Par James Altucher − 17 août 2020 − Source New York Post
J’adore New York. Quand je suis arrivé à New York, ce fut un rêve en train de devenir réalité. Chaque coin de rue était comme une production théâtrale qui se déroulait juste devant moi. Tant de personnalité, tant d’histoires.
On trouvait toutes les sous-cultures que j’aimais à New York.
Je pouvais jouer aux échecs jour et nuit. Je pouvais aller voir des cafés spectacle. Je pouvais lancer n’importe quel type d’entreprise. Je pouvais rencontrer des gens. J’avais de la famille, des amis, des opportunités. Peu importe ce qui m’arrivait, NY était un trampoline dans lequel je pouvais tomber et rebondir.
Maintenant, la ville est devenue complètement morte. « Mais NY rebondit toujours. » Non. Pas cette fois. « Mais NY est le centre de la finance. Les opportunités vont s’y épanouir à nouveau. » Pas cette fois-ci. « NY a connu pire. » Non, ce n’est pas le cas.
Dans des articles récents pour Goldmoney, j’ai souligné la vulnérabilité du dollar à un effondrement définitif de son pouvoir d’achat. Cet article se concentre sur les facteurs qui détermineront l’avenir de la livre sterling.
La reprise économique soutenue par elle-même est un fantasme qui s’est évaporé.
La Réserve fédérale américaine – la Fed – est le grand catalyseur. C’est le moteur qui pousse l’Amérique à la recherche de la primauté. La capacité, apparemment illimitée, de la Fed d’imprimer de l’argent ; son soutien à toutes les dépenses du gouvernement américain, suppriment simplement toute limite significative aux actions américaines. Cela crée l’illusion convaincante qu’il n’y a aucune conséquence aux actions du gouvernement américain. Les États-Unis estiment avec suffisance qu’ils gagnent la guerre commerciale. Ils peuvent sanctionner le monde à volonté, pour l’usage fait du dollar américain.
Le virus Covid-19 lui-même n’a pas envoyé les États-Unis dans le fossé, mais il a révélé la faiblesse et la pourriture de la locomotive du pays, et maintenant nous, tous les passagers de ce train déglingué, devons décider de rester impuissants à l’intérieur de l’épave fumante, nous disputant pour savoir qui blâmer, ou commencer une longue et incertaine marche à pieds vers un lieu d’arrangements nouveaux.
Alors que la farce clownesque du Russiagate retourne à l’égout dont elle est issue, un récit encore plus destructeur s’est métastasé à la suite de la réponse incompétente du gouvernement américain à la Covid-19.

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