Par Moon of Alabama – Le 26 juillet 2021
Les États-Unis jouent un double jeu dans leur approche de la Chine. Ils utilisent tous les moyens pour tirer profit de la Chine là où ils le peuvent, tout en la limitant dans les domaines où ils ne peuvent plus la concurrencer. Les Chinois rejettent cette attitude. Les États-Unis, disent-ils, ne devraient pas considérer la Chine comme un ennemi. Ils devraient cesser de lui faire la leçon, l’accepter comme un égal et coopérer avec elle dans tous les domaines.
Mais les États-Unis ne sont pas disposés à le faire. Leur complexe média-militaro-industriel est déjà prêt pour une guerre froide avec la Chine. Il va en tirer des milliers de milliards de dollars. De son côté, la Chine est prête à répondre durement, si elle y est obligée.

Winston Churchill a fait remarquer qu’en temps de guerre, la vérité doit être entourée d’un garde du corps de mensonges. Nombre de mes propres articles, parmi les plus longs et les plus controversés, ont suivi une présentation quelque peu analogue, les sections d’ouverture, qui comptent parfois des centaines de mots ou plus, étant souvent plutôt inoffensives ou même quelque peu hors sujet. Elles sont destinées à servir d’introduction fade ou édulcorée au contenu beaucoup plus dangereux qui suit, qui pourrait autrement avoir tendance à alarmer et à dissuader le lecteur occasionnel s’il était introduit trop rapidement.
Le destroyer à missiles guidés USS John Paul Jones, qui a croisé au large des îles Lakshadweep le 7 avril dernier, a jeté les sinophobes indiens en état de confusion. Un quotidien de premier plan l’a signalé comme « une rare chute entre deux partenaires du groupe Quad ». Un analyste anti-chinois a tweeté qu’il s’agit simplement d’un « exercice de relations publiques raté » de la part des Étasuniens.