Par Thomas Fazi et Ciarán O’Regan – Le 13 décembre 2024

Vendredi 6 décembre, les négociations sur l’accord de libre-échange UE-Mercosur s’achevaient. Deux jours plus tard, j’étais assis à l’hôtel West Cork, Skibbereen, après avoir mangé un merveilleux déjeuner dominical après la messe. À l’extérieur de la fenêtre à ma droite, sur un vieux bâtiment en pierre, se trouvait un panneau indiquant « L’histoire de la famine » avec une flèche pointant vers le Centre du patrimoine local. Skibbereen, “le noyau même de la famine” selon l’un des panneaux d’information sur le mur de ce qui était autrefois une soupe populaire pour les misérables, a été le théâtre d’une terrible tragédie.
Elihu Burritt, un philanthrope américain qui a visité l’endroit pendant la plus noire des années noires, 1847, a rapporté ce qu’il a vu:
Il y a quelques semaines,
Zuckerberg admet candidement qu’il a subi des pressions de la part de l’administration Biden pour censurer les informations gênantes pendant la pandémie. Défendre Durov, c’était bien quand c’était le « dictateur Poutine » qui le poursuivait. Aujourd’hui, tout le monde appelle à le mettre au pilori parce que la France de Macron l’a arrêté pour une gestion trop laxiste du contenu de sa chaîne Telegram. Cette France, d’ailleurs, où la démocratie est suspendue depuis deux mois et où le protégé de Rothschild fait tout pour ne pas confier au Front populaire le soin de former un gouvernement.
Les élites bruxelloises ont poussé un long soupir de soulagement : la droite française était bloquée. Les marchés 

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Une année remplie d’élections à fort enjeu en plein milieu de transformations internationales majeures, cela promet un jeu palpitant. Les processus politiques nationaux sont depuis longtemps inextricablement liés à ceux de la politique étrangère ; après tout, c’est ce qu’on appelait la mondialisation – effacer les frontières. Aujourd’hui, cependant, la question est de savoir ce qui joue le plus grand rôle : les dynamiques domestiques des grands pays qui ont un impact sur les affaires mondiales ou l’inverse. Cela peut être l’un ou l’autre. Une chose est sûre : la théorie des relations internationales est désormais impuissante sans la perspective sociologique. Il est impossible de prédire l’état du « grand échiquier » sans comprendre les sentiments de l’opinion publique dans chaque case.