
Immanuel Wallerstein
Par Immanuel Wallerstein – Le 1er mars 2016 – Source iwallerstein.com
Commentaire No 420
L’idéologie néolibérale a dominé le discours mondial pendant les quinze premières années du XXIe siècle. Le slogan était que la seule politique viable pour les gouvernements et les mouvements sociaux était de donner la priorité à quelque chose appelé le marché. La résistance à cette croyance s’est beaucoup amenuisée, car même les partis et les mouvements qui se disaient eux-mêmes de gauche ou au moins de centre-gauche ont renoncé à l’importance qu’ils accordaient traditionnellement aux mesures étatiques de sécurité sociale et ont accepté la validité de cette position orientée sur le marché. Ils ont argumenté que l’on pourrait au maximum adoucir l’impact de ce dernier en conservant une petite partie des filets de sécurité historique que les États avaient construits depuis plus de cent cinquante ans. Continuer la lecture




Lorsque nous discutons de la crise imminente de notre civilisation, nous regardons surtout les ressources dont notre économie a besoin en quantité croissante. Et nous expliquons pourquoi les retours décroissants de l’exploitation des ressources constituent une charge de plus en plus lourde sur une éventuelle nouvelle croissance de l’économie mondiale. C’est un sujet très intéressant, en effet, mais ici, je suggère de tourner notre vision de 180 degrés et de jeter un œil sur l’autre côté ; qui est de savoir ce qui se passe lorsque les ressources utilisées sont mises au rebut.


