Elijah Magnier – La guerre de Syrie remet en cause l’ordre mondial unipolaire


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 28 mars 2018

Elijah Magnier a publié aujourd’hui un article en trois parties sur la guerre contre la Syrie et son rôle dans la compétition politique internationale.

Les États-Unis accepteront-ils leur défaite ou vont-ils défier l’ours russe et le dragon chinois ? Partie 1, 2, 3

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Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 23 mars 2018 – Source The Saker

Mars 2018 restera dans l’Histoire comme un mois véritablement historique.

Le 1er mars, Vladimir Poutine prononce son discours historique à l’Assemblée fédérale russe.

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Le 4 mars, Sergueï Skripal, un ancien espion britannique, est prétendûment empoisonné en Grande-Bretagne.

Le 8 mars, des membres du gouvernement britanniques accusent la Russie d’avoir utilisé du gaz innervant pour tenter d’assassiner Sergueï Skripal.

Le 12 mars, Theresa May accuse officiellement la Russie de l’empoisonnement et donne à la Russie un ultimatum de 24 heures pour se justifier ; les Russes ignorent cet ultimatum. Le même jour, le représentant des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU menace d’attaquer la Syrie même sans autorisation de ce même Conseil de sécurité.

Le 13 mars, le chef de l’état-major général russe Valery Gerasimov a averti qu’« au cas où la vie de nos soldats serait menacée, les forces armées russes prendront des mesures de représailles sur les missiles et sur les navires qui les lanceront ». Le même jour, le chef de l’état-major des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une conversation téléphonique avec le général du corps des Marines Joseph Dunford, président des chefs d’état-major inter-armées américain.

Le 15 mars, la Grande-Bretagne bloque le projet de déclaration du Conseil de sécurité proposé par la Russie sur le cas de l’empoisonnement de Skripal, demandant une « enquête urgente et civilisée » à ce sujet. Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne publient une déclaration soutenant le Royaume-Uni et accusant la Russie. Le ministre britannique de la Défense dit à la Russie de « se taire et de s’en aller ».

Le 16 mars, le général de division Igor Konachenkov traite le ministre de la Défense Britannique de « mégère grossière » et d’« impuissant intellectuel ».

Le 17 mars, les généraux russes avertissent que les États-Unis préparent une attaque chimique sous faux drapeau en Syrie.

Le 18 mars, Poutine gagne l’élection présidentielle haut la main. Le même jour, le général Votel, commandant du CENTCOM, déclare dans un témoignage devant la Commission des services armés que les différends avec la Russie devraient être réglés « par des voies politiques et diplomatiques ». Lorsqu’on lui a demandé s’il serait exact de dire qu’« avec l’aide de la Russie et de l’Iran, Assad a gagné la guerre civile en Syrie » le général Votel a répondu : « Je ne pense pas que c’est trop – que c’est une déclaration trop forte. Je pense qu’ils lui ont donné les moyens de – d’être ascendant à ce stade. »

Le 19 mars, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne publie une déclaration soutenant totalement le Royaume-Uni.

Le 21 mars, le ministère russe des Affaires étrangères convoque tous les ambassadeurs à une réunion sur le cas Skripal. Le langage utilisé par le représentant russe à cette réunion est peut-être le plus brutal utilisé par un responsable russe (ou même soviétique) à l’égard de l’Occident depuis la Seconde Guerre mondiale. Les représentants français, suédois et américain à la réunion se sont tous levés pour déclarer leur « solidarité » avec le Royaume-Uni.

Le 22 mars, le chef de l’état-major général des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une nouvelle conversation téléphonique avec le général de Marine Joseph Dunford, président des chefs d’état-major interarmées américains. Le même jour, le général Gerasimov a également eu une conversation téléphonique avec le commandant du Commandement américain en Europe et commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, le général Curtis Scaparrotti. Continuer la lecture

La Chine à quelques jours de détrôner le pétrodollar ?


Nick GiambrunoPar  Nick Giambruno – Le 22 mars 2018 – Source International Man

Il n’y a pas longtemps, circulait en Chine une blague populaire qui disait quelque chose comme « Qui est Xi Jinping ? ».

China Is Days Away From Killing the Petrodollar

La réponse était, « Le mari de Peng Liyuan » la célèbre chanteuse.

Aujourd’hui, Xi est président de la Chine. Il dirige 1,4 milliard de personnes. Et il sera probablement bientôt la personne la plus puissante du monde.

Comme je l’ai mentionné mercredi dernier, les nouveaux droits de douane de Trump pour l’acier et l’aluminium font partie d’une bataille plus vaste et florissante entre les États-Unis et la Chine.

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Lorsqu’on a affaire à un ours, l’arrogance est suicidaire



2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 15 mars 2018 – Source The Saker

En supposant que l’humanité trouve un moyen de ne pas se détruire dans un avenir proche et en supposant qu’il y aura encore des historiens au XXIIe et au XXIIIe siècle, je vous parie qu’ils regarderont l’Empire anglosioniste et verront les quatre éléments suivants comme certaines de ses caractéristiques fondamentales : mensonges, ignorance délibérée, hypocrisie et hystérie. Pour illustrer mon propos, j’utiliserai la récente histoire de « l’assassinat de Skripal au gaz innervant » car elle les englobe vraiment toutes.

