Voici comment le statut régional de l’Iran est en train de changer


Le paiement par les États-Unis de 400 millions de dollars à l’Iran est un signe que sa longue période d’isolement touche à sa fin.

Par Adam Garrie – Le 5 août 2016 – Source The Duran

Les révélations sur le transfert de 400 millions de dollars du gouvernement Obama à l’Iran, payés en liquide, en ont fait tiqué plus d’un à travers le monde. Cela a confirmé le rapprochement entre deux nations dont les relations ont, pendant des décennies, été au plus bas. Bien que ce rapprochement ne soit pas d’aussi grande envergure et aussi ambitieux que celui de Nixon avec la Chine maoïste, il est curieux de voir que le rôle de l’Iran dans la région et dans le monde a changé si rapidement, si récemment.

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Zzzz..Rrrrron..Zzzz
Mais réveillez-vous, bordel !


Par James Howard Kunstler – Le 8 août 2016 – Source kunstker

Aujourd’hui, nous passons du pantomime sordide de l’élection 2016, aux mystères déplorables de la finance et de l’économie tapis derrière nos politiques malades.

La plupart des commentaires dans les médias traditionnels des masses besogneuses sont basés sur la notion erronée que la disponibilité actuelle des choses continuera certainement, et donc tout ce que nous avons à faire est de gérer la dynamique familière du système économique en place. Par exemple, le Grand Vizir Paul Krugman, dans le New York Times d’aujourd’hui, faisant le trottoir pour les États-Unis, demande d’émettre toujours plus de dette afin de réparer les infrastructures du pays. Est-ce-que ça a l’air d’être une bonne idée ? Emprunter des tonnes d’argent supplémentaires pour enclencher la marche arrière qui nous ramènera la croissance économique − pour un peu on y verrait même du brillant Trump.

Voici le pot au rose : l ‘ « économie de croissance » dont ils parlent est morte. Vous pouvez l’enterrer. La fantaisie techno-industrielle tire sa révérence. Nous nous dirigeons vers une contraction à long terme de l’activité, de la productivité et de la population. La question principale est d’imaginer l’ampleur du désordre qui accompagnera la nécessité du voyage vers un nouvel arrangement des choses.

L’envie de garder tous nos rackets en cours est compréhensible. Ils ont fourni beaucoup de confort, de commodité et de luxe. Mais nous ne sommes plus dans le monde d’Alexander Hamilton, à l’époque de la corne d’abondance américaine, où il suffisait juste d’emprunter un peu sur l’avenir, pour profiter des richesses gargantuesques d’une immense jungle. Nous y sommes passés et l’avons fait, et notre souhait techno-narcissique actuel de remplacer toute cette abondance matérielle disparue par une économie de réalité virtuelle style Pokemon Go, nous conduira sans aucun doute à une désillusion civilisationnelle.

Tirer des traites sur l’avenir ne fonctionne que lorsque vous avez une perspective réelle de remboursement. Les institutions qui régissent les emprunts prétendent depuis toujours que nos dettes peuvent être remboursées. L’origine de la fausseté de cette affirmation peut facilement être retrouvée. Elle remonte à la révocation, en 2009, de la règle 157 du  FASB − le Financial Accounting Standards Board − qui a déclaré que les banques n’étaient plus obligées de comptabiliser leurs prêts à la valeur de marché, mais pourraient les maquiller selon leurs besoins. En d’autres termes, le FASB a décidé que les normes étaient facultatives. Mais il s’agit seulement d’un rouage dans la grande roue de la fraude qui a tourné impitoyablement, saison après saison, depuis l’automne 2008.

Nous faisons face à la discontinuité, à la fin de vieilles dynamiques usées et nous sommes au début d’une nouvelle dynamique. La déflation monétaire est en cours depuis des années, parce que ce qui se passe quand les dettes ne peuvent pas être remboursées, c’est que l’argent disparaît. Maintenant, nous allons affronter les autres dimensions de la déflation : la contraction de l’industrie manufacturière, du commerce, des salaires, et de tous les marqueurs familiers de l’expansion à l’ère techno-industrielle du déclin. Les nombreuses esquives et les stratagèmes tentés par les banquiers centraux suprêmes, pour s’accommoder de la contraction, ne font que produire toujours plus de distorsions sur les marchés, les devises, et la distribution d’un capital évanescent, ce qui conduit à une grande bataille pour l’appropriation des résidus de l’histoire, à savoir la montée du radicalisme politique dans le monde entier, y compris le djihadisme islamiste, et la réponse occidentale avec Trump, Le Pen, et l’extrême-droite germanique naissante. Ces manifestations actuelles peuvent être des versions adoucies de ce qui va venir.

Aucune puissance ne peut venir à bout de la réalité de notre situation. Nous devons sauver ce que nous pouvons et devenir plus humbles, avoir une présence plus modeste, ou bien la planète elle-même va se débarrasser de nous. Il y a des frottements contre la religion actuelle du progrès, qui a remplacé les autres anciennes pratiques cultuelles. Le choix est maintenant entre mi-temps ou fin de partie, et le débat sur ces sujets est absent de l’arène politique.

