Les usines à faux drapeaux de George Soros


Par Wayne Madsen – Le 26 septembre 2016 – Source Strategic Culture

Le magnat nomadisé des fonds spéculatifs et perturbateur politique  professionnel, George Soros, mène une guerre contre les États à l’aide de symboles, une guerre où les armes utilisées sont des drapeaux et des banderoles qui ont été soit ressuscités du passé, soit sortis du chapeau par une myriade de groupuscules associatifs, dans le but d’attiser les tensions religieuses, raciales ou ethniques dans le monde entier.


Que ce soit celui du mouvement serbe OTPOR!, avec son poing levé, adopté par divers groupes de manifestants dans le monde, ou le sinistre drapeau noir et blanc de l’État islamique, qui est d’abord apparu au cours des printemps arabes soutenus par George Soros, force est de constater que les usines à faux drapeaux de Soros tournent à plein régime.

Soros et ses sbires ont appris leur leçon sur l’importance du symbolisme dans les ouvrages de Gene Sharp, fondateur de l’Institution Albert Einstein de Boston, dans le Massachusetts. Si certains chercheurs en sciences politiques établissent un parallèle entre le catéchisme politique de Sharp sur la manière de mener des rébellions non violentes, avec les thèses défendues par Gandhi et Martin Luther King, il apparait surtout que ses enseignements sur la façon de bouleverser l’équilibre politique d’une nation relève plus de techniques empruntées à Mao, Marx et Hitler.

Dans la boîte à outils du petit révolutionnaire fournie par Sharp, on trouve les «drapeaux et couleurs symboliques», les «slogans, caricatures et symboles» ainsi que les «banderoles, posters et autres éléments de communication visuelle». Les «couleurs symboliques» ont été largement utilisées par les ONG de Soros et la CIA dans leur soutien aux «révolutions colorées» en Ukraine (l’orange), au Kyrgyzstan (le rose), et les révolutions avortées en Iran (le vert), au Koweit (le bleu) et en Birmanie (le safran).

Conformément aux enseignements de Sharp, et grâce aux financements de Soros et autres façades de la CIA comme le National Endowment for Democracy (NED), certains symboles ont été utilisés lors des révoltes de couleur sur la thématique du «printemps arabe» en Tunisie (le jasmin), en Égypte (le lotus) et lors des rébellions en Géorgie (la rose), au Liban (le cèdre), en Ouzbékistan (le coton) et en Moldavie (le raisin).

Il est aujourd’hui acquis que Soros et ses laquais, connus sous le nom de Sorosites (jeu de mot qui rime volontairement avec parasite), ont fait fabriquer dans des usines de drapeaux des Balkans des banderoles aux effigies de régimes déchus pour les utiliser lors des révoltes en Libye et en Syrie. Le nouveau drapeau libyen.En Libye, les rebelles qui se sont insurgés contre le Colonel Kadhafi en 2011 agitaient le drapeau (tous flambants neufs et qui portaient toujours les marques dues au pliage) à bandes horizontales rouge-noir-vert frappé du croissant et de l’étoile blanche, celui utilisé sous l’ancienne monarchie libyenne, celle qu’avait renversée Kadhafi en 1969.

Résultats de recherche d'images pour « drapeau syrien »Presque au même moment, les rebelles syriens opposés à Bachar al-Assad brandissaient dans les rues des grandes villes du pays le drapeau (également tous flambant neufs) à bandes horizontales vert-blanc-noir frappé des trois étoiles rouges, qui était utilisé lors du mandat donné par la Société des Nations à la France sur la Syrie, ainsi que sous la République de Syrie en 1961. Il apparait que dans les deux cas, les groupes d’opposition soutenus par Soros et le NED caressaient le rêve d’un retour à une Libye pro-occidentale, comme celle qui existait sous la tutelle du roi Idriss jusqu’à son renversement par Kadhafi en 1969, et à une Syrie elle aussi pro-occidentale comme celle qui était sous la tutelle du major-général [général de brigade actuel en France, NdT] Abd al-Karim Zahr as-Din, un Druze qui a destitué en 1961 le régime pro-Nasser alors au pouvoir à Damas. Toutefois, une petite anicroche allait faire échouer les plans de Soros et des porte-paroles du changement de régime chez les autres qui pullulent dans l’administration que dirigeait la Ministre des affaires étrangère des États-Unis de l’époque, Hillary Clinton.

Au lieu de voir des régimes pro-occidentaux s’emparer du pouvoir en Libye et en Syrie, d’immenses étendues de ces territoires sont tombés aux mains de forces djihadistes, qui pour la plupart prêtaient allégeance à État islamique, et certains autres à al-Qaïda. Quelle que soit leur allégeance, ces groupes rebelles ont reçu le soutien logistique de l’Arabie saoudite, du gouvernement islamiste de la Turquie d’Erdogan, et des petits émirats du Golfe comme le Qatar, Abu Dhabi, Dubaï, Charjah et le Koweït.

Au lieu de voir flotter aux fenêtres de Libye et de Syrie les drapeaux des anciens régimes fantoches pro-occidentaux est apparu le drapeau noir et blanc (tous flambants neufs) de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL ou État islamique), accroché aux mâts, fenêtres et balcons de Benghazi à Syrte et de Tripoli à Derna. En Syrie, les nouveaux drapeaux de l’État islamique ont été levés de Raqqa à Majib et de Idleb à Palmyre. À l’est, en Irak, les drapeaux de État islamique ont remplacé ceux du régime irakien installé par les États-Unis et celui du Gouvernement régional du Kurdistan.

