Qui est juif ? Race, “peuple élu” et biopolitique


Par C.B. Forde – Le 1er décembre 2023 – Source The Postil

Israël est structuré comme la “patrie” de la race appelée “Juifs“, mais pas pour la foi en le judaïsme, puisque beaucoup de ceux qui se disent “Juifs” par leur foi ne sont pas racialement qualifiés pour être Israéliens, et sont donc exclus. Pour devenir Israélien, il faut posséder des qualifications raciales approuvées par l’État. Ainsi, la géographie est liée à la génétique (biopolitique), ou à ce que Friedrich Ratzel appelait l'”anthropogéographie” : les non-Juifs sont perpétuellement l’Autre qui, en raison de son ADN, n’a aucune légitimité, et encore moins de place, au sein de l’État ou sur la terre ; ils sont à peine tolérés et ouvertement détestés. Parler de “démocratie” ou même de “civilisation” dans le contexte d’Israël revient à ignorer ce fait biopolitique. Historiquement, nous devons garder à l’esprit que l’idée d’une patrie juive en Palestine était ancrée dans les courants eugéniques des 19e et 20e siècles. Ainsi, Israël est un lieu (Lebensraum) pour la race officiellement qualifiée de “juive“, et aucune autre ; et le but de l’État est la régénération des “juifs“.

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Voici à quoi ressemble la violence de masse à Gaza pour un spécialiste du génocide


Par Raz Segal – Le 19 novembre 2023 – Source LA Times

Je ne peux m’empêcher de penser aux dizaines d’enfants israéliens retenus en captivité par le Hamas et le Jihad islamique dans des tunnels souterrains à Gaza, alors qu’au-dessus d’eux l’attaque d’Israël a tué, jusqu’à présent, près de 4 500 enfants palestiniens. L’arrêt de la violence et le retour des otages sont urgents pour toute personne qui accorde de l’importance à toutes les vies. Le fait qu’il soit très difficile d’imaginer comment cela peut se produire révèle une terrible vérité : ceux qui ont le plus de pouvoir pour faire changer les choses refusent de reconnaître l’humanité pour tous les êtres humains.

Il ne fait guère de doute que les Palestiniens qui ont participé au massacre de plus de 1 200 Israéliens et travailleurs migrants le 7 octobre ne considéraient pas leurs victimes comme des êtres humains et que des décennies d’occupation militaire, de siège, d’oppression et d’attaques répétées de la part d’Israël ont motivé cette déshumanisation. La déshumanisation des Palestiniens dans la société israélienne, bien avant le 7 octobre, ne fait guère de doute non plus. Des chemises imprimées par des unités de l’armée israélienne représentaient des femmes palestiniennes enceintes et des enfants comme des cibles militaires ; des appels à la “mort des Arabes” ont caractérisé la marche annuelle des drapeaux des colons à travers la vieille ville de Jérusalem ; et des élèves israéliens âgés d’à peine 13 ans chantent des chansons anti-palestiniennes, “espérant que votre village brûle“.

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Pourquoi Israël ?


Par Dmitry Orlov – Le 15 Novembre 2023 – Source Club Orlov

Lorsque j’étais un jeune homme de 20 ans, mon père m’a invité à lui rendre visite en Israël. Il était là pour se marier (pour la troisième fois !) avec une très bonne professeure de musique qui s’était retrouvée coincée en Israël pour faire de la thérapie musicale dans un hôpital psychiatrique. Ils se sont mariés, ont quitté Israël et sont restés ensemble jusqu’à la mort de mon père, des décennies plus tard. Mon père pensait que l’expérience d’un voyage en Israël me serait bénéfique – ce qui a été le cas.

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Le dilemme juif américain


“Dans un monde qui ne se conforme pas au récit du progrès continu, la réponse des progressistes autoproclamés a été d’essayer de réécrire notre passé pour en faire l’utopie multiculturelle qu’ils souhaitent voir se réaliser. Cela ne se terminera pas bien. La guerre contre la réalité ne peut être gagnée.” – Luke Dodson


Par James Howard Kunstler – Le 3 Novembre 2023 – Source Clusterfuck Nation

Tikkun Olam | ArtSpan

En ce moment, alors que la place des Hébreux dans le monde fait l’objet d’une lutte terrible – au point que l’on attend que la troisième guerre mondiale vaporise tout ce à quoi on a jamais tenu – on observe la scène juive américaine avec inquiétude. Comme je suis un juif américain, je vais jeter cette question sur la table comme une vulgaire viande pour voir quel genre d’animaux elle fera sortir du bois pour se la disputer.

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Dans la guerre entre le judaïsme et la démocratie en Israël, tout est possible


Bibi est par nature prudent, voire timide. Ses ministres radicaux, cependant, ne le sont pas.


