Le 15 aout 2020 – Source Peter Turchin

Palais présidentiel, Kaboul source : Wikimedia
Aujourd’hui, la République islamique d’Afghanistan s’est effondrée. Les hauts responsables, du président Ashraf Ghani jusqu’au plus bas, ont pris la fuite. L’armée a en partie fondu et en partie fait défection au profit des Talibans. Des pillages ont été signalés à Kaboul, les policiers ayant déserté leurs postes. Il s’agit d’un effondrement classique de l’État, même s’il est clair que le vide sera comblé assez rapidement par les Talibans, qui, selon les rapports, prévoient d’annoncer leur propre État depuis le palais présidentiel de Kaboul dans quelques jours.
Le gouvernement dépend, essentiellement, de la confiance. Son pouvoir repose sur l’idée que l’application des édits émis par la pression publique et le maintien de l’ordre est incontestable.
On écrit beaucoup de bêtises sur l’Afghanistan en Grande-Bretagne et aux États-Unis. La plupart de ces absurdités cachent un certain nombre de vérités importantes.
Nombreux sont les pays du monde qui n’adhèrent pas à la culture de victimisation étasunienne, consistant à glorifier quiconque se présente comme victime dès lors qu’il n’aura pas réussi à atteindre ses objectifs.
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