La Russie débat d’une alternative financière orthodoxe non orthodoxe

F.William EngdhalPar F. William Engdahl – Le 22 novembre 2015 – Source journal-neo

Un important débat est en cours en Russie depuis l’imposition des sanctions financières occidentales aux  banques et aux sociétés russes en 2014. Il fait suite à une proposition présentée par le Patriarcat de Moscou de l’Église orthodoxe. La proposition, qui ressemble à bien des égards aux modèles bancaires islamiques sans intérêts, a été dévoilée la première fois en décembre 2014, face à la profondeur de la crise du rouble et au prix du pétrole en chute libre. Depuis août, l’idée a reçu un énorme coup de pouce avec l’approbation de la Chambre de commerce et d’industrie de Russie. Elle pourrait changer l’histoire pour le meilleur selon ce qui en sera fait et où elle conduit.

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Semaine 10 de l’intervention russe en Syrie


La politique Assad doit partir mène à la guerre avec la Russie, l’Iran et le Hezbollah


 

The Saker

The Saker

Par le Saker US – Le 12 décembre 2015 – Source thesaker.is

L’information qu’Israël et la Turquie violent systématiquement le droit international n’est pas nouvelle du tout. Après tout, nous savons tous que la Turquie a régulièrement bombardé les Kurdes en Irak et en Syrie, que la Turquie occupe toujours illégalement le nord de Chypre, tout comme les Israéliens ont bombardé la Syrie et le Liban depuis des dizaines d’années et occupent encore illégalement la Palestine.

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L’effondrement du programme impérial


Par Dmitry Orlov – le 8 décembre 2015 – Source Club Orlov

Note de Dmitri Orlov

Ceci est une rediffusion, qui semble opportune étant donné les récents efforts américains pour empoisonner les relations entre la Turquie et la Russie. Le jet russe abattu était clairement un exercice pour bien empoisonner, soit directement ordonné ou, à tout le moins, approuvé par le Pentagone. Dans un futur billet du blog, je vais vous expliquer pourquoi cette même vieille stratégie ne va pas produire les mêmes vieux résultats auxquels les Américains s'attendent.

Certaines personnes aiment avoir la Big Picture face à eux, la plus grande possible, sur ce qui se passe dans le monde en général, et je suis heureux d’y contribuer. Le plus grand développement de 2014, de très loin, c’est que les anglo-impérialistes ont finalement été chassés d’Eurasie. Comment pouvons-nous dire ça ? Eh bien, voici la Big Picture, la plus grande que je pouvais trouver. Je l’ai trouvée grâce à Nikolai Starikov dans l’un de ses récents articles.

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Patriotisme, nationalisme et chauvinisme


Les apparentements terribles,
de Vladimir Poutine à Marine Le Pen
appréciez la différence

Florilège


Par Sayed Hasan – Le 11 décembre 2015 – Source sayed7asan

Marine Le Pen et Vladimir Poutine sont souvent rapprochés, hâtivement et à tort. Car pour quiconque connait quelque peu la Russie et Poutine, il est évident que si leurs discours peuvent sembler se rejoindre sur des points de politique extérieure, ils diffèrent radicalement quant à la politique intérieure, et notamment au rapport à l’autre, qu’il s’agisse des immigrés, des musulmans ou de l’islam, honnis par le FN et honorés en Russie.

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Syrie : l’Égypte dans la coalition russe ?

Note du Saker Francophone 

Nous vous présentons, une fois n'est pas coutume, un article du site israélien DEBKAfile qui est connu pour entretenir des liens étroits avec la bureaucratie militaire de l'armée israélienne et ses Services de renseignement, et donc, à ce titre...bien renseigné.

Suite à un accord, dont le contenu est demeuré secret, entre Moscou et Le Caire, les premiers vols Égyptair de passagers à destination de Damas et d’Alep ont été autorisés


Le 7 décembre 2015 – Source debka.com

Selon des sources militaires exclusives de Debkafile, un nouveau pacte secret a pris forme au Moyen-Orient. La semaine dernière, Vladimir Poutine et le président égyptien Abdel-fatteh El-Sisi ont formulé secrètement un accord tripartite visant à renforcer les liens entre Moscou, Le Caire et le régime d’Assad à Damas. Le pacte a trouvé sa première manifestation visible dans les atterrissages inopinés, mercredi dernier 2 décembre, des premiers vols Égyptair de passagers sur les aéroports internationaux de Damas et d’Alep dans le nord de la Syrie.

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Business as usual !

