Wall Street et le Pentagone : éjaculations politiques et militaires précoces


Résultats de recherche d'images pour « James Petras »Par James Petras – Le 3 novembre 2016 – Source Global Research

Wall Street et le Pentagone ont salué le début de l’année 2016 comme une «année étendard», un tournant glorieux dans la quête de régimes malléables prêts à vendre leurs ressources économiques les plus lucratives, à signer de nouvelles dettes onéreuses avec Wall Street et à accorder l’usage de leurs bases militaires stratégiques au Pentagone.

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Crise au Brésil : ce qui se profile


2016-09-11_13h40_46Par Uriel Irigaray – Le 10 octobre 2016 – Source katehon


Michel Temer, l’ancien vice-président décoratif de Dilma, a été confirmé comme président du Brésil après le procès en destitution de Dilma le 31 octobre. Temer a dirigé le pays en tant que président intérimaire pendant trois mois, durant la procédure de destitution précédant le procès. Dès l’instant où il fut confirmé comme président intérimaire (le 12 mai), Temer a agi et procédé de la façon dont un président de jure l’aurait fait, comme si Dilma Roussef avait déjà été révoquée, ce qui n’était pas encore le cas – après tout, elle aurait toujours pu revenir si elle était acquittée. Le jour même où Temer a pris ses fonctions comme président intérimaire, il est allé jusqu’à recruter un cabinet complètement nouveau, en réduisant même le nombre de ministères de 31 à 22.
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Réévaluer les raisons de l’échec du coup d’État en Turquie


andrew-korybkoPar Andrew Korybko – Le 21 octobre 2016 – Source Oriental Review

Voilà un peu plus de trois mois que certains membres dévoyés de l’armée turque ont échoué à renverser le président Erdogan dans leur tentative spectaculaire de coup d’État en juillet dernier. Depuis lors, la décantation de l’événement a permis à de nombreux analystes d’évaluer plus calmement ce qui s’est produit pendant cette période dramatique et enquêter en détail sur ses origines.

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L’Amérique perd son emprise sur l’Asie du Sud-Est

America Losing Its Grip on Southeast Asia


Wayne Madsen

Par Wayne Madsen – Le 15 octobre 2016 – Source Strategic Culture

Les développements diplomatiques récents entre les Philippines et les États-Unis sont perçus comme un choc, pour les mordus de politique, au Département d’État américain et au Pentagone, mais pour les observateurs avisés de la politique en Asie du Sud-Est, la décision du président philippin Rodrigo Duterte d’un «pivot» vers la Chine et la Russie a été longue à venir.

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2002-2012 : Le rêve mort-né du Brésil


Par Léonardo Brito − Le 3 octobre 2016 − Source Katehon


Une célèbre phrase dit du Brésil qu’il est «le pays du futur». Cette phrase pourrait être comprise selon une interprétation optimiste mettant en exergue l’immense potentiel que recèle ce pays en termes de culture, de ressources naturelles, etc ; ou, selon une interprétation empreinte d’affliction – la grandeur réside toujours dans le futur, jamais dans le présent.

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Le silence des agneaux


Un rappel des causes de la situation syrienne et de la vague d’immigrants vers l’Union Européenne.


Par F. William Engdahl – Le 10 octobre 2016 – Source New Eastern Outlook

Un des phénomènes les plus bizarres, dans la situation très bizarre de ces dernières années, est le refus des politiciens de premier plan de l’Union européenne de discuter ouvertement de la réalité derrière la perturbation sociale catastrophique causée par l’afflux en Europe de plus d’un million de réfugiés de guerre, en provenance de Syrie et d’autres pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ravagés par la guerre. Le débat européen sur les réfugiés, à cause de ce silence, ou du refus de parler des causes réelles et des remèdes possibles, conduit à des déclarations complètement absurdes de la part d’anciens combattants politiques qui devraient beaucoup mieux s’y prendre.

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Syrie – Les États-Unis préparent-ils une attaque aérienne sous fausse bannière ?


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Le 7 octobre 2016 – Source Moon of Alabama

Il y a une curieuse coïncidence entre la remarque du secrétaire d’État Kerry à militants de l’opposition syrienne et la nouvelle manière dont sont peints des avions militaires américains.

