Un état des lieux, fait sans mâcher ses mots ni ses idées, de la situation géopolitique occidentale à la veille de l’inauguration de Trump.
Par Israel Shamir – Le 16 décembre 2016 – Source UNZ Review
Il fait si sombre maintenant dans le Nord. Le soleil se lève à 10 h pour se coucher à 15 h. La neige blanche et abondante, les étoiles glorieuses en dehors et les arbres de Noël à l’intérieur rendent cette obscurité supportable, mais tout juste. On comprend ici pourquoi les gens du Nord voyaient Yuletide [ancien terme pour désigner le jour de Noël, NdT] avec une grande inquiétude : ils n’étaient jamais sûrs que les ténèbres se lèveraient réellement et disparaîtraient et que la lumière gagnerait encore, cette année aussi. L’année dernière, cela a fonctionné, mais qui peut être sûr que cette année, les mort-vivants ne garderont pas le Soleil en captivité éternelle ?



Parfois, les charges semblent faible, car il n’y a pas d’« arme du crime » – pas de preuves évidentes, directes, de conspiration, de malfaisance ou de mauvaise intention – mais une fois que vous replacez ensemble toutes les preuves, cela forme une image cohérente et accablante. Et c’est ainsi avec l’administration Obama vis-à-vis de la Russie : en feignant l’intention hostile, il a fait tout son possible pour faire avancer l’agenda de la Russie. Et bien qu’il soit toujours possible de prétendre que tous les échecs d’Obama proviennent de sa simple incompétence, à un certain moment cette affirmation commence à sonner creux. Comment peut-il être si compétent… à être incompétent ? Peut-être a-t-il utilisé l’incompétence comme un voile pour couvrir sa véritable intention, qui était toujours de soutenir la Russie tout en rendant les États-Unis inutiles au maximum dans les affaires mondiales. Examinons les grandes initiatives de politique étrangère d’Obama sous cet angle.



Cela vient directement de Charles Lister, l’avocat des rebelles islamistes radicaux de Syrie, payé par l’Arabie saoudite : le haut conseil d’Ahrar al-Sham, qui est la plus grande organisation de rebelles modérés en Syrie, a organisé un vote sur sa fusion avec Jabhat Fateh al-Sham qui est la franchise syrienne d’al-Qaïda et une autre grande organisation rebelle.



