Par Vladimir Odintsov – Le 9 septembre 2021 – Source New Eastern Outlook

Ces derniers temps, on entend de plus en plus souvent dans l’Union européenne le fait que les Européens ont besoin d’une force armée commune. Le nombre de ces déclarations a sensiblement augmenté, surtout dans le contexte de l’échec des États-Unis et de l’OTAN en Afghanistan.
« L’Amérique quitte l’Afghanistan non seulement vaincue mais humiliée », écrit le quotidien français Le Figaro. La chute de Kaboul a ébranlé le monde qui s’était rassemblé autour de l’Amérique. Le retrait américain d’Afghanistan, et la manière dont il s’est produit, prive les États-Unis de leur capital confiance et enterre l’idée de garanties de sécurité de leur part, souligne le journal. Dans le même temps, les États-Unis sont aujourd’hui en position de faiblesse, sans unité au sein du pays. Le Figaro suggère donc à l’Europe de créer une nouvelle alliance qui contribuerait à défendre la sécurité et les frontières du continent, sans reposer sur les épaules des États-Unis.
Avec l’effondrement de l’Afghanistan et l’incapacité manifeste de Joe Biden à gérer la situation, le temps presse pour la bande du Davos, qui doit trouver un moyen d’éviter que la situation ne déraille complètement.
Nous vivons une nouvelle ère fascinante de réformes socialistes, très ambitieuses et radicales, qui ne visent qu’un seul résultat : gagner la bataille technologique contre l’Amérique.
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Il y a des moments où des lueurs de clarté brillent à travers le brouillard de la guerre narrative. Le discours d’investiture du président Raïssi ce mois-ci a été l’une de ces lueurs d’espoir. L’Iran se repositionne stratégiquement : les années passées à essayer de trouver un modus vivendi avec l’Occident n’ont fait que démontrer aux deux partenaires de cette « liaison » peu romantique qu’une relation n’est tout simplement pas possible. En effet, comme l’a laissé entendre Raïssi, cela a non seulement manqué de couler l’Iran, mais l’a aussi laissé avec une maison en désordre. Raïssi doit d’abord remettre de l’ordre dans sa maison, a-t-il dit, puis ouvrir la diplomatie à un cercle d’interactions plus large et plus diversifié. Les huit dernières années ont été étouffantes. Il faut ouvrir une fenêtre.