Les animaux malades de la peste / politique du bouc émissaire au Québec


Par Patrice-Hans Perrier − Le 19 janvier 2022 −

Illustration d’Auguste Vimar Les Animaux malades de la peste Gracieuseté GALLICA

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom),
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés

 

– Jean de La Fontaine

Continuer la lecture

La distanciation sociale est une exhortation luciférienne


Par Patrice-Hans Perrier − Le 12 septembre 2021 − Source Carnets d’un Pèlerin

Cathédrale d’Évreux – Wikipédia

Aujourd’hui, dimanche 12 septembre 2021, j’ai assisté à une messe tridentine au sein d’une église « traditionnelle », une communauté très à cheval sur les principes moraux … et, curieusement, le curé de service a entamé son sermon en insistant sur « l’obligation morale de respecter la distanciation sociale » lors de la communion. Après le sermon, regardant par terre, les paroissien-moutons se sont lentement dirigés vers l’autel de communion comme un troupeau qu’on mènerait à l’abattoir, tout en respectant cette fameuse « distanciation sociale » obligatoire. Mais, d’où vient cette exhortation sans queue ni tête, dans un contexte où, si les simples fidèles sont appelés à faire « amende honorable » avant de communier, on ne les oblige jamais à se désolidariser les uns des autres.

Continuer la lecture

Pass sanitaire, biopolitique et apartheid social


Par Patrice-Hans Perrier − Le 11 août 2021 − Source Strategika

Strategika – Le professeur Neil Ferguson a récemment expliqué que l’épidémie de Coronavirus pourrait être jugulée d’ici octobre. D’autres sources semblent indiquer la possible arrivée de nouveaux protocoles de traitements anti-covid en Octobre. Rappelons que Neil Ferguson – que les anglais appelle « Professor Lockdown » – est à l’origine du célèbre modèle de l’Imperial College de Londres. C’est lui qui avait averti Boris Johnson que, sans un confinement immédiat, le coronavirus causerait 500 000 décès et submergerait le National Health Service. Ses projections amèneront la plupart des gouvernements occidentaux à suivre la même politique. Il préconisait aussi dès le départ un confinement de 18 mois en six étapes. Confinement qu’il avait d’ailleurs lui-même enfreint dès mars 2020. Les récentes déclarations de Neil Ferguson ont amené Boris Johnson à mettre en garde la population contre des conclusions « prématurées ». Dans la foulée de ces déclarations en Grande-Bretagne, on commence aussi à parler de la chute des contaminations pour d’autres pays comme les Pays-Bas ou la Tunisie, deux pays qui connaissent de grands soulèvements populaires.

Continuer la lecture

Sic Luceat Lux


Par Patrice-Hans Perrier − Le 29 juin 2020 − Source Carnets d’un Pèlerin

Le paraclet

Le paraclet

Nous vivons, à n’en point douter, une véritable apocalypse qui brouille les pistes et risque de détrôner toutes ces idoles qui règnent sur les heures de notre enfermement dans la prison panoptique de la gouvernance du « siècle ». Le « siècle » ou citadelle du Veau d’or n’a plus cours puisque les termes du contrat qui nous liait aux Maîtres de la monnaie sont caducs. La Banque ne se contente plus de rançonner les esclaves de la nouvelle économie de la déprédation, mais elle exige que tous se conforment au retournement généralisé du langage humain. Le LOGOS est sur le point d’expirer et c’est le règne du CHAOS qui menace de figer la divine création dans un simulacre de vie, une copie conforme des lois d’un univers réduit à n’être plus qu’un simple algorithme.

Continuer la lecture

La Grande Prostituée et le DRAGON


Par Patrice-Hans Perrier − Le 8 juillet 2020 − Source Carnets d’un Pèlerin

La Grande Prostituée et le DRAGON Gracieuseté apostolische-geschichte.de

La saison estivale approchant à grands pas, nous aimerions nous pencher un peu sur le phénomène Femen. Faisant partie d’une sorte de Cirque Barnum de la constellation Soros, la Femen tient le rôle d’une prostituée sacrée des temps modernes. Prêtresse d’un culte néo-païen qui n’a rien de nouveau sous le soleil, la Femen s’évertue à profaner les autels et autres lieux « sacrés » des anciennes religions du livre. Égérie d’une mouvance qui semble avoir été mise en orbite afin d’abattre les symboles de la cité des patriarches, la Femen s’acharne, telle une harpie, sur les dépouilles d’une chrétienté qui n’est que l’ombre d’elle-même. Bref, la Femen demeure le complément indispensable du surnuméraire de l’Opus Dei.

