Par Patrick Lawrence – Le 12 décembre 2024 – Source Scheerpost
Tournant et tournant dans le gyre qui s’élargit
Le faucon ne peut plus entendre le fauconnier ;
Les choses s’effondrent ; le centre ne peut pas tenir ;
L’anarchie est simplement lâchée sur le monde…
Beaucoup d’entre nous sont familiers avec ces lignes de Yeats, dignes d’anthologies et souvent cités, tirées de son recueil The second coming. Comment ne peuvent-ils pas venir à l’esprit en voyant le gouvernement français d’Emmanuel Macron, le centriste par excellence, s’enfoncer dans un orgueil démesuré ?
Tout le monde à Paris blâme tout le monde depuis que l’opposition au gouvernement Macron à l’Assemblée nationale a forcé le Premier ministre Michel Barnier à quitter ses fonctions par un vote de défiance la semaine dernière. La vérité est que Barnier est une victime de son propre camp politique ; un “centre” arrogant qui n’est, en fait, le centre de rien du tout. Il est composé d’idéologues néolibéraux qui se tiennent aussi haut que des faucons au-dessus des électeurs, refusent de les entendre et font la guerre pour rester au pouvoir même lorsqu’ils en sont écartés.
On peut à peine y croire. L’Occident a abandonné toute prétention avec sa vache sacrée qu’est la « démocratie« , utilisée depuis des générations comme un instrument de supériorité morale avec lequel intimider le reste du monde.
L’Australie devrait commencer à planifier l’acquisition d’au moins 12 sous-marins de conception française Suffren. Le plan actuel AUKUS pour huit sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire (SSN) a toujours été médiocre, et maintenant les risques s’accumulent.
LONDRES – Il existe une vieille histoire, souvent racontée, à propos d’un article de première page que l’un des grands quotidiens d’ici a publié un jour, alors que des conditions météorologiques difficiles sévissaient dans la région. « Tempête dans la Manche, le continent est coupé du monde », titrait le journal. Personne n’est certain qu’un journal n’ait jamais publié un tel article avec un tel titre. La plupart des gens pensent qu’il s’agit d’un récit apocryphe destiné à suggérer la sensibilité anglocentrique que l’on trouve parfois chez les Anglais.
À l’approche des élections américaines de 2024, la tension monte à travers le pays, alimentant les craintes que la république étasunienne elle-même soit en jeu.
On a commencé à beaucoup utiliser la désignation de « castors » envers les électeurs qui « font barrage aux extrêmes » avec les élections de 2017, et ce à chaque élection depuis lors. En réalité le phénomène est évidemment plus ancien, puisque le second tour de l’élection présidentielle de 2002 était déjà un épisode très marquant du phénomène.