Difficile de voyager en Crimée !


Pour de nombreux Ukrainiens, les vacances en Crimée sont liées à du harcèlement de la part des nationalistes et des agents ukrainiens chargés des contrôles aux frontières.


Par Dmitri Kovalevitch – Le 1er septembre 2016 – Source junge Welt

Le chemin de l’Ukraine à la Crimée est pénible, mais pas impossible – Photo Maxim Zmeyev/Reuters

Le train de Kiev s’arrête à Novoaleksandrovska, la dernière gare en territoire ukrainien avant la frontière avec la Crimée. C’est un pauvre village, dans la steppe brûlée par la chaleur estivale. L’ancien trafic ferroviaire vers la Crimée a été interrompu en 2014 par l’Ukraine. Un grand nombre de locaux attendent les voyageurs qui veulent se faire conduire à la frontière, contre l’équivalent de trois ou quatre euros. Pour la plupart d’entre eux, c’est la seule possibilité de gagner un peu d’argent.

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Le G20 Made in China
: un séisme géo-économique

China's President Xi Jinping speaks at a news conference after the closing of G20 Summit in Hangzhou, Zhejiang Province, China, September 5, 2016. © Damir Sagolj


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 6 septembre 2016 – Source CounterPunch

Ce qui vient d’avoir lieu à Hangzhou, en Chine, est d’une immense importance géo-économique. Depuis le début, Pékin a pris le G20 très au sérieux ; cela a été conçu comme l’affaire de la Chine, et non celle de l’Ouest déclinant. Et encore moins celle de Washington.

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Un tournant en Syrie ?

Residents gather at the site of a bomb attack in Syria's northeastern city of Qamishli on July 27, 2016


Sputnik_logoLe 10 septembre 2016 – Source sputniknews

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’État américain John Kerry sont parvenus à un accord décisif sur la Syrie après des entretiens marathon. C’est la première fois que la communauté internationale est si proche de résoudre le conflit, mais la mise en œuvre de l’accord sera un défi encore plus grand en raison du grand nombre de parties prenantes.


Lors d’une conférence de presse le 9 septembre, Lavrov a décrit l’accord comme un paquet «important, pratique et concret», comprenant cinq documents qui ne seront pas rendus publics car ils contiennent des «informations assez sensibles et sérieuses». Pour sa part, Kerry a fait référence au plan comme «approche plus prescriptive et de plus grande envergure que ce que nous avons été en mesure de mettre en place à ce jour».

Voici ce dont la Russie et les États-Unis sont convenus.

La première étape consiste à fixer un cessez-le-feu national que personne, y compris les forces de Damas et les groupes d’opposition armés, n’est autorisé à violer. Cela implique l’abstention du gouvernement syrien de mener des frappes aériennes dans des zones où l’opposition, dite modérée, est située. Ces régions ont été décrites «très spécifiquement», a déclaré Kerry. La cessation des hostilités commencera par une période de 48 heures après le coucher du soleil le 12 septembre et sera reconduite pendant 48 heures si elle tient.

«Cela exige l’arrêt de toutes les attaques, y compris les bombardements aériens et toute tentative d’acquérir des territoires supplémentaires au détriment des parties en conflit. Elle exige un accès humanitaire sans entrave et soutenu à tous les assiégés même les plus difficiles à atteindre, y compris d’Alep», explique Kerry.

Destroyed buildings of the Syrian Air Force school in Aleppo, Syria

Bâtiments détruits de l’école de la Force aérienne syrienne à Alep, en Syrie © SPUTNIK / MIKHAIL Alaeddin

Si toutes les parties prenantes adhèrent au cessez-le pendant au moins sept jours, la Russie et les États-Unis vont passer à la deuxième étape.

Celle-ci consiste à créer un centre de mise en œuvre conjoint pour, selon Kerry, «travailler ensemble au développement des frappes militaires» contre al-Nusra, la branche d’al-Qaïda en Syrie qui a récemment affirmé avoir rompu les liens avec l’organisation terroriste, et Daesh, le groupe brutal qui contrôle encore de vastes zones en Irak et en Syrie.

«Je tiens à souligner que ces mesures ne peuvent être mises en œuvre efficacement que si toutes les parties respectent leurs obligations», a observé le chef de la diplomatie américaine, ajoutant que l’accord n’est pas «basé sur la confiance», mais plutôt «sur un moyen de fournir la surveillance et le respect de l’intérêt mutuel et d’autres choses».

Ceci a également été une source de préoccupation majeure pour Moscou. Lavrov a averti que «personne ne peut donner cent pour cent de garanties» que l’accord apportera la paix en Syrie car de nombreuses parties prenantes, avec des agendas contradictoires, sont «impliquées dans ce casse-tête».

M. Lavrov a mentionné la «séparation physique» des terroristes d’opposition modérée sur le terrain comme «la priorité».

Le diplomate russe a déclaré que le gouvernement syrien était d’accord avec le plan et prêt à remplir ses obligations. Pour sa part, Kerry a déclaré que l’opposition «a indiqué qu’elle est prête» à répondre aux «normes que nous avons établies» à condition que Damas prouve son sérieux au sujet de l’accord et que le cessez-le-feu tienne.

