Mode d’emploi… Ou le mythe du soulèvement populaire spontané
Le 10 octobre 2016 – Source youtube
La Guerre ne se produira pas tant que les marchés boursiers sont béats. Si l’Occident voulait vraiment en découdre avec la Russie, il mettrait d’abord son argent à l’abri.
Par Alexander Razuvaev – Le 12 octobre 2016 – Source Russia Insider
La confrontation politique et militaire entre la Russie, les États-Unis, et l’Occident en général, est de plus en plus forte. Personne ne semble faire de concessions. Les États-Unis veulent affirmer un leadership remis en question, alors que la Russie se bat pour son avenir sur la scène mondiale, quelque chose de non prévu dans le scénario américain. Il y a même des craintes de conflit par procuration entre les deux grandes puissances, comme c’est arrivé deux fois, en Corée et au Vietnam. Certains sont particulièrement enclins à attiser la peur, parlant même de guerre tous azimuts.
En fait, il est peu probable qu’il existe des raisons sérieuses de préoccupation. L’Armageddon attendra. Les marchés boursiers ont toujours su lire dans le marc de café. Il y a cent ans, avant l’effondrement de l’Empire russe, les actions des sociétés russes ont été réduites à néant – des courtiers en valeurs mobilières ont restauré des boutiques dans le centre de Moscou après la Révolution, mais le KGB les a immédiatement remarqués et ils ont mal fini.
À l’heure actuelle, il n’y a pas d’effondrement des marchés boursiers, ni en Russie, ni ailleurs dans le monde. Si l’Occident voulait s’engager profondément dans un conflit avec la Russie, il faudrait d’abord sauver les fonds. Par exemple, BP vendrait ses 20% de participation dans Rosneft, et les fondations étrangères retireraient leurs fonds de la Sberbank, l’amenant à la faillite. La vente aurait une incidence à la fois sur la dette extérieure et intérieure, en affaiblissant le rouble russe. Actuellement, rien de spécial n’est observé sur le marché.
Bien sûr, de nouvelles sanctions sont possibles, bien que la Russie et l’Occident semblent avoir fait tout ce qu’ils pouvaient, sans pertes sérieuses. La position de la Russie dans l’économie mondiale est relativement faible, mais une interruption de ses exportations de pétrole, de gaz ou de titane serait douloureuse pour l’Occident. Voilà pourquoi seules des étapes symboliques devraient être attendues des deux côtés, résultant probablement en une zone de libre-échange entre l’Union eurasienne et l’OCS [Organisation de coopération de Shanghai].
En conclusion, «le marché est souriant». En raison du conflit Russie / Ouest, le rouble est vendu avec une décote militaro-politique, ce qui est très rentable pour le budget de la Russie, en période de déflation.
Alexander Razuvaev
Article Original paru sur Na Linii, traduit par Julia Rakhmetova
Traduit et édité par jj, relu par Cat pour la Saker Francophone

Par Andrew Korybko – Le 7 octobre 2016 – Source Oriental Review
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La situation en Syrie est en train de virer dangereusement hors de contrôle, avec les menaces de frappes des États-Unis contre l’armée arabe syrienne, alors que la Russie a suggéré qu’elle abattrait toute menace envers ses militaires. Les médias alternatifs sont en feu, avec des spéculations sur le début de la troisième guerre mondiale et un net sentiment de malaise s’est soudainement répandu à travers le monde. Tous les observateurs objectifs se rendent compte que la Russie et les États-Unis ont considérablement fait monter les enjeux en Syrie, avec de chaque côté une escalade de leur rhétorique diplomatique et des gesticulations militaires, au point où il apparaît en effet que le monde est au bord d’une guerre totale entre les deux plus fortes puissances nucléaires. Le problème avec cette analyse convaincante, cependant, c’est qu’elle ne tient pas compte du fait que l’un des deux côtés bluffe, et qu’elle ne fait pas de distinction entre l’illusion et l’intention.