1er octobre 2016 : Kerry dans une conversation enregistrée qui a fuité : «Je suis à bout d’argument», pour justifier l’utilisation de la force en Syrie :

Washington (CNN) : La frustration du Secrétaire d’État John Kerry, engendrée par l’échec de la diplomatie américaine, est apparue clairement lors d’une réunion avec un groupe de civils syriens, la semaine dernière, où il défendait les efforts des États-Unis pour mettre fin à la guerre civile de cinq ans en Syrie, selon un enregistrement audio de CNN.

[…]

Kerry a prononcé ces mots pendant une réunion à la Mission néerlandaise à l’organisation des Nations Unies, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU où Kerry allait de session en session dans un effort frénétique pour ressusciter un cessez-le-feu qui semblait sur le point de s’effondrer.

 Un enregistrement audio complet de la rencontre entre Kerry, des membres de son personnel, et des Syriens est disponible sur youtube.

À 11 : 18, il y a une courte conversation fort intéressante sur de soi-disant bombardements russes. L’interprète arabo-anglaise traduit les remarques d’un Syrien, qui est probablement Raed Saleh, le représentant syrien de ces faussaires de Casques blancs, sur la difficulté de superviser les trêves.

L’interprète (qui traduit les paroles d’un homme qui parle arabe) :

Nous ne pensons pas que la Russie puisse être le garant des actions du régime. Pour nous, la Russie est un allié du régime et elle bombarde les Syriens, les civils syriens, les places de marché, et même nous, la Défense civile syrienne. Depuis le début de l’intervention russe en Syrie, du premier jour jusqu’en février de cette année, nous avons apporté la preuve que plus de 17 membres de notre personnel syrien de la Défense civile ont été tués par des frappes aériennes russes.

Kerry : Avez-vous des vidéos des avions qui attaquaient ?

(Échange en arabe entre l’interprète et l’homme)

Kerry : – Pouvons-nous avoir les vidéos (inintelligible) que nos agents ont demandées ?

(Échange en arabe entre l’interprète et l’homme)

Un membre du personnel de Kerry :

Puis-je me me permettre de vous dire, nous recevons beaucoup de vidéos des victimes de ces attaques, elles sont terribles, mais elles ne nous servent à rien. Nous avons besoin de vidéos des bombes et des avions réels. Il y en beaucoup de ces vidéos sur Internet, mais nous ne savons pas si elles sont vraies ou non. Des vidéos authentiques des avions eux-mêmes, voilà ce qu’il nous faut…

L’armée des États-Unis a peut-être trouvé une solution pour aider ces hommes à en faire.

Christian Borys, un journaliste canadien basé en Europe de l’Est/centrale, a tweeté hier :

Christian Borys @ItsBorys

Les États-Unis ont repeint leurs F/A-18 pour qu’ils ressemblent aux jets russes en #Syrie. Entrainement standard, mais néanmoins intéressant. pic.twitter.com/FVN6tMj2Ji

13h45 − 6 octobre 2016

Voilà la photo qu’il a jointe :

Les trois premières photos sont celles d’un F/A-18 de combat américain aux couleurs de la Russie. (Les flotteurs latéraux sont relevés pour le stockage car c’est un avion qui a aussi été équipé pour le transport. Le cockpit est ouvert et les rideaux blancs pour protéger du soleil sont fermés.) En bas à droite, il y a une image d’un SU-34 russe avec sa peinture habituelle que le contingent russe arbore également en Syrie.

Il serait extrêmement difficile de distinguer ces deux avions l’un de l’autre dans une vidéo peu précise d’un «bombardement» par un avion qui passe à toute vitesse.

Les États-Unis utilisent régulièrement des avions aux couleurs «ennemies» comme «forces d’agression» lors des entraînements et des manœuvres. Cela permet aux pilotes américains de s’habituer à des cibles «ennemies» pendant leur formation au combat aérien. Donc, tout cela est peut-être, comme Christian Borys le suppose, une «formation standard».

Mais il y a aussi la conversation de Kerry avec l’opposition syrienne et sa demande explicite des vidéos de jets «russes» en train de bombarder la Syrie.

C’est peut être une coïncidence innocente : le Secrétaire Kerry demande aux artistes faussaires des Casques blancs des vidéos de jets russes qui «bombardent des civils» en Syrie et, comme par hasard, l’armée américaine peint un de ses jets pour ressembler à un avion de combat russe Su-34 comme ceux déployés en Syrie.

