Par Nicolas Bonnal – Janvier 2019 – Source nicolasbonnal.wordpress.com

Plus la crise terminale du monde moderne ou postmoderne se rapproche, plus il faudrait faire une lecture guénonienne de Tocqueville. Il suffit de lire enfin l’introduction de la Démocratie en Amérique. Alors on le fait et cela donne ceci : « Je me reporte pour un moment à ce qu’était la France il y a sept cents ans : je la trouve partagée entre un petit nombre de familles qui possèdent la terre et gouvernent les habitants; le droit de commander descend alors de génération en génération avec les héritages; les hommes n’ont qu’un seul moyen d’agir les uns sur les autres, la force; on ne découvre qu’une seule origine de la puissance, la propriété foncière. »
Par 




Il y a deux jours, Vladimir Poutine a prononcé son discours annuel devant l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie et, depuis lors, j’ai reçu une avalanche de courriels et de commentaires de personnes me demandant d’expliquer ce qu’il voulait dire. Je ne veux pas faire de suppositions sur la profondeur de votre intérêt pour les affaires russes, et donc, pour vous faire gagner du temps, permettez-moi de commencer par vous fournir un très bref résumé : Poutine se retirera de la présidence après son mandat actuel, qui prendra fin en 2024, à moins qu’une élection anticipée ne soit organisée, mais le système qu’il a mis en place restera après lui. Essentiellement, la vie après Poutine sera plus Poutinesque mais sous un autre nom. Si c’est tout ce qui vous intéresse, vous pouvez arrêter de lire maintenant.