Par Dmitry Orlov – Le 11 octobre 2016 – Source Club Orlov

Depuis la semaine dernière, je reçois des flux réguliers de courriels exigeant de savoir si une guerre nucléaire totale est sur le point d’éclater entre les États-Unis et la Russie. Je regarde la situation se développer plus ou moins attentivement, et j’ai offert mon avis, brièvement, un par un, au grand soulagement de quelques personnes. Je vais maintenant essayer de répandre la joie plus largement. En bref, d’une part, un anéantissement nucléaire tous azimuts reste très peu probable, à moins d’un accident. Mais, d’autre part, un tel accident n’est pas impossible, parce que quand on en vient à la politique étrangère américaine, Oups ! semble être le terme opérationnel.
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Par Rick Sterling – Le 6 octobre 2016 – Source Strategic Culture

Il y a une attitude hypocrite dans la politique étrangère occidentale et en particulier celle des États-Unis. En ce qui concerne Israël, les États-Unis sont prompt à déclamer qu’«Israël a le droit de se défendre». Pour la Syrie, ce même droit ne semble pas exister.
Un rappel des causes de la situation syrienne et de la vague d’immigrants vers l’Union Européenne.
Par F. William Engdahl – Le 10 octobre 2016 – Source New Eastern Outlook

Un des phénomènes les plus bizarres, dans la situation très bizarre de ces dernières années, est le refus des politiciens de premier plan de l’Union européenne de discuter ouvertement de la réalité derrière la perturbation sociale catastrophique causée par l’afflux en Europe de plus d’un million de réfugiés de guerre, en provenance de Syrie et d’autres pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ravagés par la guerre. Le débat européen sur les réfugiés, à cause de ce silence, ou du refus de parler des causes réelles et des remèdes possibles, conduit à des déclarations complètement absurdes de la part d’anciens combattants politiques qui devraient beaucoup mieux s’y prendre.


Par Israel Shamir – Le 9 octobre 2016 – Source unzreview
Si le plus grand jeu de poker de tous les temps se termine par un grand chelem nucléaire, et que les survivants examinent les causes de WWIII, ils vont mourir de rire. La Troisième Guerre mondiale avait pour but de sauver al-Qaïda. Oui, mes chers lecteurs ! Oncle Sam a envahi l’Afghanistan pour punir al-Qaïda, et maintenant il a commencé la Troisième Guerre mondiale pour sauver al-Qaïda. Voilà positivement une grande relation passionnée et ambivalente d’amour / haine entre le gentleman américain et la jeune fille arabe, du 9/11 jusqu’à Alep.
Où l’on apprend que non seulement les bombardements US en Syrie ne frappent pas les terroristes d’ISIS mais qu’ils les protègent
Par Mike Whitney – Le 7 octobre 2016 – Source counterpunch
«Mercredi dernier, lors d’une réunion du Comité des délégués à la Maison Blanche, les fonctionnaires du Département d’État, la CIA et les chefs d’état-major ont discuté de frappes militaires limitées contre le régime Syrien… Une façon de contourner l’objection permanente de la Maison Blanche aux frappes contre le régime de Assad sans une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies serait de réaliser les frappes secrètement, sans reconnaissance publique». Washington Post

Par Simon Wood – Le 5 octobre 2016 – Source Off Guardian
À propos des Casques blancs, voici quelques faits que vous devez connaître. Partagez-les avec votre famille et vos amis qui croient encore en les médias commerciaux occidentaux. Continuer la lecture

Moon of Alabama
Le 8 octobre 2016 – Source Moon of Alabama
Le 28 septembre la mission française à l’ONU a affirmé que deux hôpitaux d’Alep-est avaient été bombardés. Elle a montré dans un tweet une photo de bâtiments détruits à Gaza. Plus tard, les Français ont supprimé ce tweet.
Ce n’est pas la première fois que des officiels «occidentaux» se rendent coupables d’allégations mensongères et de falsifications volontaires de la vérité, mais en général, ils évitent les mensonges trop voyants. Continuer la lecture