Par Glenn Diesen – Le 13 janvier 2025
La théorie libérale suggère que l’interdépendance économique crée la paix car les deux parties gagnent économiquement à entretenir des relations pacifiques. Cependant, la théorie libérale est profondément erronée car elle suppose que les États accordent la priorité au gain absolu (les deux côtés gagnent, et peu importe qui gagne le plus). En raison de la concurrence sécuritaire dans le système international, les États doivent se concentrer sur le gain relatif (qui gagne le plus). Comme le reconnaissait Friedrich List « Tant que la division de la race humaine en nations indépendantes existera, l’économie politique sera aussi souvent en contradiction avec les principes cosmopolites”.1
Dans toutes les relations interdépendantes, un côté est toujours plus dépendant que l’autre. L’interdépendance asymétrique permet à l’État le moins dépendant de créer des conditions économiques favorables et d’obtenir des concessions politiques d’un État plus dépendant. Par exemple, l’UE et la Moldavie sont interdépendantes, mais l’interdépendance asymétrique permet à l’UE de préserver son autonomie et de gagner en influence.
- List, F. 1827. Outlines of American Political Economy, in a Series of Letters. Samuel Parker, Philadelphia. ↩




La Russie et l’Iran, en tant que voisins immédiats et grandes puissances avec une histoire glorieuse, ont eu une relation difficile et mouvementée au travers des siècles. C’est au crédit du pragmatisme iranien que ce pays a appris à vivre avec les conséquences de l’expansionnisme de la Russie tsariste plutôt que de s’enfermer dans une inimitié éternelle. À certains égards, il partageait également le sort de la Chine aux mains de puissances prédatrices. De telles expériences amères sont inévitablement ancrées dans la psyché d’une nation.
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Et il est parti comme ça…