Gazeta.ru observe que l’accord «pourrait modifier considérablement le conflit syrien», car il est possible que la Russie et les États-Unis «présentent un front uni contre les terroristes». Le Dr Theodore Karasik, conseiller principal chez Gulf State Analytics, a averti que l’accord pourrait subir le même sort que  le premier cessez-le feu qui était entré en vigueur en février.

«La situation sur le terrain est en constante évolution. Elle ressemble à une tour de Babel où l’on ne peut parvenir à un accord avec quiconque. Cela signifie que toute entente à long terme pourrait être condamnée», a-t-il déclaré au journal.

Voilà pourquoi autant Lavrov que Kerry ont demandé à plusieurs reprises à toutes les personnes concernées d’adhérer au plan. Si elles le font, l’affaire pourrait «réduire la violence, soulager la douleur, et permettre la reprise du mouvement vers une paix négociée et une transition politique en Syrie, comme l’a dit Kerry. Nous croyons que le plan tel qu’il est présenté – s’il est appliqué, et suivi – peut être un tournant, un moment de changement», a-t-il ajouté.

Sputniknews

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Russie, Syrie, Turquie : un accord pour agir en Syrie


Par Valentin Vasilescu – Le 1er septembre 2016 – Source Katehon


Si la Russie le voulait, elle pourrait déployer trois divisions blindées en Syrie dans les 72 heures et ainsi résoudre définitivement le problème des rebelles islamistes. Les États-Unis pourraient faire la même chose, dans leur poursuite de l’éviction de Bachar al-Assad du pouvoir.

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La plus grande menace pour la paix ?
Une réponse à Pepe Escobar, pas une compétition avec lui

Des manipulations mentales de plus en plus efficaces vont changer la démocratie.

Les formes pittoresques et désuètes – élections, parlements, cours suprêmes, et. – seront conservées.

La nature sous-jacente sera un nouveau totalitarisme. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans sacrés resteront en place... La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions radiophoniques et de tous les éditoriaux. Pendant ce temps, l'oligarchie régnante, ses soldats d'élite, sa police, ses industriels avisés et ses laveurs de cerveaux pourra tranquillement mener les affaires à sa convenance.

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes, 1931

Par Philip Roddis – Le 31 août 2016 – Source offguardian

Dans un article du mois dernier Pepe Escobar expose une évaluation utile des intérêts contradictoires de la Chine et des États-Unis dans la mer de Chine du Sud. Il s’agit d’un article bien informé et je le recommande sans réserve…

… Mais pas sans condition.

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Le cas de la partition de l’Ukraine


Saker US

Saker US

Par The Saker – Le 1er septembre 2016 – Source The Saker

De même que la presse-système ne rapporte pas que les États-Unis et la Russie sont sur une trajectoire de collision qui peut déboucher sur une guerre nucléaire, elle ne parle pas non plus de l’Ukraine en train de s’effondrer. Cela ne signifie pas, pour autant, que l’Ukraine ne s’effondre pas ; elle s’effondre. En fait, cela fait déjà un long moment, mais puisque cet effondrement passe inaperçu par manque d’action militaire et grâce au soutien politique de l’Empire, il ne paraît pas catastrophique – au sens où il causerait un changement spectaculaire subit.

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Le G20 s’ouvre dans la zone technologique de Hangzhou, en Chine…


… dans un contexte géopolitique très tendu


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 2 septembre 2016 – Source CounterPunch

La Chine a investi un immense capital politique et économique pour préparer ce sommet. Les débats tourneront autour du thème principal de la recherche de solutions «vers une économie mondiale revigorée, interconnectée, inclusive et innovante». Continuer la lecture

Dieu mort ? Ah bon !


Le réseau mondial du Département d’État US et le « marché » des religions


John Kerry, Secrétaire d’État US : Notre Père qui êtes aux cieux…


Par Alexey Balashov – Le 23 août 2016 – Source Katehon

Dans son rapport annuel sur la liberté religieuse dans le monde, le Département d’État des États-Unis, comme de coutume, a critiqué la Russie en déclarant que les lois adoptées dans le pays contre l’extrémisme sont utilisées contre les « minorités religieuses ». Hare Krishna, scientologues, les Mormons, les groupes islamiques et diverses « églises » protestantes se plaignent du gouvernement russe et de l’Église orthodoxe russe. Selon les plaintes, ces groupes ne sont pas autorisés à prêcher dans le pays, d’où la raison pour laquelle la majorité de la population continue d’être fidèle à la foi chrétienne orthodoxe.

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Rapprochement Russie–Turquie
ni alliance ni convergence


La synthèse sur le rapprochement turco-russe appelle une clarification

Note du Saker Francophone

Le blog Stratediplo, qui publie chaque semaine des analyses géopolitiques, a consacré, le 25 août, un article au rapprochement russo-turc, événement qui potentiellement change la donne stratégique, au moins au Moyen-Orient, s'il ne reste pas du domaine de la communication.

Il revient sur le sujet par une analyse historique de fond sur les chances à long terme de ce rapprochement, que nous publions ci-dessous.

Le 28 août 2016 – Source stratediplo

On n’évoquait qu’un rapprochement stratégique en vue de la guerre qui se prépare, et uniquement dans l’optique où la Turquie anticiperait une victoire de la Russie sur le terrain, sans préjudice des implications en termes d’équilibres mondiaux pour la suite du siècle.

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