Par Batiushka − Le 1er janvier 2023 − Source The Saker Blog

Avant-propos
On dit souvent que le complexe de supériorité systémique de l’Europe occidentale, une maladie qui consiste en une domination et une exploitation auto-justifiées du monde environnant, a commencé avec la première « Croisade » (1096-1099). Techniquement, c’est vrai, mais avant cela, il y a eu d’autres événements que nous pourrions appeler « pré-croisades ». Par exemple, il y a eu le massacre de 4 500 Saxons à Verden en 782 par le chef barbare franc Charlemagne. Ce bain de sang a constitué le fondement de l’Europe franque, qui subsiste encore aujourd’hui en tant que noyau des mensonges de l’UE. Après l’effondrement de l’Europe de Charlemagne et une période de consolidation, 200 ans plus tard, survinrent les événements du début du XIe siècle qui présageaient exactement la fin de la première croisade. Il y eut d’abord la croisade franque de la « Reconquista », qui commença à s’accélérer au XIe siècle en Ibérie. Puis vinrent les croisades ou conquêtes « normandes » (en fait, il s’agissait des campagnes collectives de tous les rebuts francophones de l’Europe du Nord-Ouest) en Sicile, en Italie du Sud et en Angleterre en 1066.
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Le Moyen-Orient sera bientôt confronté à une Europe fracturée, imposant de nouveaux dilemmes à la région, en plus de devoir naviguer entre les circonscriptions de politique étrangère du Beltway qui s’affrontent à Washington pour la primauté en matière de politique russe.
Derrière l’appel désespéré de Washington pour obtenir des chars et d’autres armes létales pour l’Ukraine, se profile la perspective lancinante que l’offensive hivernale de la Russie pourrait avoir déjà commencé dans le sud, où de violents combats ont éclaté le long de la ligne de contact dans la région de Zaporizhia. Si les informations en provenance du front restent sommaires, certains analystes pensent que la Russie envisage d’envoyer ses troupes et ses unités blindées vers le nord afin de bloquer les lignes d’approvisionnement vitales et de piéger les forces ukrainiennes à l’est. Un blitz russe vers le nord serait probablement synchronisé avec le mouvement d’un deuxième grand groupe poussant vers le sud le long de la rivière Oskil. Ces deux poussées en forme de poignard seraient accompagnées de multiples frappes de missiles visant les ponts stratégiques et les lignes de chemin de fer traversant le Dniepr. Si les Russes parvenaient à mener à bien une telle opération, le gros de l’armée ukrainienne serait effectivement encerclé à l’ouest, tandis que Moscou aurait repris le contrôle de la plupart de ses territoires traditionnels. L’offensive ne mettrait peut-être pas fin à la guerre, mais elle mettrait fin à l’existence de l’Ukraine en tant qu’État viable et contigu. Ceci est un extrait d’un article paru sur Aljazeera :
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