Les distorsions, évoquées plus haut, sur les marchés, les monnaies, et le capital sont prises dans un tourbillon centrifuge toujours plus vaste, ce qui coïncide, comme par hasard, avec l’élection la plus particulière des temps modernes. L’incohérence et la tromperie des deux côtés est bien au-delà des normes américaines intrépides de connerie politique. Nous n’avons littéralement aucune idée de ce que nous faisons dans ce pays, ou de ce que nous sommes en train de souhaiter. Les structures financières de la vie quotidienne semblent plus fragiles que jamais.

Les forces de la gravitation gagnent toujours.

James Howard Kunstler

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Le bombardement d’Hiroshima : un miroir lointain ?


Par Ugo Bardi – Le 6 août 2016 – Source Cassandra Legacy

Le 71e anniversaire du bombardement nucléaire d’Hiroshima est l’occasion d’une réflexion sur ce qui se passe dans le monde aujourd’hui.

Il doit y avoir une raison pour laquelle Hiroshima et Nagasaki ont été détruites par des bombes nucléaires en 1945, tout comme il doit y avoir une raison pour laquelle, aujourd’hui, nous voyons à nouveau le monde au bord de la guerre. Quelle est cette raison ?

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Ce qui nous attend…


Une guerre froide au service d’une guerre géo-économique


Résultats de recherche d'images pour « jérôme bosch enfer »


Par Alberto Rabilotta et Michel Agnaïeff – Le 12 août 2016

Aujourd’hui, un quart de siècle pourtant depuis la dissolution de l’Union soviétique, la guerre froide ressurgit et représente une menace croissante pour la paix mondiale. La tentative en cours de se servir de l’expansion de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) pour compléter l’encerclement militaire de la Russie et le pivotement des États-Unis vers la région Asie-Pacifique pour y préserver leur statut de maître du jeu, notamment en mer de Chine, sont perçus comme les sources immédiates de cette résurgence d’une guerre froide qu’on pensait disparue à jamais.

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Ce qui nous attend…


Une guerre froide au service d’une guerre géo-économique


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Par Alberto Rabilotta et Michel Agnaïeff – Le 12 août 2016

Aujourd’hui, un quart de siècle pourtant depuis la dissolution de l’Union soviétique, la guerre froide ressurgit et représente une menace croissante pour la paix mondiale. La tentative en cours de se servir de l’expansion de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) pour compléter l’encerclement militaire de la Russie et le pivotement des États-Unis vers la région Asie-Pacifique pour y préserver leur statut de maître du jeu, notamment en mer de Chine, sont perçus comme les sources immédiates de cette résurgence d’une guerre froide qu’on pensait disparue à jamais.

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Téhéran-Washington :
de la défensive à l’offensive

Tehran Versus Washington: From Defensive to Offensive


Katasonov

Par Valentin Katasonov – Le 7 août 2016 – Source Strategic-Culture

Suite à l’accord nucléaire avec l’Iran, Washington a annoncé qu’elle allait commencer la levée des sanctions économiques contre Téhéran. Les banques iraniennes ont été autorisées à se reconnecter au réseau de communication de SWIFT, qui gère les opérations de paiement internationales, l’interdiction des exportations de pétrole iranien a été levée, et Washington a finalement décidé de dégeler les actifs financiers de l’Iran détenus à l’étranger  les actifs ont été saisis en 2012. Personne ne sait vraiment le volume et la structure de ces actifs. Des responsables iraniens ont estimé le montant total à $130 milliards, tandis que l’Institute of International Finance à Washington l’évalue à $100 milliards.

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Quelques précisions sur les projets de réformes du Code civil français


valerie_bugault

Par Valérie Bugault − le 8 août 2016

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5085908-pere-et-mere-resteront-dans-le-code-civil.jpg
Il ne sera pas question ici d’analyser de façon exhaustive toutes les dispositions des actuels projets de réforme du Code civil ; néanmoins, le sujet étant tellement grave, il nous a semblé indispensable de mettre en perspective historique sociologique et politique certains aspects essentiels de ces réformes.

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Est-ce que les sanctions contre la RPDC sont efficaces ?


Par Konstantin Asmolov – Le 2 août 2016 – Source New Eastern Outlook

À lire les médias occidentaux, on peut avoir l’impression que les sanctions introduites après les tensions dues à l’affaire des missiles nucléaires de 2016 ont significativement frappé l’économie de la République populaire démocratique de Corée. Que la famine, suivie par un Maïdan et un changement de régime frappent déjà à la porte. Est-ce vrai ?

Non. Les effets des sanctions se manifestent environ après un an et demi, mais même maintenant, il est possible de relever quelques développements intéressants. Continuer la lecture

Que signifie « Fore, chéri, fore » en mer de Chine du Sud ?


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 31 juillet 2016 – Source Strategic-Culture

Il y a un trou bleu dans la mer de Chine du Sud. Le Longdong − Trou du Dragon − a une profondeur étonnante de 300,89 mètres, dans les eaux bleues profondes autour de Yongle, un récif de corail majeur dans les îles Paracels (ou Xisha, dans leur dénomination chinoise).

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