondrement, à chaque étape, est un processus historique qui prend du temps pour se dérouler à mesure que le système s’adapte aux circonstances changeantes, compense ses faiblesses et trouve des moyens de continuer à fonctionner à un certain niveau. Mais ce qui change assez soudainement, c’est la foi ou, pour le dire en des termes plus commerciaux, le sentiment. Une grande partie de la population ou toute une classe politique d’un pays ou du monde entier peut fonctionner sur la base d’un certain nombre de postulats pendant beaucoup plus longtemps que la situation ne le justifie, puis, sur une très courte période de temps, passer à un autre ensemble de postulats. Tout ce qui maintient le statu quo au-delà de ce point, c’est l’inertie institutionnelle. Elle impose des limites quant à la vitesse à laquelle les systèmes peuvent changer sans s’effondrer complètement. Au-delà de ce point, les gens ne toléreront les anciennes pratiques que jusqu’à ce que l’on puisse leur trouver des pratiques de substitution.
Par Tom Luongo – Le 10 janvier 2019 – Source 