Par Caitlin Johnstone – 26 avril 2024
Les dirigeants de l’Empire et les propagandistes perdent la tête à cause des manifestations étudiantes contre le génocide à Gaza sur les campus universitaires, et nous assistons donc naturellement à la folle tentative de présenter cette situation comme le résultat de l’ingérence de la Russie, de la Chine, de l’Iran et du Hamas. Ces conspirations démentes sur l’influence étrangère surviennent alors même que le premier ministre israélien, le représentant d’un gouvernement étranger, appelle ouvertement le gouvernement américain à réprimer les manifestations universitaires par tous les moyens nécessaires.
Dans un discours soutenant l’interdiction de TikTok mardi dernier, le sénateur Pete Ricketts a déclaré que les manifestations étaient un exemple de « l’utilisation de TikTok par le Parti communiste chinois pour influencer l’opinion publique sur des événements à l’étranger ». « Regardez ce qui se passe actuellement sur les campus universitaires du pays », a déclaré M. Ricketts. « Les militants pro-Hamas occupent les espaces publics et empêchent les campus de fonctionner. »
Vendredi, le secrétaire d’État Antony Blinken a rencontré le président chinois Xi Jinping à Pékin, clôturant ainsi sa visite de trois jours en Chine.
Charles Michel, le président du Conseil européen, a appelé l’Europe à passer à une « économie de guerre » . Il justifie cet appel en partie par un soutien urgent à l’Ukraine, mais surtout par la nécessité de relancer l’économie européenne (en perdition) en se concentrant sur l’industrie de la défense.
Washington a dépoussiéré sa vieille boîte à outils pour réengager son allié de la guerre froide, la Turquie, et ressusciter leur alliance moribonde afin de servir les intérêts géostratégiques des États-Unis dans un environnement régional en mutation rapide. Cette démarche découle de la prise de conscience qu’en dépit de la diabolisation du président Recep Erdogan pour son inconstance, le potentiel de la Turquie en tant qu' »État pivot » reste une réalité géopolitique.
Par
Le week-end dernier, quelques dizaines d’anciens membres du cabinet, d’officiers supérieurs, d’universitaires et d’analystes de groupes de réflexion se sont réunis pour évaluer la situation militaire mondiale.