La mondialisation et la financiarisation sont mortes, avec ce qui en dépendait.
Par Charles Hugh Smith − Le 14 mai 2020 − Source Two Minds Site
La financiarisation n’a jamais été durable, pas plus que la globalisation destructrice qu’elle a engendrée.
Toutes les analogies tirées d’histoires heureuses, avec les pandémies passées décrites comme de simples nids de poule sur la route, sont à côté de la plaque. Une affirmation populaire est que la pandémie de grippe de 1918-1919 a tué des millions de gens, mais pas de souci, les Roaring 20′ [Années folles] ont commencé l’année suivante. C’était en avant et encore plus haut, garçon, après avoir jeté les masques.
Cet article affirme que l’impression d’argent à l’infini devrait détruire les monnaies fiduciaires beaucoup plus rapidement qu’on ne le pense généralement. Cet acte final de destruction monétaire fait suite à une perte de 98% du pouvoir d’achat du dollar depuis 
Aussi effrayant que cela soit pour certains, même à ce stade du jeu, le système financier actuel se trouve en équilibre instable au bord d’une crise au-delà de tout ce qui a été enregistré dans l’histoire de l’humanité. Normalement, un tel effondrement systémique engendrerait une panique et des turbulences telles que les masses de sujets complaisants seraient incitées à agir pour la défense de leurs familles et de leurs nations, mais dans les circonstances actuelles, la pandémie du coronavirus a fait en sorte qu’aucun mouvement de masse ou combat politique ne puisse prendre forme.
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Certains se sont demandé comment le président Poutine pourrait coopérer avec le président Trump pour que l’OPEP + fasse monter les prix du pétrole – alors que ces prix plus élevés ne contribueraient qu’à soutenir la production de pétrole américaine. En fait, le président Poutine était invité à subventionner l’économie américaine – au détriment de ses propres ventes de pétrole et de gaz [et malgré les sanctions, NdT] – car la production de schiste américain n’est tout simplement pas rentable à ces prix. En d’autres termes, la Russie semblait se tirer une balle dans le pied.
Peu importent mes efforts pour creuser la tombe politique de la chancelière allemande Angela Merkel, elle s’avère plus apte à rester en vie qu’un cafard dans un tas de bois. Et le récent combat entre les membres de l’Union européenne au sujet des «Coronabonds» [Obligations européennes mutualisant les dettes des membres de l’UE] lui a encore donné une occasion pour échapper à son élimination politique.
