Trump et les bulles d’un (vieux) monde englouti


Saker US

Saker US

Par le Saker – Le 2 juin 2017 – Source The Saker

Tout d’abord, un aveu : je ne sais vraiment pas comment les médias commerciaux ont couvert le voyage de Trump à l’OTAN et au sommet du G7. Pour le dire franchement, je ne m’y intéresse pas vraiment – il y a longtemps déjà que j’ai cessé d’écouter ces complices impériaux. Il y a un risque à les ignorer totalement, celui de dire « blanc » lorsque tous les autres disent « noir ». C’est un risque mineur – et après tout, qui s’en soucie ? – mais aujourd’hui, je vais le prendre pour vous donner mon propre point de vue sur le voyage de Trump en Europe : je pense que c’était un immense succès. Mais pas tant pour Trump que pour les ennemis de l’Empire, comme moi. Voici mon propre compte-rendu de ce que je pense qu’il s’est passé. Continuer la lecture

L’empire de Washington englué

Washington’s Empire Is Not Unraveling


Paul Craig Roberts

Par Paul Craig Roberts – Le 4 juin 2017 – Source Russia Insider

Le complexe militaro-industriel de sécurité a mis soixante-dix ans à construire son empire. Le complexe a assassiné un président américain (JFK) qui le menaçait et expulsé un autre (Richard Nixon) de son siège. Le complexe ne tolère pas l’élection de politiciens en Europe qui pourraient ne pas suivre la ligne de Washington sur la politique étrangère et économique.

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L’histoire de la prise de contrôle par les néocons sur les États-Unis (4/4)


Par Paul Fitzgerald et Elizabeth GouldLe 10 mai 2017 – Source The Saker

Partie 4 – L’étape finale de la prise de contrôle des élites machiavelliennes sur l’Amérique

De Trotsky à Burnham, de Burnham à Machiavel et de Machiavel au néoconservatisme, le cercle de l’impérialisme britannique se referme

L’affirmation récente de la Maison Blanche de Trump, selon laquelle Damas et Moscou diffusaient des « faux récits » pour induire le monde en erreur sur l’attaque au gaz du 4 avril à Khan Chaykhoun est une nouvelle étape dangereuse, dans la guerre de propagande sur les « fausses nouvelles » lancée dans les derniers jours de l’administration Obama. C’est une étape dont les profondes racines, plongeant dans la Quatrième Internationale communiste de Trotsky, doivent être comprises avant de décider si la démocratie américaine peut être restaurée. Continuer la lecture

L’attaque idiote de la CIA, par l’intermédiaire d’EI, contre Duterte


Par William Engdahl – Le 30 mai 2017 – Source New Eastern Outlook

Le seul mot que je trouve pour qualifier cette attaque est « idiote ». Je me réfère à la dernière tentative de changement de régime, par la CIA, contre le président philippin Rodrigo Duterte. La soi-disant attaque terroriste d’EI dans l’île méridionale de Mindanao, une île essentiellement musulmane dans un archipel de 100 millions de personnes essentiellement chrétiennes, a débuté littéralement en plein milieu de la rencontre entre le président Duterte et le président russe Vladimir Poutine à Moscou. Cette rencontre s’est tenue dans la foulée de la participation de Duterte au premier forum de la nouvelle Route de la soie qui s’est déroulé à Pékin, le 15 mai dernier. La colonie étasunienne, depuis 1898, s’éloigne visiblement du maitre Washington.

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La Russie devient le premier fournisseur d’or noir à la Chine


La fin de la domination du dollar n’est pas une abstraction pour la Russie et la Chine. Elle a commencé. La Russie récolte les bénéfices de pouvoir se passer du dollar pour vendre son pétrole


RIPar RI Staff – Le 18 mai 2017 – Source Russia Insider

Dollar slayers

Les tueurs du dollar

En janvier, il a été révélé que, pour la première fois, la Russie avait dépassé l’Arabie saoudite en 2016, pour devenir le plus grand fournisseur de pétrole brut à la Chine.

