La renaissance du fascisme sous une forme moderne

John Pilger

John Pilger

Par John Pilger – Le 26 février 2015 – Source Russia Today

La récente 70e commémoration de la libération d’Auschwitz fut l’occasion de nous remémorer les grands crimes du fascisme dont l’iconographie nazie est gravée dans notre conscience.

 

Le fascisme est considéré comme de l’histoire ancienne, comme dans ces vieux films tremblotants de chemises noires marchant au pas, leur criminalité aussi terrifiante qu’évidente. Et pourtant dans nos sociétés libérales, alors même que des élites va-t-en guerre nous poussent au devoir de mémoire, le danger grandissant d’une forme moderne du fascisme est ignoré. Car c’est leur fascisme.

«Déclencher une guerre d’agression.., ont déclaré les juges du tribunal de Nuremberg en 1946, est non seulement un crime international mais de plus le pire crime international car, par rapport aux autres crimes de guerre, il contient en lui toute la malfaisance des autres crime de guerre réunis.»

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L’Ukraine se prépare à démobiliser

Par Petr Ivanchenko – Le 3 mars 2015 – Source: Fort Russ

La démobilisation sanglante de l’Ukraine

Le ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak, a annoncé la démobilisation de toutes les troupes punitives enrôlées depuis un an ou plus. Cette mesure concerne les réservistes rappelés au front comme les conscrits.

«Nous allons achever la formation des nouvelles recrues en mars et avril, pour qu’elles puissent remplacer ceux qui sont au front en ce moment», a déclaré Poltorak

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Une mégapole de cent millions d’habitants prend forme en Chine

Le 23 février 2015 – Source SputnikNews 

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La plus grande ville au monde est en train de naître dans l’est de la Chine, sur le fleuve Yangtsé. Son agglomération connaît, grâce à une gestion du trafic et des infrastructures à la pointe de la modernité, une transformation profonde, et de nombreuses grandes villes, y compris Shanghai, Nanjing et Hangzhou, sont occupées à fusionner pour donner la première Gigapolis* sur Terre.

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Khodorkovski:
Il ne faut pas surestimer la dépendance de la Russie au pétrole

Le 27 février 2015 – Source SputnikNews

La Russie ne dépend pas, selon l’ancien magnat russe du pétrole et ex-chef de Yukos, Mikhaïl Khodorkovski, aussi fortement des combustibles fossiles qu’on nous le fait croire: 80% de l’économie russe est produite par ses citoyens. Selon le tycoon, le pays se trouverait face à de grands changements.

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«Les recettes du pétrole et du gaz représentent moins de la moitié du budget de l’Etat russe, a déclaré Khodorkovski jeudi soir au Chatham House, The Royal Institute of International Affairs, à Londres. En regroupant les budgets de l’État au niveau régional et local, le revenu tiré du gaz et du pétrole compte pour un quart des budgets environ.»

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La Maison de Windsor ne serait pas légitime sur le trône Britannique

Par Ekaterina Blinova – Le 28 février 2015 – Source sputniknews

© AP Photo/ Jon Furniss/Invision

L’histoire des Maisons royales britanniques à toujours été entourée de secret: citant les résultats des tests ADN et la prise en compte de l’étude sur les maladies génétiques héréditaires, des chercheurs ont remis en question la légitimité des monarques britanniques actuels.

Les scientifiques de l’Université de Leicester ont affirmé l’an dernier qu’il pourrait y avoir une cassure dans la lignée royale. Il cite la disparité étonnante entre l’ADN de Richard III et celle de certains de ses descendants: il n’est pas possible de tracer ses parents actuels par la lignée masculine du chromosome Y. Henry VII Tudor, qui a pris le pouvoir en 1485 après avoir battu le Roi à la bataille de Bosworth Field et consolidé son pouvoir en épousant Elisabeth de York, fille d’Edward IV et nièce de Richard III.

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Assassinat de Nemtsov: une attaque propagandiste contre Poutine?

Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts

Par Paul Craig Roberts – Le 27 février 2015 – Source paulcraigroberts.org 

Boris Nemtsov, un dissident politique extrêmement critique à l’égard du président Vladimir Poutine apparaît souvent comme un agent de Washington. Il a été tué aujourd’hui [le 27 février] dans une rue proche de la place Rouge.

Si Nemtsov n’a pas été assassiné par la CIA dans le but d’incriminer Poutine, il est fort probable qu’il ait été tué par des nationalistes russes qui l’on vu comme un agent de Washington.

Il faut se souvenir de l’affaire Magnitsky [un avocat fiscaliste mort en garde à vue en 2009, NdT] qui a débouché sur l’imposition de sanctions aux Russes résultant de la surréaction du Congrès états-unien à ce décès en prison: la mort de Nemtsov pourrait être imputée à Poutine. Les médias occidentaux répéteront à l’infini, sans preuve, que Poutine a tué celui qui le critiquait.

