L’économie américaine est en baisse de 50% … Où sont les programmes d’emploi dont elle a besoin ?
Par Moon of Alabama − Le 3 juin 2020
Les États-Unis ont une économie basée sur les services [hors de prix, NdT].
Environ 70% de son produit intérieur brut est généré par la consommation individuelle. Les mesures d’urgence prises pour ralentir la pandémie de Covid-19 ont réduit la consommation de façon considérable. Le modèle GDPNow de la Federal Reserve Bank d’Atlanta montre la crise :
La financiarisation n’a jamais été durable, pas plus que la globalisation destructrice qu’elle a engendrée.
Cet article affirme que l’impression d’argent à l’infini devrait détruire les monnaies fiduciaires beaucoup plus rapidement qu’on ne le pense généralement. Cet acte final de destruction monétaire fait suite à une perte de 98% du pouvoir d’achat du dollar depuis 
Aussi effrayant que cela soit pour certains, même à ce stade du jeu, le système financier actuel se trouve en équilibre instable au bord d’une crise au-delà de tout ce qui a été enregistré dans l’histoire de l’humanité. Normalement, un tel effondrement systémique engendrerait une panique et des turbulences telles que les masses de sujets complaisants seraient incitées à agir pour la défense de leurs familles et de leurs nations, mais dans les circonstances actuelles, la pandémie du coronavirus a fait en sorte qu’aucun mouvement de masse ou combat politique ne puisse prendre forme.


Certains se sont demandé comment le président Poutine pourrait coopérer avec le président Trump pour que l’OPEP + fasse monter les prix du pétrole – alors que ces prix plus élevés ne contribueraient qu’à soutenir la production de pétrole américaine. En fait, le président Poutine était invité à subventionner l’économie américaine – au détriment de ses propres ventes de pétrole et de gaz [et malgré les sanctions, NdT] – car la production de schiste américain n’est tout simplement pas rentable à ces prix. En d’autres termes, la Russie semblait se tirer une balle dans le pied.
Peu importent mes efforts pour creuser la tombe politique de la chancelière allemande Angela Merkel, elle s’avère plus apte à rester en vie qu’un cafard dans un tas de bois. Et le récent combat entre les membres de l’Union européenne au sujet des «Coronabonds» [Obligations européennes mutualisant les dettes des membres de l’UE] lui a encore donné une occasion pour échapper à son élimination politique.