Mais de nombreux incidents en Syrie comme l’attaque au gaz Ghouta, la récente attaque du convoi d’aide humanitaire, sont attribués à la Russie ou au gouvernement syrien sans aucune preuve (et même malgré des preuves du contraire). Les médias avalent invariablement ces mensonges seulement basés sur les dires de quelque officiel, sur des photos ou des vidéos non vérifiées, sans poser la moindre question. Une «attaque russe» contre une grande cible civile comme un camp de réfugiés, documentée par une vidéo !, serait très facile à vendre. L’«indignation» qu’elle susciterait pourrait être facilement utilisée par la propagande occidentale pour lancer une guerre plus large. On ne peut s’empêcher de penser à l’attaque sur la tour hertzienne de Gliwice, à l’incident du golfe du Tonkin, et aux «armes de destruction massive de Saddam». Un tel mensonge ne fait pas peur à Kerry. Aujourd’hui même, il a inventé une nouvelle attaque d’hôpital, en disant que c’était un crime de guerre et qu’une enquête devait être ouverte contre la Russie et la Syrie. Or n’y a pas eu d’attaque de ce type.

Le Parlement russe a ratifié un accord avec la Syrie au sujet du stationnement, sans limites précises, des forces russes en Syrie. Hier, le ministère russe de la Défense a indiqué que les soldats russes étaient intégrés aux unités syriennes sur le terrain et qu’ils seraient défendus contre toute tentative d’attaques aériennes par la défense aérienne russe en Syrie. les médias américains ont qualifié cette légitime mise en garde de belliqueuse.

On parle beaucoup dans les médias étasuniens, de manière décomplexée, d’une attaque contre les forces syriennes et russes en Syrie. Les États-Unis ont récemment bombardé une unité syrienne dans une position bien connue que la Syrie tenait depuis de nombreux mois. 82 soldats syriens sont morts et plusieurs autres ont été blessés. La frappe a permis à ISIS d’avancer vers la ville assiégée de Deir Ezzor. Ce n’était pas une «erreur» comme les États-Unis l’ont prétendu.

La Russie défendra ses forces en Syrie et elle défendra la souveraineté de la Syrie. Elle n’est pas seule. Une frégate chinoise vient d’arriver dans le port syrien de Tartous. Si ce fil-piège était frappé, 1,3 milliard de Chinois se joindraient aux Russes, aux Iraniens et aux Syriens dans la guerre contre la tentative de «changement de régime» des États-Unis en Syrie. Washington est averti. Aucune manigance de bas étage de couleur de peinture ne sera considérée comme une bonne raison de ne pas réagir. La Russie RIPOSTERA si besoin est.

Toute attaque contre les forces russes ou syriennes serait illégale. Kerry lui-même, dans l’échange cité plus haut, admet que les États-Unis n’ont absolument aucune base juridique pour se livrer à une telle attaque. Ce serait illégitime et ce serait un crime. Mais les États-Unis n’ont pas la réputation de respecter strictement le droit international. La Russie a bien raison d’avertir des conséquences éventuelles d’une violation. Il n’y a rien de «belliqueux» là-dedans.

Traduction : Marie Staels

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Les usines à faux drapeaux de George Soros


Par Wayne Madsen – Le 26 septembre 2016 – Source Strategic Culture

Le magnat nomadisé des fonds spéculatifs et perturbateur politique  professionnel, George Soros, mène une guerre contre les États à l’aide de symboles, une guerre où les armes utilisées sont des drapeaux et des banderoles qui ont été soit ressuscités du passé, soit sortis du chapeau par une myriade de groupuscules associatifs, dans le but d’attiser les tensions religieuses, raciales ou ethniques dans le monde entier.

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Les ONG et les mécaniques de la guerre hybride


Par Andrew Korybko – Le 23 septembre 2016 – Source OrientalReview

NGOs And The Mechanics Of Hybrid War

Les ONG liées à des intérêts étrangers jouent partout dans le monde un rôle irremplaçable dans la fomentation de guerres hybrides. La loi de la guerre hybride dit que ces types de conflits sont des affrontements identitaires montés de toutes pièces qui reposeraient sur la perturbation, le contrôle, ou l’influence de projets d’infrastructure multipolaires transnationaux conjoints, dans des États de transit clés, au moyen de stratégies de manipulation de régime, de changement de régime, ou de reboot de régime (R-TCR). Ces trois tactiques pourraient également être décrites comme des concessions politiques, une transition de leadership, «pacifique» ou violente, ou une modification fondamentale de l’État par des moyens tels que son détournement sous pression vers une Fédération d’identité facilement manipulable.
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