Pourquoi Biden cherche-t-il à s’embourber en Iran ?


Par Moon of Alabama – Le 18 février 2021

Depuis son arrivée au pouvoir, le président Joe Biden n’a rien fait pour relancer l’accord nucléaire avec l’Iran. Le JCPOA a été violé par les États-Unis en 2018 lorsque le président Trump a quitté l’accord et a renouvelé une campagne de sanctions « à pression maximale » contre l’Iran. Pendant plus d’un an, l’Iran a respecté ses engagements dans le cadre de l’accord. Il a ensuite commencé à dépasser progressivement certaines des limites techniques de l’accord. Ces dépassements étaient légaux en vertu du JCPOA car les États-Unis ont quitté l’accord. Ils sont tous réversibles.

En réponse au meurtre par Israël du meilleur scientifique nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh, le parlement conservateur a adopté une loi qui oblige le gouvernement modéré du président iranien Rohani à réduire encore plus son adhésion à l’accord JCPOA. Dans ce cadre, le gouvernement iranien va bientôt réduire la capacité des inspecteurs internationaux de l’AIEA à observer certaines parties de son programme nucléaire civil. Comme l’a annoncé l’ambassadeur iranien aux Nations unies :

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Le Pentagone a encore de beaux jours devant lui …


… tous les voyants sont au vert pour le complexe militaro-industriel alors que le président Biden oriente sa politique étrangère agressive vers des écueils dangereux


Par Brian Cloughley − Le 2 février 2021 − Source Strategic Culture

Le Washington Post a écrit joyeusement à la une qu’à la suite de l’appel téléphonique Biden-Poutine le 26 janvier, « La relation Biden-Poutine est déjà dans les choux ». Il n’est pas surprenant que le Post, profondément russophobe, adopte une approche entièrement négative des relations américano-russes, quels qu’en soient les signaux, mais ses reportages sur cet appel téléphonique ont dû illuminer les visages dans les bureaux à Washington et aux alentours, du Pentagone au bureau de Boeing à Arlington, en passant par Raytheon dans Pennsylvania Avenue, Lockheed Martin à Bethesda, Northrop à Falls Church et tous les autres membres du complexe militaro-industriel qui voient se profiler encore plus de profits.

Un hélicoptère MH-60S Sea Hawk effectue des vérifications des commandes de vol sur  le porte-avions de la marine américaine USS Nimitz dans l’océan Indien le 25 novembre 2020. Elliot Schaudt / Document via REUTERS.

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Le feu, cette fois-ci


Par James Howard Kunstler – Le 5 février 2021 – Source kunstler.com

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Ne pouvons-nous pas tous simplement nous entendre ? Non, apparemment. Qualifier tout ceux qui sont politiquement à droite des Wokes [Éveillés] de « terroristes » et d’« insurrectionalistes », comme c’est le style de nos jours dans le parti endolori du vainqueur, ne réchauffera probablement pas beaucoup de cœurs et d’esprits parmi les désenchantés politiques. Cela s’accompagne aussi d’une odeur de désespoir, comme si le Deep State consolidé de Joe Biden manquait tellement de confiance, même dans la victoire, qu’il ne peut pas distinguer la politique de la punition – et donc les coups continueront de pleuvoir jusqu’à ce que le moral s’améliore.

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Tout comme les Démocrates le faisaient avec Trump et la Russie …


Biden va intensifier les agressions contre la Chine, pendant que les Républicains vont le qualifier de marionnette de Pékin


Par Caitlin Johnstone – Le 11 février 2021 − Source 

« L’équipe Biden est molle envers la Chine », tweetait l’autre jour le sénateur républicain Ted Cruz, faisant écho à une accusation très courante de la droite contre le nouveau président.

Cruz qui, biologiquement, est surtout un parasite des zones humides, raconte des conneries. Il n’y a aucune preuve à ce stade précoce que l’administration Biden soit « molle envers la Chine ». Il y a au contraire beaucoup d’éléments qui montrent qu’elle sera exactement le contraire.

Aujourd’hui même, le président a annoncé la création d’un nouveau groupe de travail du Pentagone chargé de contrer Pékin. Ce groupe sera dirigé par un virulent va-t-en-guerre anti-chinois, qui critiquait déjà Trump d’être trop indulgent envers la Chine.