Je peux vous dire une chose, c’est que Poutine est beaucoup trop intelligent pour faire le jeu de Washington de cette manière. En plus, Nemtsov, bien que grande gueule, n’a eu aucun impact sur les 85% d’avis favorables à Poutine. Les soutiens de Nemtsov se trouvaient dans les ONG fondées en Russie par Washington. Si la CIA a assassiné Nemtsov, elle a tué ses propres atouts.

Il reste à voir si les bénéfices de la propagande justifient la perte par la CIA d’un critique de Poutine.

Paul Craig Roberts

Dr. Paul Craig Roberts était secrétaire adjoint au Trésor pour la politique économique et rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal. Il a été chroniqueur pour Business Week, Scripps Howard News Service et Creators Syndicate. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Ses chroniques sur internet sont suivies dans le monde entier. Les derniers ouvrages de Roberts sont: The Failure of Laissez Faire CapitalismEconomic Dissolution of the West et How America Was Lost.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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Polar en Russie : qui a assassiné Boris Nemtsov

Le 1er mars 2015 – Source Moon of Alabama

Ainsi, quelqu’un a tué Boris Nemtsov tandis que cet homme de 56 ans marchait aux côtés de sa top model ukrainienne de 22 ans [Anna Duritskaya] sur un pont de Moscou. On peut voir des images de vidéosurveillance de la scène du crime.

En tant que vice-premier ministre de Boris Eltsine, Nemtsov fut au moins partiellement responsable de la dégénérescence de l’économie russe en système mafieux. Tout le monde – à l’exception de certains oligarques et des néolibéraux occidentaux – était heureux lorsque lui et le gang d’Eltsine durent quitter le pouvoir.

Après son éviction du pouvoir et jusqu’à hier, Nemtsov était un opposant politique très marginal représentant environ 1% des suffrages. Les communistes, le véritable parti d’opposition en Russie, représentent environ 20% des voix. Personne au sein du gouvernement n’avait la moindre raison de se soucier de Nemtsov ou de le craindre.

L’ancien président soviétique Gorbatchev pointe du doigt ceux qui vont tirer avantage de la mort de Nemtsov : 

Sollicité sur le fait que les forces anti-russes à l’étranger pourraient exploiter ce crime pour servir leur propre agenda, il a fait valoir que cela allait se produire sans le moindre doute.

«Bien sûr, certaines forces vont essayer de tirer profit de ce crime pour réaliser leur propre agenda – ils se demandent tous comment se débarrasser de Poutine, n’est-ce pas ? Mais après tout, je ne pense pas que l’Occident ira aussi loin que cela, qu’il va utiliser ce crime pour atteindre ses propres fins. Cependant, c’était là sans aucun doute l’objectif des criminels qui ont assassiné Boris. a-t-il déclaré. Les crimes de cette nature sont perpétrés par des exécuteurs qui sont difficiles à trouver. Tous les efforts doivent être faits pour trouver les criminels, a déclaré l’ex-président.»

Gorbatchev regarde toujours l’Occident  à travers des lunettes roses. L’Occident ne recourrait jamais au crime pour atteindre ses objectifs ? C’est d’une naïveté risible.

Et que dire de tous ces hommes politiques d’opposition légitimes et populaires qui se font actuellement suicider en Ukraine ?

Alors, qui l’a donc tué ?

Quelqu’un qui est lié au top model? Quelqu’un qui fut touché durant les privatisations mafieuses qui furent réalisées sous le régime de Nemtsov ? Quelque oligarque ukrainien désireux de creuser plus avant le schisme entre l’Occident et la Russie ? Un gouvernement occidental quelconque complotant en vue de la déstabilisation de la Russie ?

Je n’en sais pas plus que vous.

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 Voir également

Vladimir Poutine en 2012 : nos ennemis cherchent à fabriquer des martyrs pour déstabiliser la Russie (VOSTFR)

Rappel à l’Occident : La Russie est pacifiste mais elle a toujours vaincu ses agresseurs (VOSTFR)

Vladimir Poutine triomphe : Kiev vaincu par le Donbass malgré l’implication de l’OTAN (VOSTFR)

Les provocations contre la Russie, par Israel Shamir

Vladimir Poutine : l’ours de la Taïga russe se dresse face aux Etats-Unis – VOSTFR

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La débâcle de la dette de l’Ukraine

Le 27 février 2015 – Source Bloomberg

Ce sera difficile de reconstruire. PHOTO: GENYA SAVILOV/AFP/GETTY IMAGES

Alors même que son conflit avec les sécessionnistes soutenus par la Russie ne fait qu’empirer, le gouvernement ukrainien est confronté à une menace croissante sur le front économique: le fardeau de la dette souveraine est en train de devenir rapidement insupportable.

