Par Esha Krishnaswamy − 19 mai 2025 − Source Le blog de Thomas Fazi
Lorsqu’il est arrivé au pouvoir pour la première fois en 1998, le Premier ministre Viktor Orbán a été salué comme un héros par l’Occident, en témoigne la Médaille de la liberté Truman-Reagan qu’il a reçu pour son engagement en faveur de la démocratie. Il a supervisé l’entrée de la Hongrie dans l’OTAN. Il a également proposé des mesures d’austérité pour l’Occident. Mais tout cela a changé lorsqu’il a été réélu en 2010.



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Historiquement, lorsque les plus grandes puissances européennes de la période moderne, la Russie et l’Allemagne/Prusse, étaient en paix l’une avec l’autre, leurs peuples et leurs économies prospéraient et les réalisations culturelles et scientifiques du continent menaient le monde. Inversement, lorsqu’eux et leurs alliés se sont affrontés, l’Europe a sombré dans un massacre barbare, d’énormes pertes en vies humaines et la destruction physique de ce que des générations avaient construit.
La rencontre d’hier [17 avril, NdT] entre Trump et la première ministre italienne, Giorgia Meloni, était très attendue. Il s’agissait de la première rencontre entre un dirigeant européen et le président américain depuis que ce dernier a annoncé la semaine dernière des droits de douane de 20 % sur tous les produits de l’UE, droits qui ont ensuite été suspendus et ramenés à 10 % pendant 90 jours. La visite de Meloni a été largement considérée comme une démarche stratégique visant à tirer parti de son alignement idéologique et de ses relations personnelles avec Trump, qu’elle avait déjà rencontré à Mar-a-Lago et à l’investiture duquel elle a assisté en tant que seule dirigeante de l’UE présente. Son objectif était clair : convaincre Trump de revoir sa position en matière de droits de douane à l’égard de l’UE, ou du moins de l’Italie.