Par Alastair Crooke – Le 19 mars 2023 – Source Strategic Culture

Michael Omer-Man écrit : Il y a presque exactement dix ans, une jeune étoile montante du Likoud s’adressait à un public acquis à l’annexion pure et simple des territoires palestiniens occupés, en exposant son projet. Un an plus tard, ce même orateur a énoncé certaines conditions préalables à l’annexion complète. Premièrement, un changement dans la manière dont le public israélien envisage une “solution à deux États” pour la Palestine ; et deuxièmement, une refonte radicale du système juridique “qui nous permettra de prendre les mesures sur le terrain … qui font progresser la souveraineté” . Continuer la lecture

Réinvitons les morts à table – Éloge du culte des ancêtres


Par Laurent Guyénot − Février 2022

L’exemple de l’Asie

Les Asiatiques ne montrent aucun signe d’un désir de mort collectif. Ils sont généralement fiers de leur origine ethnique et de leur nationalité. Je pense que cela a beaucoup à voir avec leur rapport aux ancêtres. Le culte des ancêtres est une partie essentielle des traditions asiatiques, et bien qu’il ait reculé dans les grandes villes, il est encore largement pratiqué. Les anthropologues préfèrent parler de « vénération des ancêtres » ; les morts ne sont pas divinisés, mais on leur exprime respect, gratitude et fidélité, et l’on attend d’eux qu’ils guident et protègent les vivants — ou les réprimandent quand ils agissent mal. Les ancêtres ne sont pas tous bons, mais il vaut mieux vivre en paix avec tous. Honorer les ancêtres n’est pas seulement une coutume religieuse ; c’est une obligation morale, car c’est un prolongement de la piété filiale, qui est considérée unanimement en Orient comme le fondement de la morale : de par votre piété filiale, vous participez à la piété filiale de vos parents, etc.

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Noosphère, Partie IV : Mythologies monistes


Par Dmitry Orlov – Le 25 septembre 2021 – Source Club Orlov

Après quelques dizaines, voire centaines de millénaires au cours desquels l’Homo sapiens a vécu en compagnie d’une multitude de dieux, de déesses et de choses semblables à des dieux (ainsi qu’une bonne poignée de démons, de lutins et de trolls), l’idée est venue de mettre fin à cette folie et, par mesure disciplinaire, de déclarer qu’il n’y a qu’un seul Dieu que tout le monde doit obligatoirement adorer et vénérer. Cela a fait couler beaucoup de sang, jusqu’à ce qu’on parvienne à une sorte d’impasse tendue, dans laquelle divers théologiens ont confirmé, tout en se tortillant sur leurs sièges, qu’il n’y a qu’un seul Dieu, qu’il s’agisse du Dieu des juifs ou des musulmans, malgré des différences doctrinales mineures telles que le droit d’avoir plus d’une épouse ou la question de savoir si les adultères en série doivent être lapidés à mort par une foule enragée ou invités à des talk-shows avec leurs multiples amants éconduits.

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Prêts des Rothschild au Saint-Siège


Par Claíomh Solais − Février 2018 − Source Wikipédia

Le pape Grégoire XVI a supervisé l’accord de prêt entre la famille Rothschild et le Saint-Siège en 1832.

Les prêts des Rothschild au Saint-Siège font référence à une série de prêts financiers importants conclus entre la famille Rothschild et le Saint-Siège de l’Église catholique. Le premier prêt, qui a eu lieu en 1832, s’est déroulé au lendemain des guerres napoléoniennes sous le pontificat du pape Grégoire XVI (impliquant James Mayer de Rothschild et Carl Mayer von Rothschild). Le prêt convenu était d’un montant de 400 000 livres sterling (équivalent à 37,4 millions de livres sterling en 2019). Un deuxième prêt a été accordé sous le pontificat du pape Pie IX (“Pio Nono”) au début des années 1850 par les mêmes membres de la famille Rothschild après l’effondrement de la République romaine révolutionnaire de Giuseppe Mazzini, qui n’a pas duré longtemps, et la restauration des États pontificaux.

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L’Histoire sans fin


Par Andrew Joyce − Le 15 décembre 2020 − Source unz.com

« J’ordonne formellement aux Juifs de ne point intriguer pour obtenir davantage que ce qu’ils possèdent déjà [le droit de pratiquer leur religion, l’exemption du service militaire, etc.], de ne plus, comme s’ils vivaient dans deux villes, envoyer deux ambassades—chose qui ne s’était jamais produite auparavant, et de ne plus perturber les jeux organisés par les gymnasiarques et les cosmètes ; habitant une cité qui n’est pas la leur, qu’ils se contentent de jouir de ce qui leur appartient en profitant d’une abondance de biens. Qu’ils n’invitent et ne fassent plus venir de Juifs de Syrie, ni d’Égypte en descendant le Nil, s’ils ne veulent pas me forcer à concevoir les plus graves soupçons. Sinon je les châtierai par tous les moyens comme ceux qui cherchent à susciter une sorte de peste publique capable d’affliger la terre habitée. »

Empereur Claudius, Lettre aux Alexandrins, 41 ap. JC. 1

 

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  1. Traduction trouvée dans H. Stewart Jones, “Claudius and the Jewish Question at Alexandria”, Journal of Roman Studies, Vol. XVI, Part I (1926), pp.17-35.

Les JewBu : crypto-juifs dans le bouddhisme américain


Par Andrew Joyce − Le 26 février 2020 − Source The Occidental Observer

Comme je l’ai mentionné dans une recension du livre The Jesuit Order as a Synagogue of Jews (2010) écrit par Robert Aleksander Maryks du Boston College, je suis particulièrement fasciné par les comportements de groupes juifs qui ressemblent à des formes de cryptisme [faculté d’une espèce de se confondre avec son environnement ou de ressembler à une autre espèce, NdT], un phénomène qui implique généralement une combinaison de tromperie et d’auto-tromperie de la part des Juifs. À ce jour, le cadre théorique le plus direct et le plus convaincant pour comprendre les formes cryptiques du judaïsme se trouve dans le livre pionnier de Kevin MacDonald, Separation and Its Discontents: Toward and Evolutionary Theory of Anti-Semitism (1998/2004).

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