Par Emmanuel Leroy − Janvier 2022

Dans le Grand jeu qui se poursuit en ce début de XXIème siècle entre l’Occident anglo-saxon et la Russie, nous sommes arrivés à un point de bascule où apparemment l’Ouest a atteint son point culminant et a même probablement déjà entamé sa chute comme on a pu l’observer en Irak, en Syrie et dernièrement en Afghanistan, sans même parler de son effondrement civilisationnel et moral tel qu’on peut le voir aujourd’hui en Europe et aux USA.
Avant d’entamer mon exposé sur les deux aspects, militaire et culturel, de cet affrontement titanesque entre l’Ouest et l’Est, l’empire de la mer et l’empire de la terre, je souhaiterais faire quelques remarques liminaires qui me semblent indispensables pour bien comprendre les enjeux et les objectifs.

La notion 
gouvernements et les guerres. Elle nous forme à ce à quoi on doit donner de la valeur. À quoi doit ressembler un être humain qui réussit. Où placer notre intérêt, notre énergie et notre attention. Elle façonne nos personnalités. Elle déforme notre humanité.
Par
Un événement curieux s’est produit lundi à Genève. Il semble que le seul résultat substantiel des pourparlers entre les États-Unis et la Russie soit que les États-Unis ont promis de fournir une réponse formelle à la demande russe de garanties de sécurité dans un délai d’une semaine. Les homologues russes ont exposé leur propre position sans ambiguïté et de manière très détaillée. Toutefois, l’équipe Biden n’a pas du tout tenu compte de cette position, qui, selon les Russes, était « irréductible/obstinée ». La délégation russe s’est vu répondre que sa principale demande, à savoir « la fin de l’expansion de l’OTAN vers l’est », était tout simplement « non avenue ». 