Par Andrew Korybko − Le 10 novembre 2017 − Source TheDuran

Le Secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a décerné une distinction déshonorante à Mohammed bin Salman pour son pouvoir – supposé – de contrôler l’ennemi sioniste détesté de l’Iran, ce qui est la façon la plus claire de désigner le « Prince Rouge » comme une menace pour la République Islamique.
Ce n’est pas révéler un secret que de dire que l’Iran et l’Arabie saoudite se haïssent mutuellement pour des raisons trop nombreuses pour être exposées dans la présente analyse, mais qui ont été exploitées par les USA et Israël dans leur but commun de diviser pour régner. Donc, en soi, il n’y a rien d’étrange à ce que le Secrétaire général du Hezbollah interpelle durement le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman. Cette fois, cependant, la polémique est sans précédent à cause d’un étonnant renversement des rôles.

À l’époque où j’essayais encore de m’intégrer dans les entreprises, je me retrouvais régulièrement dans une situation difficile simplement en ne gardant pas la bouche fermée. Il semble que je porte une sorte de gène qui m’empêche naturellement de la fermer. Je ne peux me taire que pendant un certain temps, avant de devoir exprimer ce que je pense vraiment, et dans le contexte d’une entreprise où réfléchir n’est pas vraiment permis, cela a provoqué des problèmes sans fin. Peu importait que mon opinion soit souvent juste. Peu importait ce que je pensais ; ce qui importait seulement, c’est que je pense.




Notre région est au bord de la guerre. Nous ne devrions pas laisser de petits détails – comme la démission du Premier ministre libanais Saad al-Hariri ou la détention de princes et d’anciens ministres en Arabie saoudite – nous détourner d’une compréhension plus large des développements réels qui se déroulent en coulisses. La phase vraiment dangereuse est celle qui suivra la purge du prince héritier Muhammad Bin-Salman sur le front intérieur saoudien. Elle peut être le précurseur de scénarios pour une guerre régionale qui pourrait, sans exagération, finir par être la plus dévastatrice de son histoire moderne.