Un amiral russe :
Une claque de temps en temps ça remet les idées en place…


Chaque fois que les États-Unis testent les frontières russes, ils doivent être affrontés avec détermination


Par Vladimir Komoyedov – Le 10 septembre 2016 – Source Russia Insider

L’auteur est président du Comité de Défense de la Douma d’État [le parlement russe] et ancien commandant de la Flotte de la mer Noire.

Après une nouvelle déclaration du Pentagone sur les «manœuvres dangereuses et non professionnelles» d’un navire ou d’un aéronef d’un pays tiers à proximité des marins et des pilotes américains, qui «pacifiquement» violent les frontières russes, chinoises ou iraniennes, mes amis sont généralement indignés. C’est ce qui est arrivé récemment, lorsque l’avion de surveillance de la marine américain P-8A Poseidon a approché deux fois la frontière russe en mer Noire et a été intercepté par des chasseurs Sukhoi Su-27.

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Piqûre de rappel : un peu d’histoire…


«Aujourd’hui, nous devrions être prêts pour tout, et la guerre n’est pas le principal problème dans ce cas» – Andrei Fursov


2016-09-11_13h40_46Le 9 septembre 2016 – Source katehon

Andrei Fursov est l’un des plus célèbres intellectuels russes, un maître avec une compréhension révolutionnaire des nouveaux événements puisée dans l’examen des idées traditionnelles. Il est historien et publiciste. Il évoque dans cette interview les dangers de la «vision du monde» actuelle, la difficile situation politique autour de la Russie, la nécessité d’une purge des élites et le retour révolutionnaire aux valeurs traditionnelles.

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Un tournant en Syrie ?

Residents gather at the site of a bomb attack in Syria's northeastern city of Qamishli on July 27, 2016


Sputnik_logoLe 10 septembre 2016 – Source sputniknews

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’État américain John Kerry sont parvenus à un accord décisif sur la Syrie après des entretiens marathon. C’est la première fois que la communauté internationale est si proche de résoudre le conflit, mais la mise en œuvre de l’accord sera un défi encore plus grand en raison du grand nombre de parties prenantes.


Lors d’une conférence de presse le 9 septembre, Lavrov a décrit l’accord comme un paquet «important, pratique et concret», comprenant cinq documents qui ne seront pas rendus publics car ils contiennent des «informations assez sensibles et sérieuses». Pour sa part, Kerry a fait référence au plan comme «approche plus prescriptive et de plus grande envergure que ce que nous avons été en mesure de mettre en place à ce jour».

Voici ce dont la Russie et les États-Unis sont convenus.

La première étape consiste à fixer un cessez-le-feu national que personne, y compris les forces de Damas et les groupes d’opposition armés, n’est autorisé à violer. Cela implique l’abstention du gouvernement syrien de mener des frappes aériennes dans des zones où l’opposition, dite modérée, est située. Ces régions ont été décrites «très spécifiquement», a déclaré Kerry. La cessation des hostilités commencera par une période de 48 heures après le coucher du soleil le 12 septembre et sera reconduite pendant 48 heures si elle tient.

«Cela exige l’arrêt de toutes les attaques, y compris les bombardements aériens et toute tentative d’acquérir des territoires supplémentaires au détriment des parties en conflit. Elle exige un accès humanitaire sans entrave et soutenu à tous les assiégés même les plus difficiles à atteindre, y compris d’Alep», explique Kerry.

Destroyed buildings of the Syrian Air Force school in Aleppo, Syria

Bâtiments détruits de l’école de la Force aérienne syrienne à Alep, en Syrie © SPUTNIK / MIKHAIL Alaeddin

Si toutes les parties prenantes adhèrent au cessez-le pendant au moins sept jours, la Russie et les États-Unis vont passer à la deuxième étape.

Celle-ci consiste à créer un centre de mise en œuvre conjoint pour, selon Kerry, «travailler ensemble au développement des frappes militaires» contre al-Nusra, la branche d’al-Qaïda en Syrie qui a récemment affirmé avoir rompu les liens avec l’organisation terroriste, et Daesh, le groupe brutal qui contrôle encore de vastes zones en Irak et en Syrie.

«Je tiens à souligner que ces mesures ne peuvent être mises en œuvre efficacement que si toutes les parties respectent leurs obligations», a observé le chef de la diplomatie américaine, ajoutant que l’accord n’est pas «basé sur la confiance», mais plutôt «sur un moyen de fournir la surveillance et le respect de l’intérêt mutuel et d’autres choses».

Ceci a également été une source de préoccupation majeure pour Moscou. Lavrov a averti que «personne ne peut donner cent pour cent de garanties» que l’accord apportera la paix en Syrie car de nombreuses parties prenantes, avec des agendas contradictoires, sont «impliquées dans ce casse-tête».

M. Lavrov a mentionné la «séparation physique» des terroristes d’opposition modérée sur le terrain comme «la priorité».

Le diplomate russe a déclaré que le gouvernement syrien était d’accord avec le plan et prêt à remplir ses obligations. Pour sa part, Kerry a déclaré que l’opposition «a indiqué qu’elle est prête» à répondre aux «normes que nous avons établies» à condition que Damas prouve son sérieux au sujet de l’accord et que le cessez-le-feu tienne.

