Si au travers de l’Ukraine, l’objectif des États-Unis est de dominer le monde, il ne peut y avoir de paix durable, librement consentie par toutes les nations.
Jean-Luc Baslé – Le 30 mai 2023

Quelques mois après l’effondrement de l’Union soviétique, en février 1992, les États-Unis déclare leur intention de ne plus tolérer de concurrent susceptible de s’opposer à leur vision du monde dans un document au titre abscons : Defense Planning Guidance. Le mot ne figure pas dans la déclaration, mais c’est d’hégémonie dont il s’agit. Les États-Unis entendent être les seuls maîtres du monde. C’est leur destinée. Dans ce schéma, la Russie n’a pas sa place en tant que puissance souveraine. Aussi, ne faut-il pas s’étonner qu’en dépit des assurances qui auraient été données à Mikhaïl Gorbatchev que l’OTAN n’avancerait pas d’un pouce à l’est, en échange de son accord sur la réunification de l’Allemagne, l’OTAN ait agrégé les anciennes nations de l’Empire soviétique, hormis le Belarus, la Géorgie et l’Ukraine.
Les dirigeants chinois, lassés d’être harcelés par les États-Unis et l’Union européenne au sujet de l’Ukraine, et dont l’abattage du « ballon espion » a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, ont cessé de répondre aux appels de Washington.


Depuis la pandémie, je n’ai eu de cesse d’affirmer que la confiance dans la presse institutionnelle dominante a été irrémédiablement altérée. Après quatre années ininterrompue d’un syndrome d’aliénation au sujet de Trump, tellement intense que même certains libéraux se demandaient si la presse avait dépassé les bornes dans ses éditoriaux, après le choc du COVID, beaucoup de gens qui acceptaient les informations diffusées par ces médias sans les remettre en cause considèrent désormais les médias dominants pour ce qu’ils sont : de l’agitation, de la propagande et du lavage de cerveau.
La Russie est parvenue à accomplir une chose que ni la France, ni les États-Unis n’ont pu (ou voulu, si l’on adopte des interprétations cyniques) réaliser. Elle renforce les capacités militaires de ses partenaires afin qu’ils parviennent à se défendre par eux-mêmes des menaces terroristes, et même lancer des contre-offensives pour récupérer leurs territoires. Cet aspect « dur » de la coopération en matière de sécurité fait partie d’un soutien d’ensemble qui intègre un soutien « doux » contre les menaces de Guerre Hybride, ainsi que des accès à des produits de base accessibles.
Ce que Liliane Held-Khawam dit en fin d’émission sur les « marchés » est aussi ce que je démontre dans « les raisons cachées du désordre mondial ». En revanche, ce qu’elle explique sur la BNS est nouveau, c’est son apport véritable qui consiste à démystifier et démonter le mécanisme d’intégration des différentes banques centrales… et en effet, comme Liliane le dit bien, ceci a été possible en Suisse car les mécanismes de la BNS y sont plus accessibles au public que partout ailleurs (banque de France, Bundesbank, a fortiori BCE…). Bravo et merci à Liliane. Il existe donc une fuite en avant des banques centrales consistant à cacher, sur le dos des contribuables, une cavalerie : les grandes banques systémiques se refinancent via les banques centrales par les mises en pension de titres, et lesdites banques centrales se financent elles-mêmes en vendant des actifs aux grandes banques systémiques, le tout avec l’assurance de la garantie des contribuables ! C’est une BOMBE, la démonstration des malversations bancaires par les banquiers eux-mêmes, les politiques n’étant que des pions soumis…
Contexte et introduction