Même après les sanctions, la Corée du Nord a de quoi se réjouir


Par Salman Rafi Sheikh – Le 21 septembre 2017 – Source New Eastern Outlook

La politique des sanctions n’est pas connue pour son efficacité en matière de changement politique. C’est particulièrement évident dans la façon dont l’Iran a déjoué les sanctions des États-Unis et de l’Union européenne ces dix dernières années, en gros, et ça l’est encore plus dans la manière dont la Corée du Nord, malgré le rôle que jouent les alliés des pays sanctionnés, a mis en échec les États-Unis sur son programme nucléaire. La Corée du Nord a une infrastructure nucléaire efficace, et il n’y a apparemment rien dans l’air indiquant que le pays pourrait être tenté de faire marche arrière. Ni que les États-Unis aient un autre choix que celui d’imposer des sanctions pour atteindre directement la Corée du Nord et, indirectement, ses alliés. Pourtant, ils en ont imposé et même celles du Conseil de sécurité de l’ONU semblent avoir peu contribué à « convaincre » la RPDC de la nécessité de revenir sur son programme nucléaire. D’autre part, le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé de nouvelles sanctions, et leur dynamique et les intérêts politiques internationaux divergents impliqués ont prouvé une fois de plus que la Corée du Nord a peu à s’en inquiéter. Rien ne pourrait mieux expliquer les derniers tests de missiles nord-coréens, et le fait que tant la Chine que la Russie continuent à s’opposer, malgré les pressions des États-Unis, à tout geste contre la Corée du Nord qui pourrait déclencher un scénario de changement de régime ou permettre l’usage de la force armée. Continuer la lecture

Marx et Michelet face au génie anglo-saxon de l’argent


Par Nicolas Bonnal − Le 4 octobre 2017 − Source nicolasbonnal.wordpress.com

Première banque publique instituée par le gouvernement vénitien en 1587 après la faillite retentissante d’une banque privée.

C’est Nyall Ferguson qui dans son éloge de l’Empire britannique (qui a fait le monde moderne – merci !) nous explique que c’est grâce à la dette que l’Angleterre a vaincu la France au siècle dit des Lumières (c’est grâce aussi aux philosophes, mais passons !). On pouvait toujours s’endetter plus pour faire plus la guerre au Canada ! Rien de nouveau sous le sommeil, et ne croyez pas que le niveau des dettes actuelles les empêcheront de refaire une guerre, contre la Russie ou la planète schtroumpf.

Il faut se replonger dans les vrais historiens pour comprendre notre vorace et endettée époque.

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La question du mensuel La Décroissance


Par François Roddier – Le 28 septembre 2017 – Source francois-roddier.fr

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Dans son numéro d’octobre le journal La Décroissance pose la question suivante :

« Jadis, inspirés par le rapport Meadows ou les écrits de Bernard
Charbonneau, René Dumont et André Gorz, nous connaissions déjà les principales causes de la dégradation de la vie sur Terre et aurions pu, dès cette époque et à l’échelle internationale, réorienter les politiques publiques vers la soutenabilité. Aujourd’hui, il est trop tard, l’effondrement est imminent. » C’est ce qu’écrit l’ex-ministre Yves Cochet dans une tribune publiée par le quotidien des affairistes Drahi et Ledoux cet été (Libération, 23 août 2017). Mais est-ce si sûr ? Si l’humanité avait connaissance de l’impasse de la croissance, aurait-elle été capable de faire volte-face ? Les idées, les « prises de conscience » suffisent-elles à changer radicalement le cours des choses, à abandonner la course à la puissance pour aller vers la « soutenabilité » ?

Après avoir rappelé ce qu’est le processus de criticalité auto-organisée, je donne ci-dessous ma propre réponse.

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Pourquoi les prix du pétrole ne peuvent pas rebondir très haut. Attendez-vous à la déflation à la place


Par Gail Tverberg – Le 6 septembre 2017 – Source OurFiniteWorld

Les économistes nous ont donné un modèle pour anticiper la façon dont les prix et les quantités de marchandises sont censés interagir.

Figure 1. De Wikipédia : Le prix P d’un produit est déterminé par un équilibre entre la production à chaque prix (offre S) et les désirs de ceux qui ont un pouvoir d’achat à chaque prix (demande D). Le schéma montre un changement positif de la demande de D1 à D2, ce qui entraîne une augmentation du prix (P) et de la quantité vendue (Q) du produit.

Malheureusement, ce modèle est très insuffisant. Il peut fonctionner un moment, mais il finit par être dépassé. S’il y a trop peu de produits, des prix plus élevés et des substitutions sont censés résoudre le problème. S’il y en a trop, les prix devraient chuter, ce qui fait que les producteurs ayant les prix de production les plus élevés seront écartés.

Ce modèle ne fonctionne pas avec le pétrole. Si les prix baissent, comme ils l’ont fait depuis la mi-2014, les entreprises ne disparaissent pas. Elles essaient souvent de pomper plus. Le plan consiste à essayer de compenser les prix insuffisants en augmentant le volume d’extraction. Bien sûr, cela ne résout pas le problème. L’hypothèse cachée est, bien sûr, que les prix du pétrole augmenteront à nouveau. Lorsque cela se produira, on s’attend à ce que les entreprises pétrolières puissent obtenir des bénéfices adéquats. On espère que le système pourra continuer comme par le passé, peut-être avec un volume d’extraction de pétrole plus faible, mais avec des prix plus élevés du pétrole.