Gazeta.ru observe que l’accord «pourrait modifier considérablement le conflit syrien», car il est possible que la Russie et les États-Unis «présentent un front uni contre les terroristes». Le Dr Theodore Karasik, conseiller principal chez Gulf State Analytics, a averti que l’accord pourrait subir le même sort que  le premier cessez-le feu qui était entré en vigueur en février.

«La situation sur le terrain est en constante évolution. Elle ressemble à une tour de Babel où l’on ne peut parvenir à un accord avec quiconque. Cela signifie que toute entente à long terme pourrait être condamnée», a-t-il déclaré au journal.

Voilà pourquoi autant Lavrov que Kerry ont demandé à plusieurs reprises à toutes les personnes concernées d’adhérer au plan. Si elles le font, l’affaire pourrait «réduire la violence, soulager la douleur, et permettre la reprise du mouvement vers une paix négociée et une transition politique en Syrie, comme l’a dit Kerry. Nous croyons que le plan tel qu’il est présenté – s’il est appliqué, et suivi – peut être un tournant, un moment de changement», a-t-il ajouté.

Sputniknews

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Russie, Syrie, Turquie : un accord pour agir en Syrie


Par Valentin Vasilescu – Le 1er septembre 2016 – Source Katehon


Si la Russie le voulait, elle pourrait déployer trois divisions blindées en Syrie dans les 72 heures et ainsi résoudre définitivement le problème des rebelles islamistes. Les États-Unis pourraient faire la même chose, dans leur poursuite de l’éviction de Bachar al-Assad du pouvoir.

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Requiem pour la déontologie journalistique…


Trump et Poutine ne sont plus des êtres humains, la vérité n’est pas faite pour eux.

Quelque chose de dangereux se passe dans le monde médiatique étatsunien.


Éditorial du magazine National Interest – Le 31 août 2016.

Chérie, c’est l’heure d’une autre dose de « vérité »

Jim Rutenberg, un éditorialiste du New York Times, a récemment fait valoir que les journalistes n’ont pas d’autre choix que d’abandonner les normes journalistiques « normales », dans leur couverture du candidat présidentiel républicain Donald Trump, parce que « M. Trump mène sa campagne d’une façon encore jamais vue ». Il est difficile d’envisager déclaration plus alarmante.

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L’Axe de la Résistance doit mieux faire connaître son point de vue


Par Sharmine Narwani – Le 4 septembre 2016 – Source Alwaght

L’Axe de la Résistance est un excellent exemple d’efficacité dans la région : il a pris de bonnes mesures militaires, politiques, économiques pour diminuer les inégalités. Mais l’Axe n’accorde pas assez d’importance à la propagande. Par propagande, je ne veux pas dire mentir, non, je veux dire qu’il faut que les gouvernements de l’Axe de la Résistance présentent leur version des faits avec intelligence. Il est temps qu’ils reconnaissent qu’ils ont perdu la guerre des narratives, explique Sharmine Narwani.

Mme Narwani est une auteure qui était auparavant chercheuse sur l’Asie de l’Ouest (le Moyen-Orient) au Collège Saint Anthony de l’Université d’Oxford. Elle a un master en journalisme et un autre en études d’Asie de l’Ouest de l’École des affaires publiques et internationales de l’Université de Columbia à New York. Narwani vit actuellement à Londres. Son article Comment les narratives ont tué le peuple syrien a été publié pour la première fois par RT (Russia Today) et a été traduit en sept langues. Nous l’avons interviewée. Continuer la lecture

Les meilleures perles des « charlatans de la révolution syrienne »

Résultats de recherche d'imagesPar Bruno Guigue – Septembre 2016 – Source Afrique-Asie

Fiction forgée de toutes pièces, la « révolution syrienne » devait fournir un alibi démocratique au « regime change » planifié de longue date par l’administration étasunienne. Comme l’écrit Hillary Clinton dans son fameux email, « la meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar al-Assad ».

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Brésil : les crapules de la république bananière vont gagner leur olympiade

Brazil's Banana Scoundrels Will Now Win Their Olympics

DEHORS TEMER !

«... Avec tout ce pétrole du gisement pré-sel sur le point d'aller à Chevron ! Comment ne pas aimer le parfum du changement de régime au lever du soleil ? Certainement un relent de victoire. Sans même avoir besoin d'envoyer les Marines...» Pepe Escobar
Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – le 27 août 2016 – Source Strategic-Culture

Les Jeux olympiques de Rio sont terminés – Bolt, Phelps, Neymar, la piscine verte, le truand américain Lochte et tout ça – mais le public mondial a été épargné par un dernier acte honteux.

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Tendances


James Howard Kunstler

James Howard Kunstler

Par James Howard Kunstler– Le 29 août 2016 – Source kunstler.com

Est-ce que le destin va permettre que l’élection d’Hillary Clinton soit l’acte suprême et peut-être terminal de notre société où-tout-va-mais-où-rien-ne-compte ? Pourtant, même avec la chance fabuleuse de courir contre un lourdaud politique consommé, elle doit se démener pour prendre le dessus, et elle va peut être atterrir à la Maison Blanche avec le plus faible taux de participation de l’histoire moderne. Mais sa récompense pour le bureau ovale ne serait peut être que d’esquiver les mises en accusation pendant quatre ans, alors que la nation se désagrège autour d’elle. C’est la façon dont le monde se terminerait : pas avec un bang ou un gémissement, mais dans un ricanement.

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