L’ennemi héréditaire de l’Amérique est l’Angleterre, pas la Russie. Historiquement, la Russie a peut-être été le principal allié des États-Unis. L’Angleterre reste le premier ennemi de l’Amérique, comme pendant la Révolution américaine.
Par Eric Zuesse − Le 27 avril 2020 − Source The Saker Blog
Le seul ennemi de l’Amérique pendant la guerre révolutionnaire (1775-1783) était l’Angleterre. Depuis qu’elle a été vaincue dans cette guerre, l’Angleterre – contrôlée par l’aristocratie britannique – a tenté de diverses manières de reprendre le contrôle de l’Amérique.
Certains se sont demandé comment le président Poutine pourrait coopérer avec le président Trump pour que l’OPEP + fasse monter les prix du pétrole – alors que ces prix plus élevés ne contribueraient qu’à soutenir la production de pétrole américaine. En fait, le président Poutine était invité à subventionner l’économie américaine – au détriment de ses propres ventes de pétrole et de gaz [et malgré les sanctions, NdT] – car la production de schiste américain n’est tout simplement pas rentable à ces prix. En d’autres termes, la Russie semblait se tirer une balle dans le pied.
Considérez ceci comme une lettre ouverte à la bande du Gang de Davos. Je vous vois profiter de la pandémie de la COVID-19 pour orienter la table vers vos intérêts : prendre le pouvoir pendant que vos institutions s’écroulent.
Dans l’angoisse de la séquestration sociale qui tord les tripes, avec la valse des carrières, de l’épargne, de l’avenir et de ses rêves, des voix s’élèvent au-dessus du vacarme des statistiques contradictoires pour se demander : que se passe-t-il ici ?
Une tragédie collective est toujours une occasion d’apprendre. Il en a été ainsi pour les grandes guerres, les catastrophes naturelles, les effondrements économiques, les révolutions politiques. La pandémie de COVID-19 fait partie de ces tragédies. Bien que le nombre de victimes puisse paraître dérisoire par rapport au carnage qu’est une guerre, elle a des effets secondaires qui nous laissent choqués et nauséeux. L’effet le plus évident est l’apparition soudaine d’une grave dépression économique, avec son cortège de détresse sociale, dont le bilan sera lourd pour les années à venir. Ensuite, il y a la révélation de l’incompétence de nos institutions publiques – l’inhumanité impitoyable de ceux qui gouvernent à Washington n’a d’égal que leur ineptie clownesque. C’est dans ce domaine que nous devrions d’abord comprendre la morale de l’histoire et apprendre les leçons.
L’intrusion d’un événement totalement étranger – comme une pandémie – dans un statu quo donné, ne le rompt pas nécessairement en, et par, lui-même. Mais elle expose cruellement les lacunes et le fonctionnement du statu quo existant. Elle les montre, non seulement nus, mais dévoile aussi, soudainement, les sombres coulisses des prébendes, à peine légales, au profit des entreprises, des copains et des coquins de Wall Street.

La pandémie de coronavirus a un impact mortel sur la population mondiale. Cependant, la pandémie a également fait une autre victime, collatérale. Diverses formes de fédérations, où un exécutif central devrait fournir un parapluie de sécurité et de santé égal à toutes les parties constitutives de l’entité fédérale, ont vu les centres se dérober à leurs responsabilités et n’ont pas agi pour la nation dans son ensemble ou ont favorisé certains membres pour des motifs politiques. 