L’UE achète à prix d’ami du pétrole aux auteurs des attentats sur son sol


Comment l’UE importe, via Israël, le pétrole de Daech finançant ainsi les armes qui tuent ses propres enfants


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Lors d’une conférence de presse en marge de la COP21 au Bourget, le président russe Vladimir Poutine a lié pour la première fois la décision de la Turquie d’abattre le SU-24 russe à la lutte engagée par son pays contre le trafic de pétrole clandestin de l’organisation État islamique à destination de la Turquie :

«Nous avons toutes les raisons de penser que la décision d’abattre notre avion a été dictée par la volonté de protéger ces chemins d’acheminement de pétrole vers le territoire turc, justement vers ces ports depuis lesquels il est chargé sur des navires-citernes.»

Le président russe confirme en cela les informations révélées par le journal al-Araby, qui documentait les conditions opérationnelles de l’acheminement du pétrole de Daech en Turquie. Ces informations, que j’avais relayées dans un précédent article, ont depuis trouvé un écho dans la presse internationale, notamment via l’agence de presse russe Sputnik news et le site israélien Globes.

L’article original publié par al-Araby et repris par Zerohedge synthétisait notamment de nombreux éléments factuels concernant les exportations de pétrole de Daech sous la forme d’un itinéraire cartographié qui aboutissait au port de Ceyhan en Turquie où, mélangé au pétrole illégal importé du Kurdistan irakien, ce dernier est chargé sur des tankers. Un transbordement est ensuite effectué au large de Malte afin de masquer la provenance du brut, qui est ensuite livré au port israélien d’Ashdod.

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Selon le ministre syrien de l’Information, le fils du président turc Erdogan est directement impliqué dans ce trafic via la compagnie maritime BMZ Group dont il est l’un des propriétaires et qui opère plusieurs tankers sous pavillon maltais. Si l’implication du clan Erdogan n’est pas surprenante, la deuxième partie de l’histoire révèle cependant  le rôle central d’Israël dans ce trafic.

Vendu aux alentours de 20$ par Daech à la frontière turque, le pétrole est exporté puis raffiné au port d’Ashdod, sur la côte israélienne, d’où une partie serait revendue à plusieurs sociétés pétrolières privées opérant sur le marché européen, à un prix compris entre 30 et 35 dollars le baril.

Le pétrole illégal du Kurdistan couvre 75 % de la consommation israélienne, et un tiers de ce volume est importé de Turquie via le port de Ceyhan qui couvre également la production de l’État islamique. Israël est ainsi le principal négociant de brut de Daech.

Si l’État hébreux réserve une partie de ces importations pour sa consommation domestique, une autre partie est exportée vers l’Europe en ayant acquis un statut légal durant son transit à Ashdod.

Selon les sources d’al-Araby, une partie du brut serait expédié par des sociétés privées vers une raffinerie italienne, qui constituerait donc la porte d’entrée du pétrole de Daech dans l’Union européenne.

Le journal basé à Londres ne donne pas le nom de cette raffinerie mais précise cependant qu’elle est la propriété d’un homme d’affaire italien possédant également un club de football de premier plan en Série A. Il pourrait ainsi s’agir de Massimo Moratti, propriétaire de l’Inter de Milan jusqu’en 2013 et dont la holding, Saras, détient la plus grande raffinerie du pays à Saroch, près de Cagliari.

L’enquête du journal al-Araby corrobore ainsi les déclarations qu’avait faites l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Mme Jana Hybaskova, le 2 septembre 2014 devant la Commission des affaires étrangères du Parlement européen, affirmant que des États européens achetaient le pétrole d’État islamique…

Guillaume Borel

Article original publié par Arrêt sur Info

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Neuvième semaine de l’intervention russe en Syrie : l’Empire contre-attaque


«Voilà cinquante ans, les rues de Leningrad m’ont appris une leçon, si le combat est inévitable, frappez le premier»

Vladimir Poutine


2015-09-15_13h17_31Par le Saker original – Le 5 décembre 2015 – Source thesaker.is

Vu le succès remarquable de l’intervention russe en Syrie, du moins jusqu’à présent, ce n’aurait pas dû être une surprise que l’Empire anglosioniste contre-attaque. La seule question était de savoir comment et quand. Nous connaissons aujourd’hui la réponse. Continuer la lecture

Syrie : sang contre pétrole, l’ultime guerre du Pipelinestan


Non, la Syrie n’est pas connue pour avoir beaucoup de pétrole elle-même, mais elle est en travers du chemin du gaz du Moyen-Orient vers l’UE


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 8 décembre 2015 – Source Russia Insider

La guerre en Syrie est une guerre pour l’énergie. Avec, au cœur de la question, une compétition géopolitique vicieuse entre deux projets de gazoducs, il s’agit de la guerre ultime du Pipelinestan, le terme que j’ai forgé il y a longtemps pour désigner les champs de bataille impériaux de de l’énergie au XXIe siècle.