Selon OilPrice.com, « La Russie est maintenant le premier fournisseur de pétrole brut pour la Chine, un statut qu’elle est très susceptible de conserver pour les années à venir, après avoir bénéficié d’une augmentation spectaculaire de 24 pour cent en 2016. Presque toutes les routes d’approvisionnement vers la Chine ont connu une croissance en 2016. »

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« Teapot » raffineries en Chine – breakingenergy©

Certains rapports médiatiques attribuent l’ascendance de la Russie sur le marché de pétrole brut de la Chine à une demande accrue des raffineries chinoises indépendantes, les « teapot », mais cette explication ignore commodément l’éléphant dans la salle : Pékin tourne le dos au dollar et, contrairement aux Saoudiens, la Russie est plus que satisfaite de faire des affaires en yuans.

Comme l’a souligné Paul Goncharoff la semaine dernière :

« Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie a montré qu’à la fin de 2015, la Russie a dépassé l’Arabie saoudite, en tant que plus gros exportateur brut en Chine. Le commerce est réglé en rouble / yuan, et non en dollar américain. Les exportations russes vers la Chine ont plus que doublé au cours des sept dernières années, atteignant plus de 550 000 barils par jour et devraient continuer à être solides, notamment via le pipeline de l’Est de la Sibérie et de l’océan Pacifique (ESPO). »

Au début de la décennie, l’Arabie saoudite fournissait 20% des importations de brut chinois, alors que la Russie était en retard, à 7%. Maintenant, les Saoudiens ont été détrônés.

Cela n’a pas eu lieu du jour au lendemain. Même la presse commerciale traditionnelle a compris ce qui se passait.

Comme Bloomberg l’a remarqué en juin 2015 :

« Après l’acceptation récente par la Russie du renminbi en tant que moyen de règlement pour le pétrole, nous espérons que les importations de pétrole par la Chine seront plus importantes », a déclaré dans un courriel Gordon Kwan, chef de la recherche régionale sur le pétrole et le gaz à Nomura Holdings Inc., basé à Hong Kong, se référant à la monnaie chinoise. « Si l’Arabie saoudite veut reprendre sa place de numéro un, elle doit accepter le renminbi pour les règlements pétroliers, plutôt que seulement le dollar. »

La fin de la domination du dollar n’est pas un rêve opiacé d’Edgar Allen Poe. Elle a lieu.

RI Staff

Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

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L’État profond à la manœuvre

... L'assaut contre la présidence de Trump est la plus grande menace pour la sécurité nationale américaine aujourd'hui. 

Stephen F. Cohen


Le maintien de toute relation entre les États-Unis et la Russie est maintenant considéré comme une trahison par l’establishment anti-Trump


RIPar The Real Fly – Le 17 mai 2017 – Source Russia Insider

Stephen F. Cohen

Stephen F. Cohen, professeur d’études russes à Princeton et NYU – un espion russe évidemment – était hors de lui ce soir, dans l’incrédulité absolue à propos de la pathétique insignifiance de la gigantesque chasse aux sorcières lancée contre Trump pour assaillir sa présidence.

Il a déclaré : « Aujourd’hui, je dirais que la plus grande menace pour la sécurité nationale est cette agression contre le président Trump. Soyons clairs, il est accusé de trahison. Cela n’a jamais eu lieu en Amérique, que nous ayons un agent russe à la Maison Blanche. »

Cohen croit que Flynn n’a rien fait de mal en parlant à l’ambassadeur de Russie, expliquant qu’il n’a ainsi fait que son job.

Il a ensuite mis en lumière le fait indélébile qu’il y a une quatrième branche du gouvernement, la communauté du renseignement, qui s’est mêlée des affaires de politique étrangère américaine, entravant les trois autres branches du gouvernement, ajoutant :

« En 2016, le président Obama a conclu un accord avec le président russe Poutine, pour la coopération militaire en Syrie. Il a dit qu’il allait partager les renseignements avec la Russie, exactement ce que Trump et les Russes sont supposés avoir fait l’autre jour.

