Par Moon of Alabama – Le 2 février 2023
La semaine dernière, Matt Taibbi, ayant accès aux documents internes de Twitter, a démystifié la propagande du Dashboard Hamilton 68 qui a été utilisé pour créer de nombreuses histoires sur la prétendue désinformation russe. J’avais fait de même cinq ans plus tôt, mais je n’avais pas accès aux données originales. Il y avait pourtant suffisamment d’indications secondaires pour conclure que le Dashboard était une imposture. Il n’en reste pas moins que le fait de disposer de données primaires constitue un ajout précieux.
Il n’y a pas eu de campagne d’influence ou de désinformation russe.
Deux jours plus tard, la Columbia Journalism Review (CJR) a publié un article en cinq parties issu d’une enquête de 18 mois sur le drame du « Russiagate » et sur la façon dont les médias l’ont monté.
Le rédacteur en chef de la CJR en a écrit l’introduction :

Le Moyen-Orient sera bientôt confronté à une Europe fracturée, imposant de nouveaux dilemmes à la région, en plus de devoir naviguer entre les circonscriptions de politique étrangère du Beltway qui s’affrontent à Washington pour la primauté en matière de politique russe.
Derrière l’appel désespéré de Washington pour obtenir des chars et d’autres armes létales pour l’Ukraine, se profile la perspective lancinante que l’offensive hivernale de la Russie pourrait avoir déjà commencé dans le sud, où de violents combats ont éclaté le long de la ligne de contact dans la région de Zaporizhia. Si les informations en provenance du front restent sommaires, certains analystes pensent que la Russie envisage d’envoyer ses troupes et ses unités blindées vers le nord afin de bloquer les lignes d’approvisionnement vitales et de piéger les forces ukrainiennes à l’est. Un blitz russe vers le nord serait probablement synchronisé avec le mouvement d’un deuxième grand groupe poussant vers le sud le long de la rivière Oskil. Ces deux poussées en forme de poignard seraient accompagnées de multiples frappes de missiles visant les ponts stratégiques et les lignes de chemin de fer traversant le Dniepr. Si les Russes parvenaient à mener à bien une telle opération, le gros de l’armée ukrainienne serait effectivement encerclé à l’ouest, tandis que Moscou aurait repris le contrôle de la plupart de ses territoires traditionnels. L’offensive ne mettrait peut-être pas fin à la guerre, mais elle mettrait fin à l’existence de l’Ukraine en tant qu’État viable et contigu. Ceci est un extrait d’un article paru sur Aljazeera :
Chers amis,