Par Chris Hedges – Le 23 décembre 2024

Inside Out – par M. Fish
Depuis plus de vingt ans, moi-même et une poignée d’autres personnes – Sheldon Wolin, Noam Chomsky, Chalmers Johnson, Barbara Ehrenreich et Ralph Nader – avertissons que l’accroissement des inégalités sociales et l’érosion constante de nos institutions démocratiques, y compris les médias, le Congrès, les syndicats, les universités et les tribunaux, conduiront inévitablement à un État autoritaire ou fasciste chrétien. Mes livres – « American Fascists : The Christian Right and the War on America » (2007), “ Empire of Illusion : The End of Literacy and the Triumph of Spectacle » (2009), “Death of the Liberal Class” (2010), “Days of Destruction, Days of Revolt” (2012), écrit avec Joe Sacco, “Wages of Rebellion” (2015) et “ America : The Farewell Tour » (2018) sont une succession de plaidoyers passionnés pour que la décadence soit prise au sérieux. Je ne me réjouis pas d’avoir raison.

Il y a quelques semaines,
Zuckerberg admet candidement qu’il a subi des pressions de la part de l’administration Biden pour censurer les informations gênantes pendant la pandémie. Défendre Durov, c’était bien quand c’était le « dictateur Poutine » qui le poursuivait. Aujourd’hui, tout le monde appelle à le mettre au pilori parce que la France de Macron l’a arrêté pour une gestion trop laxiste du contenu de sa chaîne Telegram. Cette France, d’ailleurs, où la démocratie est suspendue depuis deux mois et où le protégé de Rothschild fait tout pour ne pas confier au Front populaire le soin de former un gouvernement.
Les élites bruxelloises ont poussé un long soupir de soulagement : la droite française était bloquée. Les marchés 

Par
Une année remplie d’élections à fort enjeu en plein milieu de transformations internationales majeures, cela promet un jeu palpitant. Les processus politiques nationaux sont depuis longtemps inextricablement liés à ceux de la politique étrangère ; après tout, c’est ce qu’on appelait la mondialisation – effacer les frontières. Aujourd’hui, cependant, la question est de savoir ce qui joue le plus grand rôle : les dynamiques domestiques des grands pays qui ont un impact sur les affaires mondiales ou l’inverse. Cela peut être l’un ou l’autre. Une chose est sûre : la théorie des relations internationales est désormais impuissante sans la perspective sociologique. Il est impossible de prédire l’état du « grand échiquier » sans comprendre les sentiments de l’opinion publique dans chaque case.