Soros se désole de ce que les actions de Trump mettent en risque l’ordre mondial qu’il projette.
Par Andrew Korybko – Le 21 juin 2018 – Source Oriental Review
Exprimant ses frustrations au travers de la formule « tout ce qui pouvait mal tourner a tourné mal», le milliardaire, financeur d’un nombre incalculable de révolutions de couleur à travers le monde, a déclaré au Washington Post qu’il « vivait dans [sa] propre bulle » parce qu’il avait échoué à prévoir la montée fulgurante de Trump. Craignant que Trump ne « veuille détruire le monde », selon ses termes, il a promis de « redoubler d’efforts » dans la tâche d’arroser de millions de dollars tout ce qui s’opposerait au président, partout dans le monde.


Le nouveau président Abiy Ahmed s’entretenait avec les chefs militaires lorsqu’il leur a dit que « nous devrions à l’avenir renforcer nos capacités en terme de force navale », ce qui a immédiatement attiré l’attention internationale parce que le pays est enclavé depuis la sécession de l’Érythrée en 1993. Ce pays désormais indépendant a toujours craint que l’Éthiopie ait encore des projets pour le réintégrer de force ou le transformer en un État mandataire pour regagner son accès historique à la mer Rouge, bien que ce ne soit probablement pas ce que le président Ahmed avait à l’esprit lorsqu’il a fait sa curieuse suggestion.
James Howard Kunstler a cette légèreté de ton, cette ironie flegmatique, cette indépendance de l’esprit critique qui sont nécessaires dans la confusion actuelle où se mélangent le conformisme le plus radical et le mensonge pratiqué à la façon d’une pathologie convulsive, pour tenter de donner un rapport des événements du monde qui ne souffre pas du poids des chaînes de la contrainte des esprits. Après tout, il serait plutôt “de gauche” et plutôt “progressiste”, Kunstler, s’il fallait le classer selon le catéchisme en vigueur dans le vaste camp de concentration de la modernité ; aussi est-il anti-Trump et sa cible préférée est-elle le parti démocrate et tout ce qui se rapporte au simulacre que la pensée progressiste enchaînée a édifié pour complaire à la fois au Système et à sa “bonne conscience”. Kunstler est donc un joyeux dissident, pourtant fidèle à ses idées dans un temps où les idées sont devenues “chez eux” autant de simulacres s’intégrant parfaitement dans le Grand Simulacre du Système.
Par Ron Unz – Le 18 juin 2018 – Source
Par Ilan Pappé – Le 14 juin 2018 – Source 


Il ne manque pas de pronostiqueurs qui ne se lassent jamais d’annoncer qu’une calamité financière est juste au coin de la rue. Je ne suis pas l’un d’eux ; Ce que j’essaie de faire, ce n’est pas de pronostiquer mais d’expliquer. Je prends l’effondrement pour quelque chose de réel – quelque chose que mes lecteurs peuvent observer par eux-mêmes, s’ils veulent regarder – et ce qui m’intéresse, c’est son fonctionnement interne.
Les actualités mondiales récentes vont bien au delà de la division apparue au cœur des nations industrielles du G7. Si l’on compare la planète à un immense champ de force électrique, les lignes de flux sont en train de changer du tout au tout, alors que nous voyons – dans le désordre – le système d’étalon dollar établi après 1945 entrer en phase terminale. Les élites politiques européennes sont tiraillées entre le raisonnable et l’irrationnel. L’Orient exerce cependant un pouvoir magnétique croissant, et nous assistons au sein de l’Union européenne aux prémices de ce qui pourrait être un renversement de pôles de l’Ouest vers l’Est. Les derniers développements observés en Eurasie, auxquels on peut inclure le Moyen-Orient, l’Iran, et surtout les relations russo-chinoises, montent en puissance, alors que Washington ne propose désormais plus que guerres : guerre commerciale, guerre de sanctions, guerre terroriste ou guerre cinétique.