L’insurrection dans l’est a miné les finances du gouvernement ukrainien de deux façons, en plus des coûts directs liés à la guerre. Tout d’abord, en paralysant les régions industrielles qui représentaient 20% de la production du pays, elle a précipité ce dernier dans une profonde récession. Ensuite, le déclenchement de la fuite des capitaux provoquant logiquement la chute de la valeur de la devise ukrainienne, la hryvnia, a fini d’épuiser les finances d’un gouvernement dont la plus grande partie des dettes est libellée en dollars, gonflant les dettes [du fait de la chute de la hryvnia] à une valeur beaucoup plus importante en monnaie locale.

Voici un graphique montrant la charge des dettes du gouvernement ukrainien en obligations et en encours de prêts, représentée en pourcentage par rapport au produit intérieur brut, avec les dernières données ajustées au taux de change de la hryvnia le 26 février 2015 :

debt

Comme le montre le graphique, la dette du gouvernement ukrainien dépasse 100% du produit intérieur brut. C’est une hausse de près de 40% depuis le début de 2014, lorsque la Russie a procédé à l’annexion [référendaire, NdT] de la Crimée. C’est bien au-dessus de la barre des 70% que le Fond Monétaire International considère habituellement comme la limite du risque d’insolvabilité pour un pays émergent. Même si le gouvernement a finalement réussi à stabiliser son économie et ses coûts d’emprunt, il aura probablement des difficultés à réaliser indéfiniment un excédent budgétaire (hors service de la dette) d’environ 4% du PIB – un exploit sans précédent pour n’importe quel pays – juste pour empêcher le fardeau de cette dette d’empirer. [effet boule de neige, NdT]

Pour aggraver les choses, une très grande partie de la dette de l’Ukraine vient à échéance au cours des prochaines années. Le total des intérêts et des remboursements du capital jusqu’en 2017 devrait ajouter jusqu’à 27 milliards de dollars de dettes, éclipsant les 5 milliards de dollars en réserves de devises étrangères et même les 17,5 milliards de dollars que le FMI envisage de prêter au gouvernement. Voici la répartition du capital dû par année:

debt due

L’Ukraine envisage de demander un allègement à ses créanciers. La Russie, à qui l’Ukraine doit 3 milliards de dollars en décembre, pourrait refuser, laissant les pertes, pour l’essentiel, à la charge des détenteurs privés d’obligations, parmi lesquels le plus important est le gestionnaire d’actifs états-unien Franklin Templeton. Le Ministre des Finances du pays a récemment déclaré que le gouvernement devrait trouver plus de 15 milliards de dollars de concessions, un montant qui, selon les analystes de Goldman Sachs, pourrait réduire la valeur des obligations ukrainiennes de presque 50%. À en juger par la rapidité avec laquelle les finances du gouvernement sont en voie de détérioration, ce n’est peut-être que le début.

Traduit par Toma, relu par jj pour le Saker Francophone

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Que mijotent les BRICS et l’Allemagne?

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 28 février 2015 – Source Russia Today

Winston Churchill a déjà dit que sans guerre, il se sentait bien seul. L’empire perdu lui manquait énormément aussi. Le successeur de Churchill, l’Empire du Chaos, est aujourd’hui aux prises avec le même dilemme. C’est que certaines de ses guerres par procuration, comme en Ukraine, ne se passent pas très bien.

D’autant plus que la chute de l’empire se manifeste de plus en plus par une série de mesures prises par certains joueurs qui vont dans le sens d’un monde multipolaire.

Tout cela met évidemment dans tous leurs états les groupes de réflexion formant le royaume du baratin aux USA, qui y vont de leurs prévisions portant la marque de la CIA à propos de la désintégration prochaine de la Russie et de la montée de la dictature communiste en Chine. Bref, on se berce d’illusions (impérialistes) dans le peu de temps qui reste à la prolongation de l’hégémonie.

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Un assassinat pour notre temps de crise

Par Philippe Grasset – Le 2 mars 2015 – Source Dedefensa

 Il y avait une logique attendue face à cette sorte d’événements, dans tous les cas la raison nous le disait. Mais il faut se méfier de l’emploi exclusif de la raison pour la prévision, parce qu’elle est devenue, plus ou moins développée, la raison-subvertie par le Système ; même chez ceux qui parviennent à lutter contre l’influence du Système et qui le font en toute conscience, leur raison n’en subit pas moins quelques effets (et en général ils le savent et s’en gardent à mesure). C’est pourquoi il faut se garder de sacrifier à la prévision selon le mode classique rationnel (refuge de l’inconnaissance) et, une fois placé devant l’événement, encadrer strictement sa raison de l’expérience et surtout de l’intuition dont on doit espérer qu’elle est haute. Nous faisons ces considérations générales à propos de l’assassinat de l’opposant à Poutine Boris Nemtsov, vendredi soir, en plein cœur de Moscou, à quelques jets de pierre du Kremlin.

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