Les banques centrales du G7 ont perdu la boussole

Préambule de l'auteur

Sans aucun doute, les banques centrales des pays industrialisés ont épuisé leurs munitions pour combattre la crise. Réunis pour leur assemblée annuelle de Jackson Hole, les responsable de la politique monétaire ont été terrifiés par le discours de la présidente de la Réserve fédérale des États-Unis, Janet Yellen, qui, au lieu de lever les doutes quant à la reprise de l'économie mondiale, a plutôt alimenté encore plus la panique : il est impossible de faire confiance à l'économie américaine pour être la locomotive qui tirera la faible croissance dans les pays industrialisés.

Ariel Noyola RodriguezPar Ariel Noyola Rodriguez – Le 5 septembre 2016 – Source Russia Today

Huit ans après la faillite de Lehman Brothers, les banques centrales du Groupe des sept – le G7, composé de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni – n’arrivent pas encore à voir leurs économies enregistrer des taux de croissance supérieurs à 3%.

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Difficile de voyager en Crimée !


Pour de nombreux Ukrainiens, les vacances en Crimée sont liées à du harcèlement de la part des nationalistes et des agents ukrainiens chargés des contrôles aux frontières.


Par Dmitri Kovalevitch – Le 1er septembre 2016 – Source junge Welt

Le chemin de l’Ukraine à la Crimée est pénible, mais pas impossible – Photo Maxim Zmeyev/Reuters

Le train de Kiev s’arrête à Novoaleksandrovska, la dernière gare en territoire ukrainien avant la frontière avec la Crimée. C’est un pauvre village, dans la steppe brûlée par la chaleur estivale. L’ancien trafic ferroviaire vers la Crimée a été interrompu en 2014 par l’Ukraine. Un grand nombre de locaux attendent les voyageurs qui veulent se faire conduire à la frontière, contre l’équivalent de trois ou quatre euros. Pour la plupart d’entre eux, c’est la seule possibilité de gagner un peu d’argent.

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Des « locaux » de Hong Kong made in Washington


Par Joseph Thomas – Le 7 septembre 2016 – Source New Eastern Outlook

Les médias occidentaux se sont réjouis des maigres gains réalisés dans de récents sondages, par ce qu’ils ont décrit comme des «militants anti-Chine» du mouvement  «local», des groupes politiques à Hong Kong qui préconisent  «lindépendance» à l’égard de la Chine. Continuer la lecture

Le G20 Made in China
: un séisme géo-économique

China's President Xi Jinping speaks at a news conference after the closing of G20 Summit in Hangzhou, Zhejiang Province, China, September 5, 2016. © Damir Sagolj


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 6 septembre 2016 – Source CounterPunch

Ce qui vient d’avoir lieu à Hangzhou, en Chine, est d’une immense importance géo-économique. Depuis le début, Pékin a pris le G20 très au sérieux ; cela a été conçu comme l’affaire de la Chine, et non celle de l’Ouest déclinant. Et encore moins celle de Washington.

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L’Amérique illettrée

Résultats de recherche d'images pour « pied piper »


Par Chris Hedges − Le 4 septembre 2016 − Source ICH

Nous vivons dans deux États-Unis. Une partie des États-Unis, maintenant minoritaire, qui fonctionne dans un monde lettré basé sur l’écriture imprimée, qui est en mesure de faire face à la complexité et possède les outils intellectuels pour différencier l’illusion de la vérité. L’autre partie des États-Unis, qui est majoritaire, évolue dans un système de croyance basé sur  la non-réalité.

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Le Financial Times : le mégaphone pour le meurtre de masse


Par James Petras – Le 28 août 2016 – Source The Unz Review

La une du Financial Times porte un logo qui proclame : «Sans crainte et sans complaisance». En effet, les rédacteurs ne manifestent aucune crainte quand il s’agit de… fabriquer des mensonges, promouvoir des guerres impériales décimant des pays et appauvrissant des millions de gens, que ce soit en Libye, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, au Yémen et maintenant au Venezuela. Les courageux de Lies of Our Times 1 ont été à l’avant-garde pour forger des prétextes visant à inciter les armées impériales à écraser des gouvernements indépendants.

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  1. Magazine politique publié au début des années 1990, voué à l’analyse critique du discours public et à la surveillance du New York Times.

Interview de Valérie Bugault sur Pravda.ru


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Par Valérie Bugault − Septembre 2016

https://www.youtube.com/watch?v=alF3GoKYbtQ

Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste de fiscalité internationale, analyste de politique et géopolitique économique, auteur de maints articles chez Le Saker francophone et d’autres médias, nous raconte les paradis fiscaux et le système monétaire international. Elle table sur un assainissement financier et économique de la planète en croyant qu’il est grand temps de sortir de l’état actuel des choses qui favorise les paradis fiscaux.

Note du Saker Francophone

Valérie Bugault est l'auteur d'une série d'articles sur le décryptage du système  économique global publiés sur le Saker Francophone début 2016. Nous vous invitons à les découvrir ou les redécouvrir pour éclairer ses commentaires de l'actualité lors de cet interview par la Pravda. Dans cette interview, au delà de la mise en perspectives des décisions du G20 sans réforme des paradis fiscaux, clé de voûte de l'opacité du système financier actuel, on peut noter que le journaliste russe, sous le charme, n'est pas vraiment étonné par des prises de positions totalement hétérodoxes en France de Valérie Bugault. Les Russes sont sans doute habitués, bien plus que chez nous, à un discours collant à la réalité.
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Un tournant en Syrie ?