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Guerre des devises


Est-ce le retour du rouble d’or ? Si oui, l’or est sur le point de faire un retour spectaculaire sur la scène monétaire mondiale pour la première fois depuis que Washington a unilatéralement déchiré le traité de Bretton Woods en août 1971


F.William Engdhal Par F.William Engdahl – Le 8 décembre 2015 – Source Russia Insider

Depuis quelque temps, la Chine et la Fédération de Russie ont compris, comme d’autres nations, que le rôle du dollar comme principale monnaie de réserve du monde est leur talon d’Achille économique.

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A quel jeu se jouera l’avenir de l’Eurasie entre la Chine et les US ? Aux échecs ou à la bataille navale?


Les Routes de la soie, les trains de nuit et la troisième révolution industrielle chinoise, quand Xi Jinping a la révélation de Jeremy Rifkin.

par Pepe Escobar

Préambule de Tom Engelhardt

A Washington, le ton monte, vif et furieux. Les Freedom Fries sont une chose du passé et tout le monde est d'accord sur la nécessité de soutenir la France (et plus ou moins rien de plus). Maintenant, les désaccords s'aiguisent sur l'opportunité d'intensifier marginalement l'utilisation de la puissance militaire américaine en Syrie et en Irak ou d'aller à la guerre grand format en envoyant des troupes. Le rédacteur en chef du journal néocon Weekly Standard, Bill Kristol, réclame déjà 50 000 hommes pour prendre la capitale de État islamique Raqqa. Candidat à la présidentielle, le sénateur républicain Lindsey Graham – qui a exhorté, depuis des mois, pour que 20 000 soldats de plus soient envoyés dans la région – propose cette analogie sportive éclairante : «Je veux un match à l'extérieur avec ISIL, pas un match à domicile. Je tiens à les combattre dans leur arrière-cour.»

Et n'oubliez pas la discussion sur le banc de touche, de plus en plus en colère, à propos du plan de l'administration Obama d'accueillir dans le pays 10 000 réfugiés syriens, soigneusement sélectionnés pour une durée maximale de deux ans. Des propositions alternatives demandent la mise en place de plusieurs procédures encore plus sévères, des contrôles sans fin pour assurer que peu d'entre eux peuvent le faire, permettant seulement aux Syriens chrétiens certifiés craignant Dieu de s'installer – un grand hourra pour le choc des civilisations –, laissant les musulmans pourrir en enfer, ou tout simplement en bloquer un maximum.
Dans une telle atmosphère de rancœur et de faucons va-t-en guerre purs et durs, il est de plus en plus difficile de se souvenir à quoi pouvait bien ressembler un monde plus paisible. Voilà pourquoi le journaliste itinérant de TomDispatch, Pepe Escobar, qui parcourt l'Eurasie, en particulier la région qu'il a depuis longtemps surnommée Pipelineistan, est comme une bouffée d'air pur. Il nous rappelle qu'il y a encore des endroits où les gens parlent – gasp! – de construction d'infrastructures sur une grande échelle, et pas de les laisser tomber en ruine faute de financement ; endroits où les dirigeants ont envie de réfléchir à la façon d'unifier le monde grâce à l'échange, et non pas de les ramener à l'âge de pierre par l'intermédiaire de la puissance aérienne et des drones. Peut-être que c'est uniquement la différence entre vivre au cœur d'un pouvoir en devenir, plutôt qu'en déclin.

L'intérêt de Pepe Escobar se porte sur la Chine et, ne vous méprenez pas, ce pays n'est pas de la tarte. Même s'il n'est pas, et de loin, au niveau américain, l'argent pleut à verse pour l'armée, et le pays joue des coudes avec ses voisins dans les eaux environnantes, comme vous pouvez l'attendre d'une puissance régionale exhibant ses muscles. Pourtant, il y a un rêve que ses dirigeants sont en fait heureux de promouvoir et qui n'est pas un rêve guerrier dans un monde de plus en plus fortement militarisé. Cela, en soi, devrait compter pour quelque chose. Mais laissons Pepe Escobar nous expliquer en détails ce rêve chinois à temps-plein de la construction d'une Eurasie, qui aurait en d'autres temps et en d'autres lieux, vraiment résonné comme un rêve américain.

Tom Engelhardt

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