En faisant la promotion d’une culture du relativisme et en niant l’importance d’une vérité objective, le politiquement correct a semé les graines des catastrophes d’aujourd’hui.
Par Vladimir Golstein – Le 21 décembre 2016 – Source The Duran

Attention. Je soutiens la liberté de parole, pas le politiquement correct.
Un fantôme hante l’Europe – et ce n’est pas le fantôme du communisme. Le rêve de Marx a été remplacé par un fantôme beaucoup plus primitif, pernicieux et grotesque, celui du Politiquement Correct [PC dans la suite du texte, NdT] et de son frère jumeau tout aussi primitif, grotesque et virulent : la xénophobie et le racisme.
Ce changement de fantôme n’est pas dû au hasard. Comme dans la tactique du bon flic, méchant flic, ces frères jumeaux semblent bien réussir, dans leur insidieuse tentative de supprimer tout discours sérieux sur la politique intérieure ou étrangère, toute tentative d’aller au-delà des raisonnements préalablement approuvés et prédéterminés pour que l’ordre demeure protégé des fantômes de Marx ou d’autres, considérés comme tout aussi dangereux.
George Clooney, un des acteurs les plus rentables du cinéma de Hollywood, un homme dont les visées présidentielles ainsi que l’inimitié pour Donald Trump sont évidentes, vient d’annoncer son projet de tourner un film en l’honneur des Casques blancs en Syrie. Pour le public moyen abreuvé de propagande, les Casques blancs sont des héros qu’on ne présente plus. Se trouvant toujours dans des zones contrôlées par la soi-disant « opposition modérée » au régime de Bachar el-Assad, en fait une bande de terroristes patentés comme EI ou le groupe terroriste auparavant appelé Jabat al-Nosra, les Casques blancs ont été hissés au pinacle comme étant les prétendus sauveurs du peuple syrien contre la bestialité du « dictateur sanguinaire et brutal » Bachar el-Assad.


Il fait si sombre maintenant dans le Nord. Le soleil se lève à 10 h pour se coucher à 15 h. La neige blanche et abondante, les étoiles glorieuses en dehors et les arbres de Noël à l’intérieur rendent cette obscurité supportable, mais tout juste. On comprend ici pourquoi les gens du Nord voyaient Yuletide [ancien terme pour désigner le jour de Noël, NdT] avec une grande inquiétude : ils n’étaient jamais sûrs que les ténèbres se lèveraient réellement et disparaîtraient et que la lumière gagnerait encore, cette année aussi. L’année dernière, cela a fonctionné, mais qui peut être sûr que cette année, les mort-vivants ne garderont pas le Soleil en captivité éternelle ?