Residents gather at the site of a bomb attack in Syria's northeastern city of Qamishli on July 27, 2016


Sputnik_logoLe 10 septembre 2016 – Source sputniknews

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’État américain John Kerry sont parvenus à un accord décisif sur la Syrie après des entretiens marathon. C’est la première fois que la communauté internationale est si proche de résoudre le conflit, mais la mise en œuvre de l’accord sera un défi encore plus grand en raison du grand nombre de parties prenantes.


Lors d’une conférence de presse le 9 septembre, Lavrov a décrit l’accord comme un paquet «important, pratique et concret», comprenant cinq documents qui ne seront pas rendus publics car ils contiennent des «informations assez sensibles et sérieuses». Pour sa part, Kerry a fait référence au plan comme «approche plus prescriptive et de plus grande envergure que ce que nous avons été en mesure de mettre en place à ce jour».

Voici ce dont la Russie et les États-Unis sont convenus.

La première étape consiste à fixer un cessez-le-feu national que personne, y compris les forces de Damas et les groupes d’opposition armés, n’est autorisé à violer. Cela implique l’abstention du gouvernement syrien de mener des frappes aériennes dans des zones où l’opposition, dite modérée, est située. Ces régions ont été décrites «très spécifiquement», a déclaré Kerry. La cessation des hostilités commencera par une période de 48 heures après le coucher du soleil le 12 septembre et sera reconduite pendant 48 heures si elle tient.

«Cela exige l’arrêt de toutes les attaques, y compris les bombardements aériens et toute tentative d’acquérir des territoires supplémentaires au détriment des parties en conflit. Elle exige un accès humanitaire sans entrave et soutenu à tous les assiégés même les plus difficiles à atteindre, y compris d’Alep», explique Kerry.

Destroyed buildings of the Syrian Air Force school in Aleppo, Syria

Bâtiments détruits de l’école de la Force aérienne syrienne à Alep, en Syrie © SPUTNIK / MIKHAIL Alaeddin

Si toutes les parties prenantes adhèrent au cessez-le pendant au moins sept jours, la Russie et les États-Unis vont passer à la deuxième étape.

Celle-ci consiste à créer un centre de mise en œuvre conjoint pour, selon Kerry, «travailler ensemble au développement des frappes militaires» contre al-Nusra, la branche d’al-Qaïda en Syrie qui a récemment affirmé avoir rompu les liens avec l’organisation terroriste, et Daesh, le groupe brutal qui contrôle encore de vastes zones en Irak et en Syrie.

«Je tiens à souligner que ces mesures ne peuvent être mises en œuvre efficacement que si toutes les parties respectent leurs obligations», a observé le chef de la diplomatie américaine, ajoutant que l’accord n’est pas «basé sur la confiance», mais plutôt «sur un moyen de fournir la surveillance et le respect de l’intérêt mutuel et d’autres choses».

Ceci a également été une source de préoccupation majeure pour Moscou. Lavrov a averti que «personne ne peut donner cent pour cent de garanties» que l’accord apportera la paix en Syrie car de nombreuses parties prenantes, avec des agendas contradictoires, sont «impliquées dans ce casse-tête».

M. Lavrov a mentionné la «séparation physique» des terroristes d’opposition modérée sur le terrain comme «la priorité».

Le diplomate russe a déclaré que le gouvernement syrien était d’accord avec le plan et prêt à remplir ses obligations. Pour sa part, Kerry a déclaré que l’opposition «a indiqué qu’elle est prête» à répondre aux «normes que nous avons établies» à condition que Damas prouve son sérieux au sujet de l’accord et que le cessez-le-feu tienne.

Gazeta.ru observe que l’accord «pourrait modifier considérablement le conflit syrien», car il est possible que la Russie et les États-Unis «présentent un front uni contre les terroristes». Le Dr Theodore Karasik, conseiller principal chez Gulf State Analytics, a averti que l’accord pourrait subir le même sort que  le premier cessez-le feu qui était entré en vigueur en février.

«La situation sur le terrain est en constante évolution. Elle ressemble à une tour de Babel où l’on ne peut parvenir à un accord avec quiconque. Cela signifie que toute entente à long terme pourrait être condamnée», a-t-il déclaré au journal.

Voilà pourquoi autant Lavrov que Kerry ont demandé à plusieurs reprises à toutes les personnes concernées d’adhérer au plan. Si elles le font, l’affaire pourrait «réduire la violence, soulager la douleur, et permettre la reprise du mouvement vers une paix négociée et une transition politique en Syrie, comme l’a dit Kerry. Nous croyons que le plan tel qu’il est présenté – s’il est appliqué, et suivi – peut être un tournant, un moment de changement», a-t-il ajouté.

Sputniknews

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Plus importante que les élections américaines : la mort d’Islam Karimov

Islam KarimovPar Boyan Tchoukov – Le 7 septembre 2016 – Source SouthFront

On ne parle guère de l’Ouzbékistan dans les grands médias, bien que ce pays occupe une position-clé en Asie centrale, de par sa démographie et sa géographie. Mais les observateurs sérieux des événements en Asie centrale gardent constamment les yeux fixés sur l’Ouzbékistan. Cela, à cause de la récente «résurgence» de l’Islam radical dans la région. Les nouvelles sur les activités terroristes en Asie centrale deviennent plus fréquentes. Si la situation en Ouzbékistan devait se détériorer, le pays pourrait devenir un détonateur pour toute la région et État islamique pourrait contaminer les pays voisins, y compris la Russie et la Chine.

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