Par The Saker – Le 15 décembre 2022 – Source The Saker’s Blog
Chers amis
Je suis né en Suisse, sans doute le cœur de l’Europe, et en tant qu’Européen de naissance, sinon de culture, je pense que je dois aborder la question de la responsabilité de l’Européen ordinaire dans ce qui se passe en Ukraine et en Serbie.
Je ne crois pas à la culpabilité collective, donc la réponse courte est « non ».
Mais je crois aux conséquences et je crois en la justice de Dieu (et en son amour, bien sûr !). En d’autres termes, je ne pense pas que l’on puisse commettre de mauvaises actions et s’en tirer à bon compte : tôt ou tard, il faudra payer, surtout si l’on ne se repent pas de ses mauvaises actions.

Macron, le président français, a mené une visite aux États-Unis, où Joe Biden l’a reçu pour la première fois en tant que dirigeant de la Maison-Blanche. La visite du président français était supposée résoudre une montagne de problèmes accumulés dans les relations bilatérales et ailleurs.
La façon dont le monde apparaît dépend du fait que votre regard est fermement fixé sur le moyeu de la roue. Autrement dit, si vous observiez la rotation de la roue autour du moyeu – et sa rotation – vous verriez le monde différemment.
L’Europe a maintenu jusqu’ici une façade globalement optimiste face à l’arrivée des froids de l’hiver, et a indiqué disposer de plus de gaz que nécessaire pour pallier le manque de livraison de la part de la Russie, y compris dans un scénario du « plus froid », mais en arrière plan, la plus grande économie d’Europe se prépare en silence à un scénario du pire intégrant des foules en colère et des faillites bancaires, si les coupures d’énergie empêchent la population d’accéder à l’argent liquide.
Le dix-septième sommet du G20, rassemblant chefs d’États et de gouvernements, s’est tenu à Bali, en Indonésie, les 15 et 16 novembre, et à de nombreux égards, il apparaît comme un événement d’importance. Le jeu politique international se trouve à un point d’inflexion, et la transition ne va épargner aucune des institutions héritées d’un passé en cours de flétrissement irréversible.
Les hauts-dirigeants de l’UE multiplient les appels à l’unité et à la solidarité ces derniers temps. Ces appels sont si fréquents que l’on se demande si cette unité existe dans le continent, sous la forme à laquelle celui-ci s’est habitué à fonctionner ces dernières décennies. Et si l’on intègre ces pensées au principe du caractère cyclique de l’histoire, on voit en sortir un étrange schéma.
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