Pluriversum vs universum. Discours de Pierre Antoine Plaquevent au troisième Forum de Chisinau (VIDEO)
Par Pierre Antoine Plaquevent − Le 28 octobre 2019 − Source flux.md
Que l’on imagine, dans l’avenir, un État universel englobant l’humanité entière. En théorie, il n’y aurait plus d’armée, mais seulement une police. Si une province ou un parti prenait les armes, l’État unique et planétaire les déclarerait rebelles et les traiterait comme tels. Mais cette guerre civile, épisode de la politique intérieure, paraîtrait rétrospectivement comme le retour à la politique étrangère au cas où la victoire des rebelles entraînerait la désagrégation de l’État universel.
Raymond Aron, Paix et guerre entre les nations, Paris, 1962

Dans l’une des interviews que Seymour Hersh a données l’année dernière sur sa vie de journaliste, il lui a été demandé de donner des conseils à d’autres écrivains. Il a offert trois conseils :
Dans un article récent intitulé « 

Les présentateurs du monde entier sont confrontés à un nouveau défi : rapporter les nouvelles sur les États-Unis avec un visage sérieux. Prenons l’exemple de la comédie de mise en accusation qui se déroule aux États-Unis et qui fait partie du quotidien de la télévision russe, que je surveille de loin. Ici, après des années de reportage sur le récit de l’« ingérence russe« , le script s’est peu à peu transformé en celui d’une comédie, une sorte de Commedia dell’Arte. Dans un sketch typique, « notre homme à Washington », Donny, supplie Poutine de le faire sortir du froid, mais Poutine lui dit : « Tiens bon, Donny, on doit d’abord aligner Tulsi pour la présidence. » La beauté de ce paradigme comique, c’est que ce sont les Américains qui écrivent tous les scénarios ; les Russes, comme une grande partie du reste du monde, ne peuvent tout simplement que s’asseoir et rire.