Un indice sur la provenance de ces nouveaux drapeaux de État islamique est apparu le 7 octobre 2014, dans une dépêche de la Jewish Telegraph Agency de la ville du nord d’Israël, Nazareth Illit [ville israélienne de Galilée, créée en 1956 par des colons israéliens sur des terres appartenant à des paysans palestiniens expropriés, et jumelée en France avec Saint-Etienne, NdT]. La dépêche fait état de la trouvaille faite par les jardiniers de la zone industrielle de Nazareth Illit, d’un sac tombé d’un camion, contenant 25 drapeaux de État islamique flambant neufs.

Un certain nombre de questions furent posées suite à cette découverte. Les drapeaux sont-ils fabriqués dans une usine de la ville israélienne ? Il est établi que l’armée israélienne apporte un soutien logistique et une aide en général aux djihadistes qui traversent le plateau du Golan [territoire de la Syrie annexé par Israël en 1967, NdT] pour aller déstabiliser la Syrie. Ces drapeaux faisaient-ils partie du soutien israélien à la propagande des rebelles djihadistes ? Ainsi, on peut se demander si Soros et le NED ne délocalisent pas en Israël la production des drapeaux d’État islamique, mais aussi des anciens régimes pro-occidentaux de la région, pour les distribuer en Libye et en Syrie.

La relation entre Soros et État islamique est sortie de l’ombre pendant la session d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies, lorsque des défenseurs des droits de l’homme, dont certains émanent d’ONG elles aussi financées par Soros, ont demandé que les dirigeants d’État islamique soient poursuivis par la Cour pénale internationale. Cette cour [basée à La Haye, et qui étrangement, poursuit exclusivement des dirigeants africains, NdT], fortement influencée par la nébuleuse d’ONG de Soros, a botté en touche l’idée de poursuivre les dirigeants ou même les agents d’État islamique.

La Cour pénale internationale a ainsi avancé que puisque ni la Syrie ni l’Irak ne sont signataires de la Conférence de Rome de 1998, fondatrice de la Cour, les dirigeants d’État islamique et leurs armées ne peuvent être déférés devant le tribunal international pour répondre de leurs crimes contre l’humanité perpétrés dans ces deux États. La Cour pénale internationale n’a en revanche pas eu de problème à poursuivre les dirigeants et officiers originaires des Balkans ou de pays africains. Mais État islamique a été décrété par cette cour comme étant hors-limites.

La Cour pénale internationale était également disposée à poursuivre devant son tribunal les membres de la famille Kadhafi pour des crimes qui auraient été perpétrés en Libye, mais n’y voit pas de contradiction avec le fait de se désintéresser des mêmes crimes commis par État islamique et ses sbires sur le même territoire libyen. La principale raison de ce désintéressement de la Cour pénale internationale pour État islamique est que tout procès des dirigeants de ce groupe mettrait à jour devant le monde entier les opérations sous faux drapeaux conduites par les Saoudiens, Israéliens, Turcs, Émiratis, mais aussi les organisations sorosites et les États-Unis.

Soros ne réserve pas ses opérations sous faux drapeaux au seul Moyen-Orient. La récente éruption de violence aux États-Unis par la communauté afro-américaine en réponse aux violences policières principalement dirigées envers des hommes afro-américains a été menée sous la bannière du mouvement Black Lives Matter (Les vies noires comptent) qui est apparu dans plusieurs villes des États-Unis. Il est de notoriété publique que Soros finance le groupe Black Lives Matter, et les drapeaux apparus ne sont qu’une nouvelle expression des consignes laissées par Sharp sur l’utilisation de banderoles, slogans et symboles dans son modèle pour révolutions thématiques.

À côté des drapeaux de Black Lives Matter en sont apparus d’autres, comme le drapeau Betsy Ross à treize étoiles datant de la révolution américaine, le drapeau Gadsden qui cite le slogan «Ne me piétinez pas», rendu populaire par Benjamin Franklin. Quant aux drapeaux arborant un seul des symboles relatifs aux États confédérés [du sud des États-Unis, à l’époque de la Guerre de sécession, NdT], ils ont été unilatéralement qualifiés de «racistes» par la nébuleuse d’associations sorosites, qui ont poussé la chutzpah jusqu’à exiger que de tels drapeaux soient retirés des lieux où on peut les trouver habituellement, comme les cimetières, les parcs publics, les champs de batailles historiques et autres. Ceci est la dernière attaque sous faux drapeaux en date montée par Soros et tous ceux qui rêvent de réécrire l’histoire des États-Unis et d’imposer un régime du politiquement correct à l’extrême, en parfaite violation de la clause qui protège la liberté de parole dans la Constitution américaine.

La boîte à outils inventée par Sharp pour les révolutions thématiques a fait des drapeaux et des symboles une arme redoutable. La police espagnole a découvert des drapeaux d’État islamique dans des villes du sud du pays, là où se trouvait le califat d’al-Andalus, territoire qu’État islamique a promis de libérer de toute présence chrétienne. Le drapeau turc est présent dans certains quartiers de grandes villes allemandes en nombre plus important encore que le drapeau allemand. Des groupes d’immigrés hispaniques aux États-Unis qui manifestent contre le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine, Donald Trump, le font en agitant des drapeaux mexicains flambant neufs. Les signes avant-coureurs des efforts de déstabilisation entrepris par Soros et la CIA se voient dans le nombre et la diversité des drapeaux qui apparaissent dans les manifestations. Le «renseignement vexillologique» [la vexillologie est l’étude des drapeaux et pavillons, NdT] devrait devenir une discipline dans toutes les agences de renseignement dans le monde.

Wayne Madsen

Wayne Madsen est un journaliste d’investigation, essayiste et éditorialiste. Il est membre de la Société des journalistes professionnels et du Club de Presse National.

Article original paru sur Strategic Culture

Traduit par Laurent Schiaparelli, édité par Wayan, relu par Catherine pour Le Saker Francophone

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