Par Ugo Bardi – Le 15 mai 2018 – Source CassandraLegacy
Ce serait une consolation pour notre faiblesse et nos œuvres, si toutes choses périssaient aussi lentement qu’elles naissent ; mais si les augmentations sont de croissance lente, le chemin de la ruine est rapide. Lucius Annaeus Seneca. 4 BC – 45 AD
Le philosophe romain Lucius Annaeus Seneca fut peut-être le premier dans l’histoire à identifier et discuter de l’effondrement et à noter que « le chemin de la ruine est rapide ». À partir de l’idée de Sénèque, j’ai inventé le terme d’« effet Sénèque » pour décrire tous les cas où les choses tournent mal très vite et j’ai utilisé la science moderne des systèmes complexes pour comprendre pourquoi et comment les effondrements se produisent. Ci-dessus : la pyramide égyptienne de Meidoum, peut-être le premier grand édifice de l’histoire à connaître l’effondrement.



Par le Saker – Le 4 mai 2018 – Source 

Par Alastair Crooke – Le 23 avril 2018 – Source
La manière d’agir de l’Amérique dans le monde, la violence qu’elle fait souvent subir à la vérité quand elle applique sa volonté, ne peut pas s’expliquer en ne prenant en compte que ses prétendus « intérêts ». Les États-Unis agissent comme ils le font en raison de la façon particulière qu’ils ont de comprendre ce qui donne un sens à la vie et aux actes.
Depuis novembre 2016, une bonne partie des classes bavardes aux États-Unis ont glosé sur l’« ingérence russe » dans l’élection présidentielle. Les détails ne cessent de changer, mais l’histoire reste la même : la Grande Méchante Russie a corrompu la démocratie américaine … comme si la démocratie américaine n’était pas corrompue dès le départ. Le
« Très tôt dans la vie j’ai pris conscience qu’aucun événement n’est jamais correctement reporté dans un journal, mais en Espagne, pour la première fois, j’ai vu des articles de journaux qui n’avaient aucun rapport avec les faits, pas même la relation implicite à tout mensonge ordinaire. J’y ai lu de grandes batailles quand il n’y avait pas eu de combats, et un silence complet quand des centaines d’hommes avaient été tués. J’ai vu des soldats qui s’étaient battus courageusement dénoncés comme lâches et traîtres, et d’autres qui n’avaient jamais vu un coup de feu salués comme les héros de victoires imaginaires ; et j’ai vu des journaux de Londres vendre au détail ces mensonges et être suivis par des intellectuels enthousiastes qui construisent des superstructures émotionnelles sur des événements qui n’ont jamais eu lieu. J’ai vu, en fait, l’histoire s’écrire non pas en termes de ce qui s’est passé, mais de ce qui aurait dû se passer selon les différentes ‘lignes du parti’. »
Par le Saker – Le 20 avril 2018 – Source