Je doute que ce soit ce qui va se passer réellement. Permettez-moi d’expliquer certaines des questions en jeu.
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La Chine et la Russie ont un plan pour détrôner le dollar. Si elles réussissent, le monde se réjouira


Dans un monde où le choix consiste trop souvent à se soumettre à la domination impériale, ou à souffrir du chaos provoqué par la vengeance de l’empire, les changements financiers qui se produisent sont pour une grande partie du globe un développement bienvenu, et depuis longtemps attendu.


Par Federico Pieraccini – Le 6 octobre 2017 – Source Strategic Culture via Russia Insider

Si nous voulions identifier le seul carburant qui alimente l’impérialisme américain et ses aspirations à l’hégémonie mondiale, le rôle du dollar américain prendrait une place évidente.

Une exploration en profondeur des effets du dollar sur l’économie mondiale est donc nécessaire pour comprendre les développements géopolitiques conséquents survenus au cours des dernières décennies.

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Relations économiques alternatives et mort de l’argent


Katasonov

Par Valentin Katasonov – Le 2 octobre 2017 – Source katehon

Les banques centrales des principaux pays occidentaux inondent l’économie mondiale avec de l’argent. Cela se voit surtout dans le fait qu’après la crise financière de 2007-2009, la Réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre, la Banque centrale européenne (BCE) et d’autres banques centrales ont commencé à adopter des politiques appelées assouplissement quantitatif (QE). Elles ont commencé à acheter des titres de créance – y compris beaucoup de mauvaise qualité – en injectant des centaines de milliards de dollars, d’euros, de livres sterling et d’autres devises sur les marchés.

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2019 pourrait être une très mauvaise année pour l’Ukraine


Lorsque la Russie cessera d’utiliser l’Ukraine comme pays de transit pour les exportations d’énergie, un grand trou s’ouvrira dans l’économie ukrainienne que l’UE et les États-Unis ne sont pas prêts à combler


Par Nikolas K. Gvosdev – Le 3 octobre 2017 – Source Russia Insider

Pendant plusieurs années, la Russie a mis en garde – de façon constante et claire – disant qu’elle a l’intention d’arrêter d’utiliser l’Ukraine comme pays de transit pour envoyer son énergie aux marchés occidentaux. Si cela se produit, un trou majeur s’ouvrira dans l’économie ukrainienne que l’Europe et les États-Unis ne semblent pas être prêts à combler.

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La CIA, 70 ans de crime organisé


Une interview de Douglas Valentine par Lars Schall – Le 22 septembre 2017 – Source Counterpunch

Un avion de la CIA s’écrase au Yucatan avec 3,7 tonnes de cocaïne à bord

Lars Schall : – Il y a 70 ans, le 18 septembre 1947, la Loi sur la sécurité nationale a créé la CIA. Douglas, vous dites que la CIA est « la branche du crime organisé du gouvernement étasunien ». Pourquoi donc ?

Douglas Valentine : – Tout ce que fait la CIA est illégal, c’est pourquoi le gouvernement lui fournit la protection du secret total. Alors que les gardiens du mythe que sont les médias présentent les États-Unis comme un bastion de paix et de démocratie, les agents de la CIA gèrent des organisations criminelles dans le monde entier. Par exemple, la CIA a engagé l’un des principaux trafiquants étasuniens, dans les années 1950 et 1960, dont le nom est Santo Trafficante, pour assassiner Fidel Castro. En échange, la CIA a permis à Trafficante d’importer des tonnes de stupéfiants aux États-Unis. La CIA créé des entreprises d’armement, de fret et de financement pour aider les organisations criminelles qui trafiquent la drogue à faire le sale boulot. L’argent de la mafia se mélange à l’argent de la CIA dans des banques offshore, au point que les deux deviennent indiscernables.

Mais le trafic de drogue n’est qu’un exemple.

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La prochaine crise de l’Europe


Par Peter Zeihan – Le 29 décembre 2016 – Source zeihan.com


Le monde a été durement rappelé à l’ordre la semaine dernière [décembre 2016, NdT] alors que la crise financière européenne, sur le point d’entrer dans sa onzième année (c’est vrai, elle a commencé avant la crise des subprimes de 2007) n’a pas encore atteint la zone critique.

Après avoir échoué à trouver de nouveaux investisseurs stratégiques, le gouvernement italien a annoncé son intention de nationaliser (lire : renflouer par l’État) la grande banque Monte dei Paschi.

La plupart des gens se pose la question, et alors quoi ? C’est juste une banque, et ce n’est pas comme si la Monte dei Paschi était une institution systémique à l’échelle mondiale comme la Banque royale d’Écosse ou Bank of America. C’est mauvais pour l’Italie et pas génial pour l’Europe, mais pourquoi les autres devraient-ils s’inquiéter ?
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L’Asie devient elle la championne de la mondialisation ?


Par Ronald Meinardus – Le 24 septembre 2017 – Source Global Times

L’influence croissante de la Chine en Asie du Sud se voit dans les hôtels de toute la région. Peu importe où il voyage, le visiteur est entouré d’hommes et de femmes d’affaires chinois, que ce soit à Lahore, à Karachi ou à Colombo.

Vous rencontrez également des délégués chinois au Bangladesh, au Népal ou aux Maldives. On a l’impression qu’ils sont partout.

De plus en plus performants dans l’exercice du soft power – qui était considéré comme une spécialité exclusive des États-Unis – les diplomates chinois sont très habiles à présenter en douceur la façon dont leur nation prend le contrôle d’une économie régionale après l’autre.

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