"Je suis devenu convaincu que le prochain événement majeur qui sera utilisé pour centraliser davantage le pouvoir et intensifier l’autoritarisme national sera centré sur les tensions américano-chinoises. Nous n'avons pas encore assisté à cet «événement», mais il y a de fortes chances qu'il se produise dans un an ou deux.
Actuellement, le favori semble être une activité agressive majeure de la Chine à Hong Kong, mais cela pourrait être vraiment n'importe quoi. Taïwan, la mer de Chine méridionale, la guerre monétaire, économique ou cybernétique ; les points chauds sont nombreux et s'intensifient de jour en jour. Quelque chose va se casser et alors il vaudra mieux être prêt à ne pas agir comme des imbéciles pour la quatrième fois dans ce siècle.
Lorsque ce jour arrivera, et ce n'est probablement pas trop loin, certaines factions essaieront de vous vendre l'idée monstrueuse que nous devons être plus chinois que la Chine pour la vaincre. On nous dira que nous avons besoin de plus de centralisation, de plus d’autoritarisme et de moins de liberté et de libertés civiques, sinon la Chine gagnera. Un tel discours est un non-sens et la meilleure façon de répondre est de rejeter les pires aspects du système chinois et d'aller dans l'autre sens."
Michael Krieger, extrait d'un article de 2019: Two Paths Forward with China - The Good and The Bad
Par Michael Krieger − Le 1er mai 2020 − Source Russia Insider
Alors que la farce clownesque du Russiagate retourne à l’égout dont elle est issue, un récit encore plus destructeur s’est métastasé à la suite de la réponse incompétente du gouvernement américain à la Covid-19.
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Le seul ennemi de l’Amérique pendant la guerre révolutionnaire (1775-1783) était l’Angleterre. Depuis qu’elle a été vaincue dans cette guerre, l’Angleterre – contrôlée par l’aristocratie britannique – a tenté de diverses manières de reprendre le contrôle de l’Amérique.
Certains se sont demandé comment le président Poutine pourrait coopérer avec le président Trump pour que l’OPEP + fasse monter les prix du pétrole – alors que ces prix plus élevés ne contribueraient qu’à soutenir la production de pétrole américaine. En fait, le président Poutine était invité à subventionner l’économie américaine – au détriment de ses propres ventes de pétrole et de gaz [et malgré les sanctions, NdT] – car la production de schiste américain n’est tout simplement pas rentable à ces prix. En d’autres termes, la Russie semblait se tirer une balle dans le pied.
Considérez ceci comme une lettre ouverte à la bande du Gang de Davos. Je vous vois profiter de la pandémie de la COVID-19 pour orienter la table vers vos intérêts : prendre le pouvoir pendant que vos institutions s’écroulent.
Dans l’angoisse de la séquestration sociale qui tord les tripes, avec la valse des carrières, de l’épargne, de l’avenir et de ses rêves, des voix s’élèvent au-dessus du vacarme des statistiques contradictoires pour se demander : que se passe-t-il ici ?
L’intrusion d’un événement totalement étranger – comme une pandémie – dans un statu quo donné, ne le rompt pas nécessairement en, et par, lui-même. Mais elle expose cruellement les lacunes et le fonctionnement du statu quo existant. Elle les montre, non seulement nus, mais dévoile aussi, soudainement, les sombres coulisses des prébendes, à peine légales, au profit des entreprises, des copains et des coquins de Wall Street.