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La Bande des quatre : Rififi au Sénat


Des sénateurs demandent à Tillerson d’entamer des pourparlers avec le Kremlin sur le contrôle des armements

Quatre sénateurs américains insistent pour qu’une nouvelle approche concernant les relations entre les États-Unis et la Russie soit adoptée sur la base d’efforts renouvelés de contrôle des armements, mais vous n’en avez probablement pas entendu parler dans les médias grand public.


Par Gilbert Doctorow et Ray McGovern – Le 10 mars 2018 – Consortium News

Signe du bas niveau alarmant des médias américains, aucun journal grand public ne parle d’une lettre du 8 mars, adressée au secrétaire d’État Rex Tillerson et écrite par quatre sénateurs étasuniens. Ils y demandent le démarrage de pourparlers sur le contrôle des armements avec le Kremlin. La lettre est pourtant accessible sur la page de l’un des auteurs, Jeff Merkley (D-Ore.) page hébergée sur le site internet du Sénat. Rien dans le New York Times. Rien dans le Washington Post.  Il revient donc aux médias alternatifs de porter à l’attention de leur lectorat ce développement majeur dans la politique extérieure, un changement important dans les propos de nos propres hauts responsables politiques au sujet de la Russie, qui a été porté à notre attention par… les médias principaux russes, y compris l’agence RIA Novosti, RBK, Tass, dès la publication de cette lettre.

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Les implications politiques de la récente révélation des nouveaux systèmes d’armes russes


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 9 mars 2018 – Source The Saker

À ceux qui s’intéressent aux implications militaires des récentes révélations de Vladimir Poutine sur les nouveaux systèmes d’armes russes, je recommande l’excellent article d’Andreï Martianov, « The Implications of Russia’s New Weapon Systems ». Il propose une superbe analyse de ce que ces nouvelles armes signifient pour les États-Unis et, en particulier, pour la Marine américaine. Ce que je me propose de faire ici est un peu différent et examine quelques-unes des conséquences les plus politiques des dernières révélations.

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Aux États-Unis, le mensonge s’institutionnalise.


Les services de renseignements ne veulent plus faire leur boulot, fournir de vrais renseignements sur le monde et en particulier l’Iran et la Corée du Nord.


Par Ted Snider – Le 1er mars 2018 – Source Consortium News

Le 13 février, la communauté américaine du renseignement a publié son Évaluation de la menace mondiale pour 2018. C’est un document effrayant à lire, mais peut-être pas pour les raisons auxquelles vous vous attendez. Il n’est pas effrayant à cause de la menace qui pèse sur l’Amérique ou le monde qu’il révèle, mais plutôt parce qu’il montre l’incapacité des services de renseignement à entendre ou à voir ce que disent ou font les adversaires américains.

Sur la Corée du Nord, par exemple, les agences qui entendent tout ne semblent pas avoir entendu ce que la Corée du Nord a dit ; sur l’Iran, les agences qui voient tout ne semblent pas voir ce qu’elles savent depuis longtemps.

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Encore une fois, les services de renseignement étasuniens n’ont rien vu venir.


Par Gilbert Doctorow – Le 2 mars 2018 – Source Une parole franche

Le discours de deux heures du président Poutine à l’Assemblée fédérale hier [jeudi 1er mars], lors d’une session commune des deux chambres de la législature bicamérale russe, avec la présence d’un grand nombre d’élites culturelles, commerciales et autres, a constitué sa plate-forme pour la prochaine élection présidentielle du 18 mars. Poutine a préféré cette intervention aux débats télévisés qui ont lieu sur toutes les chaînes de télévision fédérales où les sept autres candidats sont présents ces jours-ci.

Mais, comme c’est le cas pour les interventions importantes de Poutine, le discours d’hier s’adressait à un public beaucoup plus large que l’électorat russe. Parmi les quelque 700 journalistes invités à y assister, beaucoup étaient des correspondants étrangers. En effet, on pourrait raisonnablement soutenir que le discours était aussi et surtout adressé à l’étranger, précisément aux États-Unis.

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Éclairage


Par James Howard Kunstler – Le 5 mars 2018 – Source kunstler.com

Batman is Poutin, Robin is Medvendev

Il doit être difficile pour les éditeurs du New York Times de se motiver jour après jour dans leurs efforts pour démarrer la troisième guerre mondiale. L’histoire d’aujourd’hui, La menace russe sur deux fronts rencontre le vide stratégique aux États-Unis, vise à continuer d’élever l’hystérie ambiante au sujet d’un différentiel qualitatif sur des missiles et la peur de l’ingérence russe dans les élections de 2018 à mi-mandat.
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Le Russiagate finit dans un grand boum et pas dans un petit murmure


Par  Tom Luongo – Le 20 février 2018 – Source Zero Hedge

Le procureur spécial Robert Mueller

Malgré toutes ces colonnes de journaux qui se sont répandues sur les treize actes d’accusation que Robert Mueller a publiés vendredi [contre des individus ou entités russes accusées d’avoir interféré dans les élections présidentielles étasuniennes de 2016, NdT], très peu d’entre elles ont mis le doigt sur la vraie révélation.

Elle ne concerne pas le visible excès de zèle des procureurs.  Ce n’est pas non plus à propos d’une nouvelle subversion du processus par des procureurs fédéraux menés par leurs préjugés personnels.

Ce n’est pas la révélation qu’aucun membre de l’équipe Trump n’a sciemment collaboré avec des agents russes pour influencer le résultat des élections de 2016.

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