Les rats quittent le navire Russiagate


Par Daniel Lazare  – Le 18 mai 2018 – Source Consortium News

La meilleure preuve que le Russiagate commence à prendre l’eau est la façon dont ceux qui ont fait la promotion de ce pseudo-scandale s’affairent maintenant à protéger leurs arrières.  Le Guardian se plaint que « alors que l’enquête s’est étendue et a dominé l’agenda des informations pendant toute l’année précédente, les vrais problèmes de la vie des gens sont en danger d’être noyés par la couverture obsessionnelle de l’enquête sur le Russiagate dans les télévisions câblées », comme si le Guardian n’avait pas été aussi obsessionnel que CNN sur le sujet.

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Philadelphie Ouest : voyage dans la profondeur des USA…


… au long cours de trente pâtés de maisons d’esclaves


The Burning Platform

« Trump est mon frère. Vous n'êtes pas obligé d'être d'accord avec lui, mais la foule ne peut pas me forcer à ne pas l'aimer. Nous avons tous deux l'énergie du dragon. C'est mon frère. J'aime tout le monde. Je ne suis pas d'accord avec tout ce que les gens font. C'est ce qui fait de nous des individus. Et nous avons droit à la pensée indépendante. » - Kanye West

Le 16 mai 2018 − Source The Burning Platform

Ces dernières semaines ont dévoilé trop d’honnêtes vérités pour les propriétaires d’esclaves du Parti démocrate à Washington DC et dans d’autres bastions libéraux du ghetto urbain, parce qu’un couple de noirs arrogants a osé remettre en question le conte de fée libéral. Tout a commencé lorsque la meilleure moitié de Kim Kardashian − Kanye West − a osé sortir de la plantation et dire ce qu’il pensait de Donald Trump, de Candace Owens et des Noirs en général. Son tweet à propos de Candace Owens a provoqué une tempête d’ordures, avec ça :

« J’aime la façon de penser de Candace Owens. »

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Cinq choses que vous devriez savoir sur l’effondrement


Par Ugo Bardi – Le 15 mai 2018 – Source CassandraLegacy

Ce serait une consolation pour notre faiblesse et nos œuvres, si toutes choses périssaient aussi lentement qu’elles naissent ; mais si les augmentations sont de croissance lente, le chemin de la ruine est rapide. Lucius Annaeus Seneca. 4 BC – 45 AD

Le philosophe romain Lucius Annaeus Seneca fut peut-être le premier dans l’histoire à identifier et discuter de l’effondrement et à noter que « le chemin de la ruine est rapide ». À partir de l’idée de Sénèque, j’ai inventé le terme d’« effet Sénèque » pour décrire tous les cas où les choses tournent mal très vite et j’ai utilisé la science moderne des systèmes complexes pour comprendre pourquoi et comment les effondrements se produisent. Ci-dessus : la pyramide égyptienne de Meidoum, peut-être le premier grand édifice de l’histoire à connaître l’effondrement.

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L’effondrement culturel est déjà là


Par Dmitry Orlov – Le 17 mai 2018 – Source Club Orlov

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Il y a douze ans, en 2006, j’ai été invité à prendre la parole lors d’une conférence sur l’énergie à Manhattan, à Cooper Union. C’était la première fois que je parlais de ce sujet. La transcription complète et les diapositives sont toujours disponibles ici. Ma thèse était (et reste à ce jour) que l’URSS était beaucoup mieux préparée pour survivre à un effondrement que les États-Unis ne le sont ou ne le seront jamais.
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Crise stagflationniste


Comprendre la cause de l’effondrement régulier de l’Amérique


Par Brandon Smith – Le 9 mai 2018 – Source alt-market.com

Il est parfois frustrant, mais aussi intéressant, d’assister à la progression de la conscience des médias dominants sur la crise économique aux États-Unis au cours des années. En tant qu’économiste alternatif, j’ai eu le « privilège » de sortir du récit financier classique et d’observer notre économie à partir d’une position moins biaisée, et j’ai découvert quelques petites choses.
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Cet effondrement que vous avez commandé …?


Par James Howard Kunstler – Le 30 avril 2018 – Source kunstler.com

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J’ai eu un compagnon lors de mon dernier podcast, publié dimanche, qui insiste sur le fait que la population mondiale baissera de plus de 90%, de 7,6 milliards actuellement à 600 millions d’ici la fin de ce siècle. Jack Alpert est à la tête du laboratoire d’intégration des connaissances de Stanford (SKIL) qu’il a fondé à l’Université de Stanford en 1978 et qui fonctionne maintenant comme une fondation de recherche privée. Alpert est principalement un ingénieur.
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Les artisans de la guerre


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 4 mai 2018 – Source The Saker