Notre ministère de la Défense, le Pentagone, a déclaré qu’il ne partagerait aucun renseignement. Et quelques jours plus tard, ils ont tué des soldats syriens, violant l’accord, et ça s’est terminé là. Alors, nous pouvons nous demander qui fait aujourd’hui notre politique étrangère à Washington ? »

Le professeur Cohen a précisé :

« Vous et moi devons poser une question subversive, y a-t-il vraiment trois branches du gouvernement, ou y en a-t-il une quatrième ? Ces services de renseignement. Ce que nous savons, en fait, c’est que Obama a essayé – pas trop – mais il a essayé de forger une alliance militaire avec Poutine, en Syrie, contre le terrorisme et il a été saboté par le département de la Défense et ses alliés dans les services de renseignement. »

Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

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L’histoire de la prise de contrôle par les néocons sur les États-Unis (3/4)


Par Paul Fitzgerald et Elizabeth GouldLe 10 mai 2017 – Source The Saker

« Les effets maléfiques de la presse quotidienne moderne » – Puck, magazine américain 1888


 

Partie 3 – Comment la CIA a créé une fausse réalité occidentale pour la « guerre non conventionnelle »

L’idéologie étrange, psychologiquement conflictuelle et politiquement créatrice de division, communément appelée néoconservatisme, peut revendiquer de nombreux parrains. Irving Kristol, le père de William Kristol, Albert Wohlstetter, Daniel Bell, Norman Podhoretz viennent immédiatement à l’esprit et il y en a beaucoup d’autres. Mais à la fois dans sa théorie et dans sa pratique, le titre de père fondateur du programme néoconservateur d’une guerre sans fin qui domine la pensée de la Défense et la politique étrangère américaines pourrait être attribué surtout à James Burnham. Continuer la lecture

La nouvelle Route de la soie chinoise est basée sur le programme de sécurité nationale du pays


Par James Jay Carafano – Le 15 mai 2017 – Source The National Interest


Le voyage de Trump en Europe comporte plusieurs arrêts. Pourtant, ces voyages semblent être légers en substance. Mais c’est très bien ainsi. Il va revenir. En fait, il est probable que le dialogue transatlantique va s’accélérer de manière significative. Et il y aura probablement un autre élément ajouté à l’ordre du jour : la Chine.

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La Corée du Nord : un vrai danger ?


Selon des experts, il se pourrait que les États-Unis ne puissent pas intercepter les missiles nord-coréens.

Note du Saker Francophone

Ken Dilanian, auteur de l'article que nous présentons ci-dessous, sent le soufre. Il est notamment accusé par Ken Silverstein, dans The Intercept, d'être une serpillière de la CIA, auprès de laquelle il prendrait ses ordres.

Alors faut-il mettre la publication de cet article sur le compte du désordre washingtonien, de la propagande ou de l'appel à plus de fonds pour le complexe militaro-industriel ? À vous de juger. 

Pour paraphraser l'ineffable Rumsfeld et ses "known knowns", il y a les gens "Système système", les "Système antisystème", les "Antisystème système" et les "Antisystème antisystème" !

Résultat d’images pour Ken DilanianPar Ken Dilanian – Le 19 avril 2017 – Source nbcnews

Des généraux parmi les plus éminents ont, depuis des années, insisté sur le fait que si la Corée du Nord lançait un missile, l’armée étasunienne l’abattrait.

Mais, selon des scientifiques indépendants et des investigateurs gouvernementaux, c’est une affirmation très discutable.

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L’Iran parie sur l’avenir avec le réformiste Rohani


Le président en exercice a remporté la victoire contre le conservateur Raisi, avec un taux élevé de participation qui garantit la poursuite de l’ouverture du pays au monde.


Par Pepe Escobar – Le 20 mai 2017 – Source Asia Times via entelekheia.fr

Iran, Rohani,

Dans la bataille électorale récurrente entre les principlists (conservateurs) et les réformistes, les réformistes iraniens ont encore remporté une franche victoire.

Le président de l’Iran, Hassan Rohani, a été plébiscité samedi – avec au moins 56.88% des votes selon le dernier décompte au moment de la publication de cet article, et une part des votes estimée à 20 millions de voix (il en avait obtenu 18,6 millions en 2013).

A la fin, comme prévu, tout s’est joué sur le taux de participation ; plus de 70% dans les villes principales, avec un pic de 78% à Qom – le cœur religieux du chiisme. Un faible taux de participation aurait bénéficié aux intégristes, qui peuvent compter sur une base électorale de « vrais croyants » d’à peu près 20% de voix. Vingt-neuf pourcents de l’électorat iranien se compose de jeunes adultes (18-29 ans) très mobilisés par les élections.

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