Par Moon of Alabama – Le 17 février 2025
Le vice-président américain JD Vance a tendu un miroir à l’élite européenne, qui n’a pas voulu reconnaître ce qu’elle pouvait y voir : Des larbins, beaucoup de larbins.
« Mais nos valeurs communes ? » s’est écrié Christoph Heusgen, le président de la Conférence de Munich sur la sécurité.
Quelles valeurs, Monsieur Heusgen ? Celles qu’affichent quotidiennement, sous vos applaudissements, les colons européens en Palestine ?
La réaction du chancelier Olaf Scholz a été qualifiée de « poulet sans tête » par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine. Cette description s’applique à (presque) tous les dirigeants européens.
Aujourd’hui, le secrétaire d’État américain Marco Rubio rencontrera le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov en Arabie saoudite. Ils parleront comme des adultes, au diable l’UE, et trouveront des moyens de parvenir à la paix en Ukraine et ailleurs.
Les Européens s’étonnent de ne pas être invités à participer aux discussions.

La nouvelle qu’un programme d’IA chinois baptisé DeepSeek surpasse l’IA occidentale pour une fraction de son coût de développement a fait les gros titres dans le monde entier, notamment parce qu’elle a fait chuter les actions des entreprises occidentales spécialisées dans l’IA.

Il est possible, sinon probable, que la défaite de l’Ukraine dans la guerre et ses effets résiduels (effondrement de l’armée, du front et même de l’État) puissent faciliter leur accession au pouvoir si, d’une manière ou d’une autre, une Ukraine antirusse et indépendante émergeait après la guerre. Les ultra-nationalistes ou néo-fascistes ukrainiens sont fortement antilibéraux, anti-républicains et anti-occidentaux. Il y a quelques années, Dmitro Yarosh, fondateur puis dirigeant ou « coordinateur » du groupe néo-fasciste ukrainien Secteur Droit (SD) et plus tard conseiller du Commandant des Forces armées ukrainiennes, le Général Valerii Zaluzhnyi, qui est maintenant l’ambassadeur de Kiev au Royaume-Uni, ont promis qu’il y aurait une « deuxième phase de la révolution nationaliste » dont la révolte de Maidan de février 2014 n’était que la première. La deuxième phase consisterait à balayer les restes libéraux et oligarchiques de l’ordre démocratique pré-Maïdan restant encore dans le régime de Maïdan. De nombreux autres ultra-nationalistes et néo-fascistes ukrainiens ont des opinions similaires, et ils attendent le moment d’initier la deuxième phase.
L’ensemble de données du groupe de réflexion Brugel, basé à Bruxelles, agrégeant les données sur les flux d’importation de gaz naturel et les niveaux de stockage en Europe, met en perspective la décision de l’Ukraine d’interrompre le transit du gaz russe vers l’Europe.