Continuer la lecture

Vers une authentique renaissance de la cité


Par Patrice-Hans Perrier − Le 3 novembre 2017 − Source Carnets d’un Pèlerin

La cité grecque gettyimages.fr

Vers une authentique renaissance de la cité

A l’heure de l’ubiquité des échanges numériques, dans un contexte où les conventions culturelles sont battues en brèche, la cité se meurt faute d’oxygène. Il ne demeure qu’un vague agrégat d’intérêts disparates mettant en scène des acteurs qui meublent l’espace civique comme des potiches. La médiation n’est plus le lot des clercs d’autrefois : les grands prêtres du spectacle médiatique arbitrent aux différents qui ne manquent de se multiplier alors que le « vivre ensemble » n’est plus qu’une vague chimère. Il convient de rassembler les gens autour d’événements construits comme autant de célébration vides de sens, le temps de célébrer une fête païenne ou chrétienne travestie en journée de la consommation, le temps d’une fugace fuite en avant.

Continuer la lecture

La grande mascarade universelle


Comme au Carnaval de Venise, les habitants de la cité virtuelle se cacheront derrière des masques bariolés


Par Patrice-Hans Perrier − Le 8 juin 2020 − Source Carnets d’un Pèlerin

Poster Cirque du Soleil gracieuseté de Pinterest

Poster Cirque du Soleil – Pinterest

Nous assistons au triomphe de la possession des corps et des esprits. Les grands régisseurs du cirque universel ont fabriqué une sorte de théâtre d’ombres à partir de cette « pandémie » de coronavirus qui représente, d’après eux, une occasion en OR afin de mettre en scène la grande Guerre de tous contre tous. Ainsi, tablant sur l’effet de peur et le suivisme des foules pour assigner à résidence des milliards d’être désorientés, les grands régisseurs viennent de confisquer l’espace public de manière définitive. Dorénavant, vous ne pourrez plus circuler comme bon vous semble au beau milieu d’une cité transformée en théâtre d’opérations d’ingénierie socialo-sanitaire.

Continuer la lecture

Québécois sortez de votre torpeur !


Par Patrice-Hans Perrier − Le 29 avril 2020 − Source Carnets d’un Pèlerin

La Chute des Damnés par Dirk Bouts vers 1470 –  Wikipédia

Nous voilà livrés à notre propre médiocrité, rivés à nos écrans d’ordinateur, dans l’attente d’un changement de régime qui pourrait nous libérer du marasme ambiant. Mais, c’est une veine quête que cette attente des jours meilleurs, alors que nous subissons de plein fouet l’emprise d’un confinement que nous avons accepté d’emblée, sans trop nous questionner et encore moins protester. La radio réveil matin continue, vaille que vaille, à déverser ses flots d’insalubrités publiques tous les matins : « le taux de mortalité causée par le coronavirus atteint de nouveaux sommets dans un contexte où vous ne devez pas vous attendre à sortir de chez vous de sitôt ». Chaque matin qui se pointe le bout du nez, bon gré mal gré, il nous faut subir un lavage de cerveau médiatique avant d’entreprendre notre journée de confit de canard.

Même remarque à propos de la culpabilité : aucune prise de pouvoir ne peut s’effectuer sans culpabilisation générale. Il faut cette remise à zéro des compteurs moraux pour, comme dira Nietzsche, «transformer les causes en pécheresses et les conséquences en bourreaux».

Philippe Muray, Essais, Exorcismes spirituels I, Les Belles Lettres, 2015

Continuer la lecture

« Décontractés du gland, et on bandera quand on aura envie de bander… » !


Par Patrice-Hans Perrier − Le 24 mars 2020 − Source Carnets d’un Pèlerin

Kama Sutra Font Malika Favre’s Kinky Typography Inspires

Gérard Depardieu nous a gratifié d’une tirade libératrice alors qu’il conduisait avec nonchalance une Citroën DS zigzaguant à la fin de l’opus Les Valseuses. Toisant son pote Patrick Dewaere qui, manifestement, n’arrive pas à jouir du moment présent, alors que Miou Miou lui tripote les cheveux avec un air taquin, Depardieu met les points sur les i : « On n’est pas bien là ? Paisibles, à la fraîche, décontractés du gland … et on bandera quand on aura envie de bander ! » Tout est dit à une époque où les mœurs étaient revisitées par une bande de voyous qui se servaient du septième art comme d’un exutoire favorisant une libération sexuelle pas toujours aussi factice qu’on veut bien nous le faire croire. Continuer la lecture