Entre les frappes américaines contre la Syrie en avril et les récents développements sur la péninsule de Corée, nous vivons une sorte d’accalmie dans la recherche par l’Empire d’une nouvelle guerre à lancer. Les Israéliens, toujours serviables en la personne de l’ineffable Bibi Netanyahou, battent tambour pour, bon, sinon une guerre du moins une sorte d’opération sous faux drapeau ou un prétexte pour que les États-Unis attaquent l’Iran. Et puis il y a le Donbass qui saigne toujours (dont je ne parlerai pas dans cette analyse). Donc regardons où nous en sommes et essayons de d’estimer au doigt mouillé où nous nous dirigeons. Pour être honnête, essayer de deviner ce que des psychopathes bellicistes ignorants pourraient faire ensuite est par définition un exercice futile, mais puisqu’il y a quelques signes non négligeables qu’il reste au moins quelques personnes rationnelles à la Maison Blanche et/ou au Pentagone (comme l’ont montré les « frappes principalement simulées » en Syrie le mois dernier), nous pouvons partir de l’idée (et espérer) qu’un certain degré résiduel de santé mentale est toujours présent. À tout le moins, les Américains en uniforme doivent se poser une question très basique et pourtant fondamentale.

Est-ce que je veux mourir pour Israël ? Est-ce que je veux perdre mon emploi pour Israël ? Et ma retraite ? Ou peut-être seulement mes stock options ? Cela vaut-il la peine de risquer une guerre régionale majeure pour un État aussi « merveilleux » ? Continuer la lecture

Un Occident traumatisé par sa dissolution


crooke-alastair.siPar Alastair Crooke – Le 23 avril 2018 – Source Strategic Culture

Une toile tissée de tromperies : le Pentagone l’a nommée une mission parfaite − tous les 105 missiles tirés ont atteint leur cible ; « Mission accomplie », a annoncé le Commandant en chef.  Des entrepôts de produits chimiques et des centres de recherche ont été détruits : pourtant, aucun produit chimique n’a été libéré dans l’atmosphère syrienne à la suite du raid.  La Grande-Bretagne insiste sur le fait qu’elle a subi une attaque mortelle d’un agent neurotoxique par la Russie, mais ses deux victimes semblent bien se remettre d’une attaque normalement fatale à coup sûr. Les trous dans le récit syrien apparaissent. Il y aura des répercussions politiques. Mais lesquelles, et où ?

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Les hommes sans vertu de l’Amérique


L’attitude volontariste qui ruine notre politique étrangère était prédite par C.S. Lewis il y a plusieurs dizaines d’années.


Par Paul Grenier – Le 23 avril 2018 – Source The American Conservative

La manière d’agir de l’Amérique dans le monde, la violence qu’elle fait souvent subir à la vérité quand elle applique sa volonté, ne peut pas s’expliquer en ne prenant en compte que ses prétendus « intérêts ». Les États-Unis agissent comme ils le font en raison de la façon particulière qu’ils ont de comprendre ce qui donne un sens à la vie et aux actes.

Au cœur de la philosophie américaine se trouve le volontarisme, la justification de l’action basée purement et simplement sur la volonté. La particularité du volontarisme est qu’il donne la place d’honneur à la volonté en tant que telle, à la volonté en tant que pouvoir, à la volonté avant tout le reste, mais surtout avant le bien. La notion de bien est nécessairement inclusive de l’ensemble, de toutes les parties. Se préoccuper exclusivement de soi-même est connu sous un autre nom.

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Ingérence américaine


Orlov

Orlov

Par Dmitry Orlov – Le 26 avril 2018 – Source Club Orlov

Depuis novembre 2016, une bonne partie des classes bavardes aux États-Unis ont glosé sur l’« ingérence russe » dans l’élection présidentielle. Les détails ne cessent de changer, mais l’histoire reste la même : la Grande Méchante Russie a corrompu la démocratie américaine … comme si la démocratie américaine n’était pas corrompue dès le départ. Le DNC n’a-t-il pas truqué les primaires en faveur de Clinton ? Le FBI n’a-t-il pas reçu l’ordre par Obama d’arrêter d’enquêter sur Clinton qui avait mal géré les secrets d’État ? Clinton n’a-t-elle pas reçu les questions du débat [pour les présidentielles, NdT] avant le débat ? N’a-t-elle pas reçu des contributions de campagne de la part d’oligarques étrangers bien louches ? Et techniquement, n’aurait-elle pas remporté l’élection, si on n’avait pas tenu compte de cet étrange collège électoral sclérosé [les grands électeurs, NdT] ? Il semble que « l’ingérence russe », si elle est réelle, serait loin dans la liste des choses qui ne vont pas avec la démocratie américaine ; sur l’échelle des situations d’urgence, « maison en feu » s’évalue généralement plus haut que des « souris dans le garde-manger », n’est ce pas ?

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