Le 23 mai 2019 − Source Oriental Review

À en juger par la réaction des médias officiels chinois, Pékin ne s’attend ni à une résolution rapide ni à une résolution pacifique de son conflit économique avec Washington. Même les médias étasuniens ont remarqué un changement de ton dans la position officielle de Pékin : « La Chine souhaite une ‘guerre du peuple’ alors que la lutte économique prend une tournure nationaliste », écrit l’agence de presse économique américaine Bloomberg. Il convient de noter que la « guerre du peuple » dont il est question dans l’éditorial du journal de politique étrangère chinois Global Times, qui appartient à l’État chinois, n’est pas seulement une dérogation à la rhétorique diplomatique discrète utilisée jusque-là, mais aussi une reconnaissance réelle du fait que, qu’on le veuille ou non, le conflit avec les États-Unis est en train de s’élargir (ou s’est déjà élargi) et ne se réduit plus seulement au domaine économique.

Cela va faire 30 ans, dans six mois, que l’USS Abraham Lincoln, nommé en l’honneur du 16e président américain, a été mis en service, le 11 novembre 1989, comme 5e porte-avions de classe Nimitz de la marine américaine. Maintenant, alors qu’il quitte la Croatie et se dirige vers le golfe Persique, le transporteur pourrait avoir des émotions mitigées.
Qu’est-ce qui distinguera les nombreux pays qui s’effondreront et ceux qui survivront – où même prospèreront – dans les vingt-cinq prochaines années, alors que la stabilité disparaît autour d’elles ? Comme je l’explique dans mon récent livre 

On peut penser ce qu’on veut de Bolsonaro, mais son 
Le pourcentage d’approbation de Poutine dans les sondages reste élevé mais il a baissé au cours de la dernière année. La baisse est principalement liée à la politique intérieure. Apparemment, le public perçoit la récente politique économique du Kremlin comme une continuation de la politique désastreuse imposée par Washington à la Russie dans les années 1990, alors que la Russie était lourdement endettée, tandis que les actifs de l’État étaient privatisés et pillés par des oligarques parrainés par l’Occident qui « encaissaient » en vendant les actifs à des étrangers.