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Le dharma de la dynamique américaine et la confusion des symptômes avec la cause


Le phénomène de regroupement des Déplorables – associée au Trumpisme – n’est pas la cause de la crise actuelle, mais son symptôme, nous explique Alastair Crooke.


Par Alastair Crooke – Le 1er février 2021 – Source Strategic Culture

Harold Macmillan, en réponse à un journaliste qui lui demandait ce qui risquait le plus de faire déraper les gouvernements, aurait répondu simplement : « Les événements, mon cher, les événements ». C’est exact, mais ce n’est pas une explication suffisante. La dynamique systémique inhérente est tout aussi importante en politique – et en économie – pour nous faire avancer dans une direction particulière, que l’on en soit conscient ou pas, et souvent avec des conséquences imprévues. Ces conséquences peuvent être tellement éreintantes et désastreuses qu’elles renversent souvent la dynamique en son opposée – dans laquelle la nuit aspire au jour, et le jour, à la nuit.

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La présidence de Biden sera un catalyseur de la sécession


et peut-être de la guerre civile


Par Brandon Smith − Le 20 janvier 2021 − Source Alt-Market

Au cours des derniers mois, j’ai écrit une série d’articles sur ce qui se passerait probablement si Joe Biden entrait à la Maison Blanche et lançait son administration. Ma conviction initiale était que Trump refuserait de céder et que cela déclencherait un chaos national dont les conservateurs seraient responsables, mais j’ai également noté que l’entrée de Biden est presque aussi perturbatrice, car elle envoie un signal à la gauche politique, à savoir que la « saison de chasse est ouverte » contre toute personne en désaccord avec son idéologie.

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Présidence US : l’absent


Par James Howard Kunstler − Le 29 janvier 2021 − Source Clusterfuck Nation

James Howard KunstlerOn pourrait se demander pourquoi il est si facile de raconter des histoires à au moins la moitié des habitants de ce pays.

Voici la réponse : parce que nous vivons à une époque où plus rien n’a de sens, et où il n’y aucune conséquence à quoi que ce soit – mais surtout pas de conséquences pour les responsables des choses qui n’ont aucun sens.

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Maltraiter la Russie quand on en a besoin n’est pas une bonne idée


Par Moon of Alabama – Le 5 février 2021

La Russie a récemment déclaré qu’elle prendrait une position plus ferme contre les sanctions et les absurdités concernant Navalny que l’Occident lui inflige.

Aujourd’hui, le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, s’est rendu à Moscou. Il s’est entretenu avec le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Un vrai guignol :

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La déification de l’empereur Trump : Suivre le chemin de Caligula


Par Ugo Bardi – Le 8 janvier 2021 – Source CassandraLegacy

Jake Angeli, grand prêtre du culte grandissant de l’empereur Donald Trump, habillé comme le dieu à cornes Cernunnos. La déification de l’empereur Trump à Washington, hier, ne s’est pas très bien passée, mais nous avançons sur un chemin que les Romains ont déjà suivi lors du déclin de leur empire, y compris la déification des empereurs, à commencer par Caligula. Ainsi, la comparaison de l’histoire romaine avec nos conditions actuelles peut nous éclairer sur l’avenir.

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Les luttes existentielles d’un monde en mutation


Avec toute sa finesse d’analyse habituelle, Alastair Crooke nous propose, en cette époque de transition politique aux États-Unis, de faire le point sur la situation géopolitique mondiale.


Par Alastair Crooke – Le 25 janvier 2021 – Source Strategic Culture

L’État bleu [Démocrate] a tout pris. Et maintenant, il est donc aussi responsable de toute future « casse ». Trump n’est plus là et, « quelle coïncidence », un projet a émergé le jour même de son départ, (qui circulait déjà « dans les deux partis depuis quelques mois »). Un projet préconisant implicitement un « retour à la case départ » : c’est-à-dire un retour aux jours d’avant Trump ; essentiellement un retour à l’époque précédant le dumping du TPP par Trump et le début de la confrontation commerciale avec la Chine.

Que ce projet particulier prenne forme ou non n’est pas notre sujet (ce sera presque certainement le cas). Ce que cette « fuite » artificielle souligne cependant, c’est à quel point l’obsession de « revenir en arrière », au moment où l’équipe Obama-Biden a quitté le pouvoir, est bien ancrée parmi les élites.

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