Par Matthew Ehret – Le 29 avril 2021 – Strategic Culture
Beaucoup de gens n’ont pas pu s’empêcher de rire lorsque Biden a déclaré à Boris Johnson, le 26 mars, que les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN devraient créer « un plan d’infrastructure pour rivaliser avec l’initiative des « Nouvelles Routes de la Soie » », et ce sans tarder. À quoi ressemblerait un tel programme ? Comment serait-il financé alors que les États-Unis sont si visiblement en faillite ? Qui, parmi les nations du monde, envisagerait d’acheter un billet sur un tel navire en perdition ?
Il a fallu quelques semaines pour que les détails émergent enfin, mais à la fin du sommet sur le climat organisé les 22 et 23 avril par Biden, John Kerry et Anthony Blinken, il est apparu très clairement quelles illusions possédaient le pauvre président.


Si vous restez à la surface, Joe Biden va sembler gouverner comme le président le plus libéral depuis LB Johnson. Mais que les conservateurs ne s’inquiètent pas. Joe Biden n’est pas un progressiste déguisé en centriste.


Avant de nous pencher sur ce qui vient de se passer en Ukraine, nous allons d’abord rappeler la séquence des événements qui ont conduit à la situation actuelle. Je vais essayer de faire un court résumé (en sautant beaucoup de détails) point par point :
Le destroyer à missiles guidés USS John Paul Jones, qui a croisé au large des îles Lakshadweep le 7 avril dernier, a jeté les sinophobes indiens en état de confusion. Un quotidien de premier plan l’a signalé comme « une rare chute entre deux partenaires du groupe Quad ». Un analyste anti-chinois a tweeté qu’il s’agit simplement d’un « exercice de relations publiques raté » de la part des Étasuniens.