Par M.K. Bhadrakumar – Le 7 juin 2024 – Source Indian Punchline
Le président américain Joe Biden a chargé son conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, de se rendre à New Delhi dès que le premier ministre Narendra Modi aura formé son nouveau gouvernement. Cela peut nous rappeler d’une certaine manière la mission effectuée en 1990 à New Delhi par Robert Gates, alors conseiller adjoint à la sécurité nationale sous la présidence de George HW Bush, dans l’ombre d’une prétendue apocalypse nucléaire imminente dans le sous-continent.
Bien entendu, l’histoire ne se répète jamais. La « mission Gates », comme on l’appelle dans les archives diplomatiques, était centrée sur un programme délicat de non-prolifération nucléaire que Washington devait mener à bien il y a trente-cinq ans, à un moment où New Delhi ne pouvait plus compter sur Moscou en tant qu’allié essentiel.

Tentant de comprendre la guerre au Vietnam, l’historienne américaine Barbara Tuchman publia en 1984 un livre intitulé : « La marche folle de l’Histoire » dans lequel elle s’interrogeait sur les raisons qui conduisirent des rois ou des dirigeants, tel Montezuma, George III et bien d’autres, à poursuivre des politiques contraires à leurs intérêts vitaux en dépit d’alternatives évidentes. La guerre en Ukraine nous le remet en mémoire.





